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Test : Pebble Time

Gadget

Par Rédacteur Invité le

La Pebble Time est une nouvelle montre connectée qui sort un peu du commun. Mais avant tout, il est important de signaler que je n’avais jamais trouvé d’intérêt aux montres connectées. Je n’en ai testé qu’une seule, il y a un bon moment, nommé Omate Trusmart, dont plus personne ne se souvient aujourd’hui (exceptés peut-être ceux qui en ont acheté une). Pour preuve, la marque a étoffé depuis son catalogue avec 4 autres modèles, et personne n’en a (presque) jamais parlé.

Puis, il m’a toujours été difficile de concevoir un objet nécessitant d’être rechargé toutes les 48 heures (voir moins) comme un garde-temps. J’ai donc décidé de mettre tous mes préjugés dans un carton (enfermé dans l’armoire d’un vaisseau balancé dans une lointaine galaxie), afin d’entamer le test de la fameuse Pebble Time avec un regard neuf.

Fameuse, car elle a rencontré un succès fou sur Kickstarter (500 000$ espérés, 20 millions récoltés). La société, maligne et efficace, a également réussi à honorer les commandes dans des délais respectables, une chose rare pour être soulignée, mais doit faire face à une rupture de stock. Un succès que nous allons tenter de comprendre… ou pas.

Non, ce n’est pas un fond d’écran fixe. Il est affiché 5h35

Non, ce n’est pas un fond d’écran fixe. Il est affiché 5h35.

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Technologie embarquée

Difficile pour une montre de jouer à « qui a la plus grosse » configuration. Plus vous ajoutez d’options et de puissances, moins vous aurez d’autonomie. Trouver un juste milieu entre fonctionnalité et énergie est un exercice d’équilibriste pour lequel Pebble a trouvé une parade : un « faux » écran e-ink. En réalité, il s’agit d’un écran LCD couler transflectif (réflectif, soit capable d’utiliser la lumière incidente et transmissif, c’est-à-dire rétroéclairé) autrement dit, un LCD ultra lisible en plein soleil qui consomme moins qu’un moustique anorexique, même la nuit. Le rendu des couleurs rappelle la Game Boy Color.

En revanche, il fait l’impasse sur le tactile. Nous verrons par la suite si c’est une bonne ou mauvaise chose.

L’écran de la Pebble Time est parfaitement lisible au soleil, plus que celui de la Casio, la vraie
L’écran de la Pebble Time est parfaitement lisible au soleil, plus que celui de la Casio, la vraie.

Point d’Android Wear ici, mais un système maison tournant sous un Cortex M4 de 100 MHz. La liaison est assurée par le Bluetooth 4.0, entraînant une faible latence d’environ une seconde, rien de grave en somme.

Notez que la montre affiche une étanchéité 30 m, à ne pas confondre avec 30 ATM. Vous pourrez faire la vaisselle avec, ou transpirer, même prendre une douche. Mais point de bain ni de piscine, même si Pebble met cet atout en avant dans sa présentation. À moins que la marque ne se soit trompée de terme… Notez qu’une étanchéité 10 ATM (100 m) permet la natation sportive et résiste à une immersion totale à plus d’un mètre de profondeur.

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Or, une étanchéité 30m ne permet pas de faire plouf dans une piscine sans risque. Une ambiguïté loin d’être un détail, pour un objet que l’on porterait volontiers dans une piscine justement… Cela dit, la Time a été immergée plusieurs minutes dans environ 1 litre d’eau, et n’a rencontré aucun problème :

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Côté compatibilité, la Time s’accouple parfaitement avec Android et iOS. Les utilisateurs de Windows Phone pouvant aller voir ailleurs pour le moment (en espérant que tout cela change avec Windows 10).

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Design

Comment dessiner une montre connectée ? Commencer par éviter les trucs grossiers dignes des années 90 (même si cette décennie est tendance en 2015). La simplicité est un compagnon de choix, tant au niveau du coût de fabrication, que pour le style. Rappelons qu’une montre est avant tout un accessoire de monde habillant un bras, et qu’il est difficile d’accorder une montre à la fois avec un costume 3 pièces et un jogging.

En haut, la Seiko 5, l’une des montres automatiques les plus abordables du marché
En haut, la Seiko 5, l’une des montres automatiques les plus abordables du marché.

La Time à côté de la classique Casio GD100, ici dans son édition limitée Nigel Sylvester
La Time à côté de la classique Casio GD100, ici dans son édition limitée Nigel Sylvester.

Pebble a presque réussi son coup. Sans être aussi sexy qu’une Moto 360, ou bling-bling qu’une Apple Watch, la Time la joue tout en finesse (seulement 9,5 mm d’épaisseur). Son profil est courbé, et il faut l’avouer, elle se porte plutôt bien.

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Les touches répondent bien, même si la pression paraît un chouya molle
Les touches répondent bien, même si la pression paraît un chouya molle.

L’ensemble est bien plus solide qu’il n’y paraît, et les matériaux de bonne facture ne sont pas désagréables au toucher
L’ensemble est bien plus solide qu’il n’y paraît, et les matériaux de bonne facture ne sont pas désagréables au toucher.

Malheureusement, elle fait très toc/plastique/cheap (rayez la mention inutile), plus proche des montres connectées no name à 39€ chez Gifi. Dommage.

Notez que la version en métal nommée délicatement « Steel » arrive la semaine prochaine. En espérant voir débarquer une version carbone qui irait tellement bien avec le design (oui je sais, on peut rêver).

Point d’écran tactile donc, mais 4 boutons. Celui de gauche permet le retour de navigation et l’éclairage. Côté droit, le bouton central sert à entrer dans le menu et valider les choix, quand ceux du haut et du bas permettent le défilement.

Ce thème d’affichage permet de repérer les fonctions de chaque bouton
Ce thème d’affichage permet de repérer les fonctions de chaque bouton.

Notez que les boutons « Next » et « Prev » peuvent se voir attribuer un raccourcis (vers une application par exemple) activable via une pression longue
Notez que les boutons « Next » et « Prev » peuvent se voir attribuer un raccourcis (vers une application par exemple) activable via une pression longue.

Ces boutons viennent pallier le manque d’écran tactile, et c’est un vrai plus pour deux raisons majeures :

1) C’est un rappel aux montres high-tech classiques, ce qui la rapproche plus d’une montre que ses concurrentes.
2) Cela évite de jouer tout le temps avec et de vider la batterie.

La recharge se fait de façon classique via un câble magnétique propriétaire se branchant en USB. Comptez environ 1h30 pour une charge complète.

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Notons que la finition générale est excellente à défaut d’être flatteuse (comme peuvent l’être les LG Watch R, Apple Watch et autre Moto 360) et les boutons répondent bien et sont réactifs. Mais le plus important est le confort. Cette montre est très agréable à porter, et si le bracelet en caoutchouc vous dérange, rassurez-vous, c’est un modèle standard (22mm à pompe) conçu pour être changé.

Le bracelet de 22mm à pompe se change facilement, de quoi y ajouter quelque chose de plus agréable que celui en caoutchouc livré
Le bracelet de 22mm à pompe se change facilement, de quoi y ajouter quelque chose de plus agréable que celui en caoutchouc livré.

Enfin, et c’est l’un des points principaux, le Gorilla Glass 3 fait son job, et malgré les chocs répétés, les petits coups et autres tracas que l’on inflige à sa montre au quotidien, la Pebble Time n’a pas bronché. De quoi rassurer ceux qui bossent dans des conditions extrêmes, les sportifs, ou plus simplement, les gens maladroits.

Connectée à quoi ?

Le but d’une montre connectée, sa raison d’exister, c’est… d’être connectée. Il y a donc une application pour paramétrer la montre, téléchargeable sur iOS et Android et nommée Pebble Time.

Qui dit montre connectée dit smartphone associé avec géolocalisation et Bluetooth activés
Qui dit montre connectée dit smartphone associé avec géolocalisation et bluetooth activés.

Le menu est simple (bien qu’en anglais) et permet de tout paramétrer, des affichages différents aux applications. Notez que ces affichages ont également droit à des réglages (il faut cliquer sur l’icône en forme d’engrenage lorsque le thème le propose) si les créateurs les ont intégrés (comme la température, la date, etc).

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Les applications fonctionnent de la même façon.

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En haut à gauche se trouve un menu déroulant qui permet d’accéder aux réglages, mais également au magasin (gratuit) d’affichages d’heure et d’applications.

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Comme sur un store classique, certains thèmes ou certaines apps sont mis en avant.
Pour les télécharger, il suffit de cliquer sur « ADD ». Le téléphone charge alors l’élément sur la montre.

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Notez que tous les réglages et téléchargements se font depuis cette application. On ne peut pas les faire depuis la montre.

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À l’Usage

Les Notifications :

Je vais me répéter, mais s’il y a bien une chose qui tue la productivité et nous bouffe notre temps, ce sont les notifications. Celles qui s’affichent sur nos smartphones. On sort alors notre téléphone, on regarde ce que c’est, puis, comme par une sorte d’envoutement, on se retrouve à consulter un tas de choses. À tel point qu’on en a oublié la notification qui nous a fait sortir notre téléphone. Il y a également cette curiosité qui nous ronge. On ne peut pas forcément sortir son téléphone en toute impunité. Parfois, il faut attendre. Cette attente capte notre attention. C’est ce que j’ai apprécié dans la montre connectée. Plus besoin de sortir son téléphone, un coup d’œil et c’est bon. Dans l’absolu, rien ne m’empêche de faire de même avec mon téléphone, mais je ne le fais jamais (et vous non plus je parie).

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La Pebble Time retransmet presque tout. Du SMS lisible de suite, au mail (dont l’objet s’affiche avec si on défile un peu, une partie du contenu), en passant par un rappel de l’agenda, ou le gros titre d’un nouvel article de votre site préféré. Bref, toutes les notifications peuvent s’afficher et on peut toutes les paramétrer… depuis le téléphone. C’est en effet dans le menu Notifications de votre smartphone que vous devrez faire le tri.

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Au risque de m’attirer les foudres, c’est au volant que j’ai trouvé un grand intérêt à porter une montre connectée. On peut, par exemple, avoir son GPS affichant le trajet sur son smartphone fixé au pare-brise, et les alertes de « zone de danger » en notifications sur la montre, notifications visibles en moins de 2s d’une simple et légère rotation du poignet. D’ailleurs, la montre s’avère, de façon générale, extrêmement pratique lorsque l’on est au volant. Je m’explique : lorsqu’on reçoit un appel ou un SMS, on est souvent tenté de le lire, de savoir ce que c’est. S’en suit la prise du téléphone, le déverrouillage, le défilement, la lecture, et pendant ce temps, on a embouti 3 voitures, 4 vélos, une moto, une grand-mère, un lapin, etc. C’est là que la montre prend tout son sens. On s’affranchit de cette curiosité mal placée. En moins d’une seconde, on sait qui est quoi. Qui a envoyé le SMS ou a appelé, et, même pourquoi (enfin en partie). Le plus souvent, ce sont des mails (spams), ou des notifications d’actualité (applications), ou encore les réseaux sociaux que l’on détecte en une fraction de seconde et que l’on zappe donc aisément. Bref, on diminue les risques (même si l’idéal est de se concentrer sur la route, nous sommes d’accord).

Puisque nous somme dans les GPS, sachez que lorsque vous vous dirigez, la montre vibre lorsque vous devez vous orienter, et vous indique vers où. Un classique de la montre connectée qui mérite d’être mentionné.

Des notifications limitées à de l’affichage

Mais tout n’est pas merveilleux au royaume des notifications de la Pebble Time. D’abord les limites de l’utilisation : oubliez les réponses rapides et l’interactivité (impossible d’envoyer une réponse rapide par exemple). La montre vous informe, et c’est déjà pas mal. Ensuite vient l’écran. Petit (par rapport à la taille générale de la montre) il est également peu défini. Cela implique de ne pouvoir afficher beaucoup de détails. Dans la série des remarques, les notifications de mails se contentent de l’expéditeur, de l’objet, et de quelques mots.

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Cette capture a été réalisée après la dernière mise à jour de la montre qui propose 3 tailles de texte différentes. Ici, il s’agit de la plus petite.

Cette capture a été réalisée après la dernière mise à jour de la montre qui propose 3 tailles de texte différentes. Ici, il s’agit de la plus petite.

Pourtant, celles du jeu Lifeline (super jeu texte au passage) s’affichent entièrement, tout comme les SMS (tant qu’ils sont limités à 160 caractères) ou les Tweets. Et impossible de régler ce détail dans les paramètres.

Edit : Pebble a proposé une MAJ. On y découvre désormais 3 tailles de texte différentes. La plus petite (mais parfaitement lisible) permet d’afficher un SMS sans trop scroller, et on a un plus large aperçu du contenu d’un mail. On a également droit à 3 intensités différentes pour le vibreur.

Des applications nombreuses grâce à une grande communauté

Fort de 3 modèles et d’un grand succès, la marque Pebble a vu se constituer une bonne communauté. Résultat, de nombreuses applications plus ou moins utiles, gratuites pour la plupart, autonomes ou nécessitant l’installation d’une application dédiée sur le mobile (compagnon). Parmi le lot, des jeux certes (mais pourris et vidant la batterie) et beaucoup de « lifestyle », ces applications qui agrémentent le quotidien. Par exemple Morpheus, qui mesure les cycles et phases de sommeil, ou encore la possibilité de déporter le cadrage d’une photo sur l’écran de la montre, on peut ainsi cadrer avec son mobile dans des positions étranges. Misfit reste la meilleure appli de suivi d’activité et ne nécessite pas de capteur/bracelet supplémentaire. Et le catalogue s’étoffe de jour en jour !

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Dans le genre, l’application Fitcat méritait d’être évoquée dans ce test. Et pour cause, elle mixe de façon amusante un tracker d’activité et un Tamagoshi, comme un certain Pocket Pickachu (que les jeunes de 20 ans doivent très bien connaître).

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J’ai également bien apprécié la porter en faisant du vélo, pour ces raisons, mais aussi pour le contrôle de la musique (oui j’aime écouter de la musique en vélo en grand délinquant que je suis). La Pebble Time intègre une télécommande qui affiche le titre, et permet les contrôles de base à savoir : le volume, play, stop, << et >>. C’est vraiment pratique, d’autant que ça fonctionne avec toutes les applications musicales. J’ai essayé avec le lecteur iOS, Deezer, Spotify, et l’appli Songpal (pour les écouteurs Bluetooth Sony) et n’ai rencontré aucun souci, excepté un petit bug sur Spotify réglé via un redémarrage de la montre.

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Au passage, la montre embarque une fonction réveil par vibrations très efficace, pour peu qu’on ne s’endorme pas avec une main dans le caleçon/slip/shorty. Quoi que, ça fonctionnera également très bien.

Watchefaces : changer plus souvent de montres que de chemises

Les watchfaces sont des skins d’affichage de l’heure. Il y en a plusieurs milliers. Et vous aurez le choix : de l’ultra minimaliste mono aiguille à l’affichage complet (indiquant la météo, l’autonomie restante, etc), en passant par les affichages codés. Il y en a de nouveaux disponibles tous les jours et ils sont gratuits !

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Je l’avoue, mon grand plaisir (mais également celui de beaucoup de geeks), c’est de charger des affichages binaires ou nécessitant une lecture différente (chacun ses délires après tout).

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C’est certainement l’un des gros plus d’une montre connectée. Mais, car il y a un mais, on est loin des rendus d’une Moto 360 ou d’une Apple Watch. Et pour cause, l’écran est nettement moins défini, et les couleurs bien plus ternes.

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Au fil de mon utilisation, je me suis rendu compte qu’une montre connectée est une chose pratique. Mais pas n’importe laquelle. Les Moto 360 et Apple Watch sont des gadgets. Jolis, mais inutiles, à cause de leur autonomie trop limitée. La Pebble Time tient 4 jours, ou plutôt 3 en utilisant les applications et les notifications à un rythme soutenu. C’est mieux, mais pas encore parfait. Concrètement, une montre connectée doit servir à se passer du smartphone. Dans notre société ultra consommatrice scotchée à l’écran de leurs objets mobiles, ce genre de gadget est un peu le patch du fumeur qui essaie d’arrêter. Petit à petit, on décroche. On ouvre alors les yeux sur des choses plus sympa, on zappe ce qui ne nous intéresse pas, et indirectement, on renoue avec la vie réelle.

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En réalité, une montre connectée doit nous permettre de déconnecter. Elle est là pour assurer le plus important. C’est en cela que j’ai trouvé la Pebble Time intéressante. Résistante, assez endurante, elle fait le job. Pas très belle, pas trop chère (249€ en prix conseillé), elle revient au prix d’une montre Quartz un peu « fashion », ou d’une automatique ultra basique accusant un peu de retard chaque jour.

Reste qu’après presque 5 ans (10 si l’on inclut les premières montres Bluetooth Sony Ericsson), on n’a pas encore d’objet ultra abouti. La Pebble Time réussit le pari de la finesse et de l’endurance, mais on attend des produits plus esthétiques, apportant leurs lots de nouveautés (un bel écran à faible consommation, un look innovant) mais surtout, un pari dans le temps. Là encore, les écolos en herbe salueront la facilité avec laquelle il est possible de changer soi-même la batterie (cf le décorticage sur le site iFixit), et le système qui ne met pas aux oubliettes les anciens modèles. Bah oui, une montre, c’est aussi et surtout, un objet intemporel qu’on affectionne au fil des années. Un point que les montres connectées n’ont pas encore réussi à atteindre, à cause de leur côté high-tech, ce côté qui finira par coûter cher dans tous les sens du terme.

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Enfin, et c’est là que le bât blesse, la connexion par Bluetooth pompe violemment la batterie du mobile. Et oui, alors qu’on pensait que notre téléphone pourrait se reposer, il n’en est rien, et l’iPhone 5C ayant été utilisé comme smartphone pour ce test s’est vidé aussi rapidement que d’habitude.

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Dès lors, nous sommes surtout face à un problème d’énergie, qui, malgré la succession de modèle, peine à trouver une solution acceptable. Pebble propose avec sa Time, une alternative intéressante, à défaut d’être la plus esthétique ou la plus complète, elle est la plus polyvalente (compatible à 100% iOS et Android) et la plus endurante. Toutefois, on attend mieux et plus. Car essuyer les plâtres est une chose qui est de moins en moins acceptée, et les utilisateurs n’hésitent désormais plus à occulter une innovation si cette dernière n’est pas suffisamment aboutie.

Notre avis

Une aide au quotidien, pas indispensable, mais pratique et utile !

7 / 10