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Panasonic ressuscite le compact expert après 8 ans de silence, et le résultat inquiète Fujifilm et Leica

Huit ans. C’est le temps qu’a mis Panasonic pour donner une suite au LX100 II. Huit ans pendant lesquels le Fujifilm X100VI a cartographié le monde, le Leica D-Lux 8 est devenu la référence premium du compact expert, et une génération entière de photographes de rue s’est demandé si Panasonic avait définitivement abandonné cette catégorie.

La réponse est arrivée le 12 mai dernier, à Osaka, pour les 25 ans de la marque Lumix qui a dévoilé le DC-L10.

Ce que Panasonic a résolu

Le LX100 II avait de vrais défauts que tout le monde connaissait : mise au point automatique poussive, écran fixe non orientable, viseur vieillissant, petite batterie. Le L10 adresse tous ces points directement : nouveau système AF hybride à détection de phase sur 779 points, écran LCD orientable, viseur OLED, et batterie plus généreuse. Ce n’est pas une évolution prudente, mais une remise à plat complète de l’appareil.

Le capteur BSI Four Thirds de 26,5 mégapixels est le même que celui du Lumix GH7, offrant une plage dynamique améliorée, une résolution accrue et une mise au point plus rapide que la génération précédente. Ce recyclage intelligent d’une technologie éprouvée est un choix assumé car Panasonic ne réinvente pas la roue, il met enfin le bon moteur sous le capot d’un format qui le méritait depuis longtemps.

L’objectif reste le Leica DC Vario-Summilux 24-75mm f/1,7-2,8, le même que sur le LX100 II. Une valeur sûre, légèrement variable en ouverture mais clairement lumineuse sur la plage large. L’ouverture maximale se ferme à f/1,8 dès le début du zoom, et atteint f/2,8 à partir de 52mm équivalent, maintenu jusqu’au bout de la focale. Un obturateur à feuilles intégré dans l’optique permet des vitesses jusqu’à 1/2000 s.

Le concept derrière le produit

Panasonic invoque le concept japonais “Mushin” issu du Zen et des arts martiaux. Un état de flux, de clarté absolue où l’esprit n’est fixé sur aucune pensée, aucune émotion, aucun ego. L’idée est que l’appareil est si intuitif qu’il disparaît entre le photographe et le sujet. C’est le même discours que Leica depuis soixante ans, mais Panasonic l’incarne différemment avec un zoom polyvalent plutôt qu’une focale fixe, un écran orientable, et une capacité vidéo sérieuse.

Le L10 peut filmer en 4K jusqu’à 120p, en 5,6K DCI jusqu’à 60p, et en 5,2K open gate 4:3 jusqu’à 60p. La capture en 10 bits log est disponible. Pas de prise casque, pas de HDMI, mais c’est un parti pris qui allège l’ensemble sans trahir les vidéastes occasionnels.

Prix et disponibilité

Le L10 sera disponible en juin 2026 en noir et argent à 1 499 euros. Une édition Titanium Gold avec menus coordonnés, déclencheur fileté, dragonne et bouchon d’objectif assorti sera disponible en juillet à 1 599 euros, vendue exclusivement sur le site de Panasonic. En Europe, les prix n’ont pas encore été communiqués officiellement, mais le positionnement face au Leica D-Lux 8 à 1 350 euros donne une indication.

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