Test

[Test] Pro Evolution Soccer 2017

Notre avis
7.5 / 10

Par Nerces le

Après avoir complètement loupé le virage de la PS3 / Xbox 360, Pro Evolution Soccer a été contraint de se réinventer. La mutation ne s’est pas faite en un jour, mais depuis deux ans on sent que les changements initiés par Konami commencent à porter leurs fruits. La domination de FIFA est de plus en plus discutée et à chaque nouvelle saison la question est de savoir si, oui ou non, on peut enfin parler du « Retour du Roi » PES pour plagier honteusement J.R.R. Tolkien. Alors, PES 2017 est-il la nouvelle référence du foot vidéoludique ?

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Afin de prendre le contre-pied d’un FIFA 16 jouant la carte de l’explosivité, Pro Evolution Soccer 16 misait davantage sur les actions construites. Sans surprise, Konami enfonce aujourd’hui le clou et, plus que jamais, il semble préférable de faire tourner patiemment le ballon avant de lancer l’attaque décisive qui va déstabiliser la défense adverse. En possession de la balle, le joueur de PES aura donc tout intérêt à profiter de toute la largeur du terrain, à solliciter ses latéraux avant de s’en remettre à la vista de son avant-centre. Une fois encore ce dernier aura sans doute tendance à placer une frappe lourde pour tromper la vigilance du gardien et ce reproche que l’on faisait déjà à PES 2016 est toujours de mise : pratiquement tous les joueurs sont capables de frappes très appuyées.

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Heureusement, les gardiens ne se laissent plus avoir comme des bleus face à ces tirs. Konami a cherché la parade et ce sont les portiers qui en profitent avec des interventions souvent décisives, des envolées remarquables. Les animations de ces ultimes remparts ont d’ailleurs nettement progressé et les voir quitter le plancher des vaches pour détourner telle ou telle frappe est assez jubilatoire. Bien sûr, il est toujours possible de prendre en main des équipes de seconde zone afin de « profiter » de gardiens un peu moins talentueux, mais dès lors que l’on tape dans le haut du panier, il faudra souvent jouer le décalage pour tromper la vigilance des Neuer, Courtois et autres De Gea : le centre en retrait semble décidément être l’arme absolue.

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