À 599 euros pour la version 256Go, la OnePlus Pad 4 est la proposition la plus ambitieuse que la marque ait jamais faite sur ce segment, avec un Snapdragon 8 Elite Gen 5, un écran 3,4K 144Hz, une batterie de 13 380 mAh et une construction aluminium à 5,94 mm d’épaisseur. Des caractéristiques qui impressionnent, mais en conditions réelles, c’est plus nuancé.
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Un design premium qui assume son positionnement
La prise en main confirme la qualité de fabrication, très bonne pour le prix. Le châssis aluminium unibody est d’une finesse étonnante à 5,94 mm, ce qui donne une impression de légèreté surprenante malgré les 672g. Les bords sont plats avec une légère courbe sur les arêtes, ce qui facilite la prise en main sur la durée. Les bordures d’écran sont plus fines que sur le Pad 3, ce qui affine visuellement l’ensemble mais réduit aussi la surface pour tenir la tablette d’une main sans toucher l’écran. Le dos en métal, élégant, marque aussi facilement les traces de doigts, ce qui demande un peu d’entretien pour garder un rendu propre.
Précision importante : la tablette elle-même n’embarque aucun moteur de vibration, donc pas de retour haptique lors de la saisie, des notifications ou des interactions système. En revanche, le Stylo Pro dispose de son propre moteur de vibration linéaire intégré, dédié au retour haptique pendant l’écriture et le dessin. C’est un choix de conception cohérent, OnePlus a préféré concentrer le retour tactile là où il sert le plus, sur l’accessoire de création, plutôt que de l’ajouter partout dans le châssis.
Autre point à préciser, contrairement à ce qu’affirment certains, un GPS est bien intégré et fonctionnel sur cette tablette. Ce qui manque en revanche, c’est l’assistance GPS via réseau cellulaire (AGPS), logiquement absente en l’absence de connectivité SIM, ce qui peut ralentir légèrement le premier calcul de position en zone urbaine dense.
La certification IP42 apposée sur la fiche technique reste très basique car elle protège contre la poussière grossière et les gouttes verticales, mais ne garantit aucune résistance sérieuse aux éclaboussures ou à l’immersion. À réserver à un usage intérieur ou soigneusement protégé.
Deux coloris sont disponibles, Dune Glow (bronze chaud) et Sage Mist (gris givré), ainsi que deux configurations, 8Go/256Go à partir de 599 euros, et 12Go/512Go. La différence entre les deux va au-delà du stockage puisque la version 8Go est limitée à deux fenêtres simultanées en mode multi-tâches, contre cinq pour la version 12Go. Pour un usage productivité sérieux, la version 12Go s’impose.
Quatre haut-parleurs de chaque côté, pour huit au total (quatre woofers, quatre tweeters), avec commutation automatique des canaux gauche/droite selon l’orientation. La qualité audio est impressionnante pour une tablette aussi fine : clairs, bien séparés, avec une basse présente sans excès. Les limites se font sentir au-delà de 75% de volume où les aigus deviennent un peu durs.
Pas de lecteur microSD, pas de slot SIM. L’USB-C est positionné sur la tranche inférieure, cadencé en USB 3.2 Gen 1. Les connecteurs pogo pour le clavier Smart Keyboard sont sur le côté opposé. Une bande magnétique sur la tranche supérieure permet d’accrocher le Stylo Pro, qui se recharge automatiquement une fois fixé, sans manipulation ni câble séparé.
A noter enfin que la sortie vidéo via USB-C permet désormais un affichage HDMI natif en 4K, sans passer par un boîtier de capture externe limité au Full HD comme c’était le cas sur le Pad 3. Pour les créateurs de contenu qui veulent streamer ou enregistrer directement depuis la tablette, c’est un vrai progrès pratique.
| Caractéristique | |
|---|---|
| Prix | À partir de 599 € |
| Configurations | 8Go/256Go et 12Go/512Go |
| Coloris | Dune Glow, Sage Mist |
| Puce | Snapdragon 8 Elite Gen 5 (3 nm) |
| GPU | Adreno 840, 1200 MHz |
| RAM | 8 Go ou 12 Go LPDDR5X |
| Stockage | 256 Go ou 512 Go UFS 4.1 |
| Écran | 13,2" IPS LCD LTPS, 3392×2400 (3,4K) |
| Fréquence | 144 Hz (selon compatibilité app) |
| Ratio | 7:5 |
| Densité | 315 PPI |
| Luminosité | 700 nits (standard) / 1000 nits (HBM) |
| Couleurs | 12 bits, 98% DCI-P3, Dolby Vision |
| Widevine | L3 (pas de HD Netflix/Prime) |
| Batterie | 13 380 mAh |
| Charge | 80W SuperVOOC (~1h15-1h40) |
| Poids | 672 g |
| Épaisseur | 5,94 mm |
| Châssis | Aluminium unibody |
| Haut-parleurs | 8 (4 woofers + 4 tweeters) |
| Caméra arrière | 13 MP, 4K/30fps, sans autofocus |
| Caméra avant | 8 MP, 1080p/30fps stabilisé |
| Wi-Fi | Wi-Fi 7 |
| Bluetooth | 6.0 |
| USB | USB-C 3.2 Gen 1 |
| Cellulaire | Non |
| GPS | Oui (sans AGPS) |
| Certification | IP42 |
| Biométrie | Face Unlock (pas d'empreinte) |
| Vibreur | Absent (présent sur le Stylo Pro) |
| OS | OxygenOS 16 (Android 16) |
| Support logiciel | 3 ans majeurs / 6 ans sécurité |
| Multitâche | 2 fenêtres (8Go) / 5 fenêtres (12Go) |
| Refroidissement | Chambre à vapeur 45 260 mm² |
| Accessoires (séparés) | Stylo Pro, Smart Keyboard, étui |
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Un écran très bon, lumineux et fluide
Même dalle que le Pad 3 : 13,2 pouces LCD IPS, résolution 3392×2400 (3,4K), ratio 7:5, 144Hz LTPO, Dolby Vision. La luminosité monte à 700 nits en usage standard et 1 000 nits en mode High Brightness Mode. En conditions réelles, c’est très bon : lumineux, fluide, avec des couleurs riches et bien calibrées (98% DCI-P3, DeltaE 0,7). La lisibilité en extérieur est nettement meilleure que sur le Pad 3.
Le 144Hz se ressent immédiatement dans la navigation, le défilement et les animations. À noter que cette fréquence maximale n’est pas active partout, elle dépend de la compatibilité de chaque application. En mode automatique, la tablette ne redescend pas en dessous de 120Hz quel que soit le contenu affiché, contrairement à beaucoup d’appareils qui chutent à 90 ou 60Hz dès qu’une app ne pousse pas le taux maximal. Sur les contenus vidéo, YouTube et Netflix sont beaux et punchy. L’absence d’OLED se ressent sur les noirs, moins profonds qu’un Galaxy Tab S11, mais c’est le seul point où la comparaison défavorise clairement le Pad 4.
Le confort visuel est soigné avec le taux de scintillement (PWM) mesuré autour de 1% élimine tout risque de fatigue oculaire liée au rétroéclairage. Plusieurs modes de lecture sont proposés, dont un mode qui simule la teinte du papier et un mode noir et blanc dédié à la lecture prolongée, avec une teinte plus chaude activée automatiquement en soirée.
La dalle souffre cependant d’un vrai point faible, un effet de traînée (ghosting) apparaît lors de défilements rapides sur fond clair, particulièrement visible sur une diagonale aussi large. Ce n’est pas gênant en usage normal, mais un œil attentif le repère facilement dès qu’on cherche à le voir, notamment en comparaison directe avec certains écrans IPS de tablettes gaming concurrentes qui s’en sortent mieux sur ce point précis.

La tablette souffre d’un problème notable car elle n’a pas la certification Widevine L1. Conséquence directe, Netflix et Amazon Prime Video sont limités à la résolution SD. Sur un écran de 13,2 pouces à 315 PPI, le rendu SD est visible et franchement décevant. C’est un manque difficile à justifier à ce prix. OnePlus a indiqué qu’une mise à jour logicielle devrait corriger ce point, mais sans date de publication.
Performances : fluides au quotidien, meilleures tablettes Android sur les benchmarks
Le Snapdragon 8 Elite Gen 5 gravé en 3 nm est la puce mobile Android la plus puissante disponible en 2026, avec des gains annoncés de 20% en CPU et 23% en GPU par rapport à la génération précédente. Avec l’Adreno 840 à 1200 MHz, le Pad 4 atteint un score AnTuTu proche de 4 millions, devant l’iPad Pro M5 (3,7 millions) et le Galaxy Tab S11 Ultra. Sur Geekbench 6, les scores tournent autour de 3 100 en mono-cœur, avec des résultats multi-cœur qui varient sensiblement, de 9 400 à près de 11 000 points. Un test de stress de 20 minutes sous 3D Mark Wild Life Extreme affiche une stabilité proche de 90% chez la plupart des testeurs, même si certains relèvent une baisse plus marquée en fin de session. En usage réel, c’est très fluide au quotidien : navigation, multitâche, applications lourdes, tout répond sans latence visible.

La gestion thermique est assurée par la technologie Cryo-velocity Cooling avec une chambre à vapeur de 45 260 mm², largement dimensionnée pour la forme tablette. En session gaming prolongée sur Genshin Impact, la tablette reste fraîche et sans throttling notable. Les résultats sont assez homogènes en jeu : 120 fps stables et sans chute sur Tank Blitz, PUBG Mobile ou Asphalt Legends en réglages maximum, proche des 60 fps (plafond du jeu) sur Genshin Impact même sur les zones les plus récentes et les moins optimisées du jeu, et jusqu’à 144 fps sur Call of Duty Mobile en réglages graphiques réduits pour prioriser la fluidité. Sur Red Dead Redemption, jeu lourd et mal optimisé pour mobile, la tablette tient le framerate maximum disponible sans à-coups.
Côté températures, après une heure de Genshin Impact en réglages maximum, le processeur ne dépasse pas 50°C et le châssis reste autour de 35-36°C, ce qui est remarquablement contenu pour ce niveau de charge graphique. Un test de trois heures de jeu continu sans aucune ventilation externe a fait grimper la température jusqu’à 50°C, sans provoquer de redémarrage ni de plantage : OxygenOS 16 gère la situation en priorité en coupant automatiquement la sortie HDMI pour limiter la charge thermique, plutôt qu’en plantant l’appareil. En usage sur l’écran intégré plutôt qu’en sortie externe, la stratégie de préservation thermique passe davantage par une réduction de la luminosité (jusqu’à environ 300 nits en cas de surchauffe prolongée) que par une chute du framerate, ce qui reste la priorité la plus logique pour préserver la fluidité en jeu. C’est un comportement de sécurité rassurant, même si ça implique de surveiller la luminosité et la température lors de sessions très longues en usage intensif.

OxygenOS 16 embarque également plusieurs fonctions IA intégrées au système : rédaction assistée, traduction, transcription, un outil de retouche d’image, et un moteur de recherche visuelle qui permet d’identifier des éléments à l’écran par simple cercle tactile. Ce ne sont pas des gadgets isolés, elles sont intégrées nativement dans l’usage quotidien.
Le multitâche Open Canvas d’OxygenOS 16 permet d’organiser jusqu’à cinq apps simultanément en mode fenêtré. La version 8Go reste limitée à deux fenêtres, ce qui est une régression par rapport au Pad 3 qui proposait 12Go de base. Pour un usage productivité exigeant, cette limitation est frustrante.
OxygenOS 16 : bon pour les bases, limitée pour le reste
OxygenOS 16 basé sur Android 16 est la version la plus aboutie de OnePlus sur tablette. Le multitâche est fonctionnel, la navigation fluide, l’intégration Gemini présente. OnePlus a également ajouté des apps iOS et macOS pour le transfert de fichiers cross-platform, et la compatibilité avec d’autres appareils OnePlus est soignée. La continuité entre appareils OnePlus va plus loin : copier un texte sur la tablette le rend immédiatement disponible dans le presse-papiers du smartphone, et une capture d’écran prise sur le téléphone apparaît automatiquement sur la tablette en quelques secondes. Via O+ Connect, il est même possible de transférer un appel ou une lecture vidéo en cours d’un appareil à l’autre sans interruption. C’est une intégration écosystème bien pensée pour qui possède déjà un smartphone OnePlus. Une fonction IA Clear Call, dédiée à la clarté audio pendant les appels, complète la panoplie déjà large de rédaction, traduction, transcription et retouche d’image.
Côté support logiciel, OnePlus annonce 3 ans de mises à jour majeures Android et 6 ans de correctifs de sécurité. C’est correct sans être généreux puisque Samsung et Google proposent désormais couramment 5 à 7 ans de mises à jour majeures sur leurs appareils phares, un écart qui pèsera sur la durée de vie logicielle de la tablette comparé à la concurrence.
Il n’y a pas de capteur d’empreintes digitales sur la Pad 4, mais la reconnaissance faciale fonctionne de façon fiable au quotidien, sans échec notable rapporté sur plusieurs semaines d’usage intensif.
Mais Android reste Android sur tablette en 2026. De nombreuses applications n’ont toujours pas d’interface optimisée pour grand écran, ce qui donne des apps phone-sized étirées ou centrées sur un grand écran. Un exemple concret rencontré en usage prolongé illustre bien le problème. Le raccourci Maj+Entrée pour insérer un retour à la ligne fonctionne correctement dans Slack ou Google Docs, mais dans WhatsApp la même combinaison envoie directement le message, l’app n’étant pas pensée pour une saisie au clavier physique. Ce genre de petite incohérence, prise isolément, ne pèse pas lourd, mais s’accumule à l’usage quotidien avec un clavier connecté. L’approche de transfert de fichiers via apps dédiées est moins élégante que le Quick Share natif de Samsung/Google. Et sans connectivité cellulaire, la tablette reste dépendante d’un smartphone pour les usages data en mobilité.
Le port USB-C unique impose aussi un compromis en usage productivité poussé. Brancher simultanément un dongle de transfert de données et une souris filaire fait chuter le débit disponible pour chaque périphérique, la bande passante se répartissant entre eux. Pour un usage occasionnel ça ne se remarque pas, pour un vrai poste de travail multi-accessoires, ça peut se faire sentir. Autre nuance à connaitre, la sortie vidéo externe permet de brancher un moniteur, mais il n’existe pas de vrai mode bureau façon Samsung DeX qui réorganiserait l’interface en fenêtres redimensionnables sur grand écran. On reste sur une extension ou une duplication d’affichage, pas sur une expérience desktop repensée.

Quelques défauts de finition logicielle méritent d’être signalés, révélateurs d’un produit encore jeune sur ce format. Les Live Alerts, calquées sur la Dynamic Island d’Apple, s’affichent maladroitement en haut de l’écran puisque la tablette n’a pas de caméra frontale intégrée à l’écran autour de laquelle ancrer visuellement cet élément. Les curseurs de volume et de luminosité dans le panneau de notifications manquent aussi de précision. Un léger mouvement du doigt provoque des sauts de valeur disproportionnés par rapport au geste réalisé.
Un test d’usage intensif sur sept jours consécutifs, la tablette remplaçant totalement un ordinateur portable, aboutit à un verdict nuancé et cohérent avec l’expérience générale : pour des usages génériques (navigation, Google Docs, Slack, Canva, montage léger), la Pad 4 remplace effectivement un laptop sans compromis notable, avec des scores Geekbench qui dépassent même certains laptops ARM sous Windows en mono-cœur. Un test de charge réelle avec 100 onglets ouverts simultanément dans Chrome n’a provoqué aucun crash ni ralentissement notable, tous les onglets restant chargés correctement, ce qui confirme que les 12 Go de RAM tiennent leurs promesses sur ce genre d’usage exigeant. Pour des logiciels professionnels plus exigeants comme Photoshop, l’app tablette reste en retrait par rapport à la version bureau, et un retour à l’ordinateur s’impose pour un travail sérieux.
Les accessoires : Stylo Pro, clavier et étui à l’épreuve
OnePlus vend séparément trois accessoires pensés pour transformer la Pad 4 en véritable station de travail : le Stylo Pro, le clavier magnétique et un étui de protection.
Le Stylo Pro est livré avec deux pointes interchangeables, une classique et une plus texturée façon crayon qui offre davantage de friction à l’écriture, avec une pointe de rechange fournie dans la boîte. La sensibilité à la pression annoncée atteint 16 000 niveaux, et ça se ressent réellement à l’usage car les traits fins comme les appuis marqués répondent avec justesse, sans latence perceptible ni décalage entre le geste et le rendu à l’écran. Pour la prise de notes manuscrites comme pour le croquis, c’est net et agréable. Le stylet se fixe magnétiquement sur la tranche supérieure de la tablette et se recharge automatiquement dans cette position, sans câble ni manipulation. Un détail curieux mais réussi, le stylet reproduit un léger bruit de frottement qui imite la sensation d’un crayon sur du papier pendant l’écriture, un retour sonore qui renforce l’impression de naturel.
Le bouton discret intégré au corps du stylet ouvre un menu contextuel permettant de l’utiliser comme pointeur laser pour des annotations, ou de déclencher une sélection circulaire à main levée sur n’importe quelle zone de l’écran, immédiatement exploitable pour du copier-coller ou une action rapide. Une pression sur le corps du stylet ouvre également un menu de raccourcis rapides pour capturer une zone ou prendre une note instantanée, sans passer par le bouton. La détection de paume fonctionne correctement à l’usage, poser la main sur l’écran en écrivant ne déclenche aucun toucher accidentel. Cette même sélection alimente une fonction de dessin assisté par IA : on esquisse une forme, on la sélectionne, et le système propose cinq styles pour la transformer en illustration plus aboutie en une quarantaine de secondes. Une fonction équivalente existe pour convertir un tableau de données en graphique. Ce ne sont pas des gadgets isolés, l’intégration dans le flux de travail est assez naturelle.
Le clavier magnétique (uniquement QWERTY) se connecte via les pogo pins et tire son alimentation directement de la tablette, sans batterie ni charge séparée à gérer. C’est un vrai plus pratique au quotidien car on clipse, on tape, sans réfléchir à l’autonomie de l’accessoire. La frappe est ferme et précise, suffisamment convaincante pour un usage bureautique prolongé, même si elle ne remplace pas un clavier mécanique dédié pour les sessions d’écriture très intensives. Un raccourci Alt+Tab permet de naviguer entre les fenêtres ouvertes façon ordinateur, et une souris Bluetooth classique se connecte sans souci pour un vrai usage façon laptop. La fermeture du clavier éteint automatiquement l’écran, comme sur un ordinateur portable.
Cependant, trois défauts d’ergonomie sont à noter sur l’étui-clavier. L’inclinaison réglable reste limitée à une plage assez étroite, ce qui frustre ceux qui cherchent un angle de frappe plus prononcé. Le compartiment de rangement du stylet dans l’étui est facile à remplir mais nettement plus difficile à vider, il faut souvent secouer ou presser l’étui pour en extraire le stylet. Et l’ouverture de l’étui lui-même demande les deux mains pour accrocher le rebord et le soulever, un geste moins fluide qu’un simple clapet.
Attention, pour les propriétaires du Pad 3, sachez que le repositionnement des connecteurs pogo sur le Pad 4 rend l’ancien clavier incompatible avec le nouveau modèle. Le Stylo Pro suit la même logique, ni le clavier ni le stylet ne sont rétrocompatibles avec les générations précédentes de tablettes OnePlus. Impossible de réutiliser ces accessoires en cas de mise à niveau, ce qui alourdit d’autant le budget de transition.
L’étui de protection complète l’ensemble sans ajouter d’épaisseur excessive à un châssis déjà très fin. Il maintient l’accès aux ports et aux boutons sans gêner la préhension, et sert également de support d’inclinaison une fois combiné à un clavier.
Pris ensemble, ces trois accessoires transforment sensiblement l’usage de la tablette. Le budget à prévoir grimpe en conséquence, mais pour qui vise un usage productivité sérieux plutôt qu’un simple usage multimédia, l’investissement se justifie.
Une autonomie très bonne sur une journée et demie
La batterie de 13 380 mAh est significativement plus grande que celle du Pad 3 (12 140 mAh), c’est la plus grosse jamais utilisée par OnePlus sur une tablette, mais le gain d’autonomie réel dépasse largement les 10% de capacité supplémentaire. Grâce à l’efficience du Snapdragon 8 Elite Gen 5, l’autonomie globale est supérieure de 30 à 50% par rapport au Pad 3 selon les scénarios d’usage, soit jusqu’à une fois et demie la tenue de l’ancien modèle. En conditions réelles, l’autonomie est très bonne : une journée et demie confortable en usage mixte (navigation, streaming, productivité), et jusqu’à 18 heures en lecture vidéo continue à luminosité modérée, avec un taux de décharge mesuré autour de 10-11% par heure en streaming à luminosité maximale.
Sur des sessions de gaming ou de montage intensif en revanche, la consommation grimpe nettement plus vite, certains relevés atteignant jusqu’à 30% de batterie consommée par heure en jeu exigeant, ramenant l’autonomie réelle à 7-9 heures selon l’intensité d’usage. La charge 80W SuperVOOC est rapide, mais vu la taille de la batterie, un cycle complet de 0 à 100% prend logiquement plus de temps qu’sur un modèle à capacité réduite, comptez entre 1h15 et 1h40 selon les mesures, ce qui n’est pas idéal si vous cherchez un appoint rapide de 10-15 minutes avant de sortir. Une charge bypass est également disponible, en jouant tout en étant branché, l’énergie du secteur alimente directement l’appareil sans repasser par la batterie, ce qui préserve sa longévité sur le long terme. Enfin, en veille l’autonomie est particulièrement impressionnante !
Connectivité : Wi-Fi 7 oui, SIM non
Wi-Fi 7 et Bluetooth 6.0 sont présents, avec le système d’antenne intelligente IA qui bascule automatiquement entre antennes pour maintenir le signal le plus fort. En pratique, les performances réseau sont excellentes et constantes. Mais l’absence totale de connectivité cellulaire est le point le plus critiqué par les testeurs internationaux. Même le OnePlus Pad Go 2, moins cher, propose la 5G. Sur une tablette premium à 599 euros, cette absence est difficile à expliquer et limitera les usages en déplacement. Une mitigation partielle existe pour les possesseurs d’un smartphone OnePlus, la connexion entre les deux appareils permet de partager directement la connexion mobile du téléphone, sans passer par un point d’accès Wi-Fi classique.

Via l’application O+ Connect, la Pad 4 peut servir d’écran secondaire pour un ordinateur, avec partage de clavier et de souris entre les deux appareils. Ce n’est pas réservé à l’écosystème OnePlus, la fonction fonctionne également avec des appareils Apple, ce qui élargit sensiblement son utilité au-delà des seuls utilisateurs de smartphones BBK.
La caméra : fonctionnelle, mais pas prioritaire
Le module photo comprend un capteur principal de 13 mégapixels capable de filmer en 4K à 30 fps, et une caméra frontale de 8 mégapixels pour les visioconférences en 1080p stabilisé. Ce n’est pas l’argument principal d’une tablette, et OnePlus ne prétend pas le contraire. La caméra arrière produit des résultats corrects en photo en bonne lumière, mais reste dépourvue d’autofocus en vidéo, ce qui limite clairement son usage à des besoins ponctuels plutôt qu’à de la création de contenu sérieuse. La caméra frontale est tout à fait acceptable pour les appels en visio, avec un mode portrait plutôt convaincant sur les contours de cheveux et de mains.

Que vaut-elle face à la concurrence ?
À 599 euros, la OnePlus Pad 4 se positionne sous la Galaxy Tab S11 Ultra (1 199 €) et l’iPad Pro M5 (1 099 €), mais aussi sous la Galaxy Tab S11+ (899 €). La comparaison directe se fait surtout avec la Galaxy Tab S11 standard (699 €) et la Xiaomi Pad 7 Ultra (599 €).
Face à la Galaxy Tab S11, la Pad 4 gagne en performances brutes grâce au Snapdragon 8 Elite Gen 5, mais perd sur l’écran OLED, la certification Widevine L1 et la connectivité cellulaire. Face à la Xiaomi Pad 7 Ultra, la comparaison est serrée sur les specs, mais Xiaomi propose un écran OLED et une meilleure compatibilité streaming. Pour quelqu’un dans l’écosystème OnePlus ou cherchant les meilleures performances brutes Android sous 700 euros, la Pad 4 est le choix logique. Pour les usages streaming intensifs ou en mobilité sans Wi-Fi, la concurrence est mieux positionnée.
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