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Une nouvelle étiquette apparaît sur les pompes à essence, voici ce qu’elle signifie

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Une nouvelle étiquette mystérieuse sur les pompes à essence inquiète les automobilistes depuis jeudi. “Contient des additifs métalliques” : ce que ça signifie vraiment pour votre moteur et pourquoi vous n’avez probablement pas à vous inquiéter.

Si vous avez été faire le plein à la pompe depuis le jeudi 27 août dernier, vous avez peut-être remarqué l’apparition d’une nouvelle étiquette d’un nouveau genre. Cette étiquette contient désormais la mention “Contient des additifs métalliques”, obligatoire à côté des pistolets de gazole ou d’essence sans plomb E5 ou E10. Mais qu’est-ce que cela signifie et quel est l’impact sur votre véhicule ?

Jusqu’ici, les distributeurs n’étaient pas obligés de préciser si leur carburant comportait des additifs d’origine métalliques. C’est un arrêté publié au Journal officiel le 26 août qui a mis à jour les règles applicables aux carburants, sur demande du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, du ministre de l’Action et des Comptes publics et de la ministre déléguée chargée de l’Energie.

Lorsqu’un carburant est identifié comme agrémenté d’additifs métalliques, cela signifie qu’il contient du MMT, une molécule dérivée du manganèse. Intégrée dans le carburant, cette molécule permet d’atteindre rapidement et à faible coût un indice d’octane élevé. C’est notamment cet indice qui mesure la capacité d’un carburant à résister à l’auto-allumage prématuré lorsqu’il est comprimé dans le moteur.

Quels risques pour le véhicule ?

S’il représente un gain financier pour le distributeur de carburant, le MMT peut présenter de véritables risques pour l’intégrité du véhicule sur le long terme. Il laisse en effet des dépôts dans la ligne d’échappement du véhicule, ce qui peut, à terme, l’endommager et potentiellement compromettre la garantie constructeur. L’arrêté fixe donc désormais un seuil réglementaire précis, soit moins de 2 mg de MMT par litre de carburant, quel qu’il soit.

Avant de faire son plein, l’automobiliste peut donc vérifier dans le carnet d’entretien de son véhicule si les carburants additivés au manganèse sont tolérés par le constructeur ou non. Globalement, les constructeurs acceptent les carburants contenant du manganèse dans la majorité de leurs véhicules les plus récents, mais il existe quelques exceptions.

Kia est notamment l’un des rares constructeurs à alerter sur les carburants au manganèse. Dans le manuel officiel, le constructeur liste noir sur blanc le MMT comme un additif à risque. “L’utilisation de carburants contenant du manganèse (MMT) et d’autres additifs métalliques peut entraîner des dommages au véhicule et au moteur ou des obstructions, provoquer des ratés du moteur, dégrader l’accélération, faire caler le moteur, faire fondre le pot catalytique, entraîner une corrosion anormale, réduire la durée de vie du véhicule”, avant d’ajouter que “les dommages et problèmes de maniabilité peuvent ne pas être couverts par la garantie du constructeur”.

A priori, pas de crainte à avoir

Heureusement, la réalité s’avère plus rassurante. Ce plafond de 2 mg/litre imposé par l’arrêté n’est pas nouveau et découle d’une directive européenne de 2009 appliquée progressivement. Ce n’est donc pas une nouvelle molécule qui débarque sur le marché, et l’on n’a fort heureusement pas observé de vague de pannes massives depuis lors.

De plus, la logistique pétrolière française encadre déjà très largement le MMT. En effet, un carburant qui en contient ne peut être introduit dans une capacité de stockage partagée qu’avec l’accord de toutes les parties utilisant cette même capacité. Il s’agit ainsi d’un garde-fou industriel permettant de limiter sa présence généralisée.

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