Test

Test – Overwatch

Notre avis
8 / 10

Par Pierre le

Je me suis souvent demandé “c’est quoi un bon jeu vidéo ?”. Un bon jeu est-il un soft qui redéfinit un genre ? Une aventure qui vous raconte une histoire qui prend aux tripes ? Une expérience qui fait avancer le média ? Qui apporte quelque chose de nouveau, de jamais vu ? J’ai finalement trouvé la réponse. Un jeu vidéo, c’est avant-tout une création qui apporte du plaisir, qui vous fait dire, une fois votre PC éteint : “J’ai passé un bon moment !”, sans forcément réunir toutes les conditions citées ci-dessus. Et de ce point de vue, Overwatch est un excellent jeu vidéo.

Fun, Rythme, Gameplay : les maîtres mots d'Overwatch
Fun, Rythme, Gameplay : les maîtres mots d’Overwatch

Première licence originale de Blizzard depuis Starcraft (1998, tout de même), Overwatch est le gros pari de Blizzard en cette année 2016. Créer un nouvel univers, se lancer dans le FPS, se focaliser à fond sur l’eSport… la firme américaine a vu les choses en grand pour son nouveau soft. Et il faut avouer que la chose est réussie, tant Overwatch aborde le jeu vidéo de la manière la plus candide possible : jouer, c’est avant tout se faire plaisir.

Si vous n’avez jamais entendu parler d’Overwatch, expliquons la chose simplement : Le nouveau jeu de Blizzard est un Team Fortress 2 remis au goût du jour. Une arène de six contre six, quatre mode de jeux, douze cartes et surtout 21 personnages différents.

Le chara design est très réussi
Le chara design est très réussi

Voici donc le cœur d’Overwatch, ses personnages. En plus de se montrer attachants, ces derniers disposent chacun d’un gameplay propre qui se montre utile suivant le déroulement d’une partie. D’ailleurs, la grande force du jeu est de quasiment vous obliger à changer de personnage en fonction du déroulement d’une partie et du roster de votre équipe. Chaque équipe doit se montrer homogène, efficace dans ses défenses ou ses attaques pour espérer gagner. En effet, chaque personnage propose des capacités totalement différentes, des manières d’aborder les adversaires qui changent en fonction du terrain et surtout de la situation en cours. Par exemple, il vaut mieux privilégier les personnages défensifs dans une situation où vous devez tenir un siège.

Voilà la vraie force d’Overwatch, proposer plusieurs gameplay différents au cours d’une même partie, qui ne dépasse rarement les dix minutes. Et dix minutes, c’est court. Ainsi Blizzard a fait le choix de la nervosité en nous offrant des parties à 100 à l’heure avec des cartes assez bien conçues pour éviter les temps morts et créer des points de friction.

Protéger le convoi est votre mission première sur certaines maps
Protéger le convoi est votre mission première sur certaines maps

Si les personnages faciles à prendre en main mais difficiles à maîtriser rendent ce gameplay ultra nerveux possible, nous devons également beaucoup aux cartes, dotées d’un design diablement efficace. Chaque carte sert son mode de jeu (Attaque/Défense, Escorte, Contrôle et Attaque/Défense/Escorte) et non l’inverse. Par exemple, le mode Escorte demande d’amener un convoi d’un point A à un point B en restant à ses côtés. Les joueurs sont dans l’obligation de suivre une route toute tracée, néanmoins, chaque tournant est un point d’embuscade, chaque goulet représente un point de friction obligatoire. Chaque petit recoin peut se montrer mortel pour les défenseurs, et salutaires pour les attaquants (ou l’inverse).

Le tout est enrobé par une ambiance optimiste, proche de celle des films Pixar, qui n’est là que pour décor, Blizzard préférant développer ce nouvel univers via des courts-métrages animés ou des BD en ligne.