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Test Roborock Saros 20 : est-il vraiment le meilleur robot aspirateur de 2026 ?

Il y a des produits dont on pressent le verdict avant même d’avoir terminé la première semaine de test. Le Roborock Saros 20 est de ceux-là. Pas parce qu’il révolutionne le concept du robot aspirateur, mais parce qu’il exécute chaque fonction avec une précision et une fiabilité qu’on ne rencontre pas souvent dans cette catégorie. Aspiration record, franchissement de seuils impressionnant, cartographie irréprochable, détection d’obstacles qui fonctionne vraiment : le Saros 20 coche toutes les cases, et les coche bien.

Disponible en France depuis février 2026, dans deux versions : le Saros 20 Set et le Saros 20X avec un prix jusqu’à 1 499 euros selon la version. C’est un budget sérieux, assumé pour un produit qui se positionne comme le flagship de la gamme. Nous l’avons testé durant plusieurs semaines, voici notre verdict.

Caractéristique
Puissance d'aspiration36 000 Pa
NavigationStarSight 2.0 - LiDAR semi-conducteur encastré
Capteurs2 caméras ToF 3D, caméra RGB LED
Détection d'obstacles300 objets reconnus, dès 2 x 2 cm
Hauteur du robot7,98 cm
Franchissement de seuilsJusqu'à 8,8 cm (AdaptiLift 3.0)
Gestion des tapisJusqu'à 3 cm d'épaisseur
SerpillièresRotatives - pression 8 N (13 N sur taches)
Dépose serpillièresAutomatique avant les tapis
Brosse principaleDuoDivide anti-enchevêtrement
Brosse latéraleFlexiArm Arc rétractable
StationRockDock
Lavage serpillièresEau chaude 100 °C
Séchage serpillièresAir chaud 55 °C
Réservoir eau propre4 litres
Réservoir eau sale3,7 litres
Sac à poussière3 litres (jusqu'à 65 jours)
Détergent fourniNon
Compatibilité domotiqueMatter, Alexa, Google Home, Apple HomeKit
Assistant vocalHello Rocky (fonctionne hors ligne)
roborock Saros 20 au meilleur prix Prix de base : 1 499 €
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Ce qui change par rapport au Saros 10R

Le Saros 20 succède au Saros 10R avec des évolutions substantielles sur trois points. La puissance d’aspiration monte de 22 000 à 36 000 Pa, soit une augmentation de 64 %. Le châssis AdaptiLift passe à sa version 3.0 et porte le franchissement de seuils de 4 cm à 8,8 cm. Et la station RockDock intègre désormais un lavage des serpillières à l’eau chaude à 100 °C et un séchage à l’air chaud à 55 °C.

Ce qui ne change pas, c’est le format ultra-fin à 7,98 cm de hauteur, le système de navigation StarSight sans tourelle LiDAR apparente, la brosse principale DuoDivide anti-enchevêtrement, et l’application Roborock dont la réputation n’est plus à faire. Le Saros 20 est une évolution, pas une révolution. Pour un possesseur de Saros 10R, c’est une évolution intéressante mais pas indispensable. Pour quelqu’un qui entre dans la gamme premium Roborock pour la première fois, c’est le meilleur point d’entrée du moment.

Une aspiration énorme, une fonction AdaptiLift 3.0 qui impressionne

36 000 Pa en conditions réelles, ça donne quoi ? Rien n’échappe. Les miettes sous la table, les poils d’animaux incrustés dans un tapis, la poussière accumulée le long des plinthes : le Saros 20 passe et il n’oublie rien. Le bruit reste mesuré en mode intermédiaire, autour de 64 dB, ce qui correspond à un niveau de conversation normale. En puissance maximale, on monte vers 70 dB, audible mais pas dérangeant pour un usage diurne. C’est dans la norme de la catégorie.

La brosse principale DuoDivide, dont les deux rouleaux coniques tournent à des vitesses différentes pour diriger les cheveux vers le centre, continue de faire ce pour quoi elle a été conçue : empêcher l’emmêlement, y compris avec des cheveux longs ou des poils d’animaux. La brosse latérale FlexiArm Arc, améliorée sur cette génération, se rétracte plus efficacement au contact des meubles tout en réduisant les projections de débris sur les côtés.

Mais le point qui impressionne le plus en conditions réelles, c’est sans aucun doute le châssis AdaptiLift 3.0. Le Saros 20 franchit ainsi les seuils jusqu’à 8,8 cm en deux étapes successives, 4,5 cm puis 4,3 cm, grâce à un châssis qui lève simultanément la roue principale et la roue auxiliaire via un bras d’escalade. Le résultat c’est que le robot ne se bloque plus; il passe d’une pièce à l’autre sans assistance, gère les seuils de porte anciens, monte sur les tapis épais jusqu’à 3 cm sans forcer. Dans mon logement avec des différences de niveau marquées, cette fonctionnalité change concrètement la façon d’utiliser l’appareil. On programme, on oublie, on revient avec une maison propre.

Une navigation précise dès le départ

Le système StarSight 2.0 repose sur un LiDAR semi-conducteur encastré dans le châssis, deux caméras ToF 3D avant et arrière, une caméra RGB avec éclairage LED, et une IA capable d’identifier plus de 300 objets domestiques à partir de 2 x 2 cm. La cartographie est rapide et précise dès le premier passage, sans avoir à corriger manuellement les pièces ou les zones. Le robot délimite les espaces, identifie les meubles, et se repositionne après un obstacle sans perdre ses repères.

La détection d’obstacles fonctionne vraiment. Câbles au sol, jouets, gamelles d’animaux, chaussures : le Saros 20 les contourne sans les percuter, sans avoir besoin d’une configuration manuelle préalable. Sur ce point, la promesse des 300 objets reconnus est une fonctionnalité qui change le quotidien, particulièrement dans les foyers avec des enfants ou des animaux dont les affaires migrent d’un endroit à l’autre.

L’application a reçu deux nouveautés notables. D’abord la gestion des rideaux : quand un rideau touche légèrement le sol, le robot l’évitait jusqu’ici, laissant la zone derrière non nettoyée. Cette option est désormais configurable pour que le robot passe dessous. Ensuite un mode animaux de compagnie complet : identification de l’animal avec photo, mode patrouille vidéo pour localiser ses animaux à distance, et gestion des zones gamelles ou niche avec ajustement automatique du nettoyage autour de ces espaces.

Un lavage suffisant, mais pas exceptionnel

Les serpillières rotatives du Saros 20 appliquent une pression de 13 N sur le sol. Mais la mécanique est plus intelligente que ce qu’on pense, car quand le capteur DirTect détecte une tache, le robot augmente automatiquement la pression de 8 N à 13 N, soulève ses roues omnidirectionnelles pour plaquer les patins au sol, et repasse plusieurs fois sur la zone si nécessaire. Sur les taches légères, café, terre séchée, traces de pas, le résultat est propre sans intervention manuelle. Pour des salissures incrustées, un second cycle ou un prétraitement reste parfois nécessaire.

Autre fonctionnalité utile pour les foyers avec tapis : avant de monter sur une surface textile, le robot retourne automatiquement à sa station pour y déposer ses serpillières, puis les récupère une fois la moquette nettoyée. Les tapis ne prennent pas l’humidité, et le robot n’a pas à être surveillé ou configuré manuellement pour ça.

Un manque à signaler en revanche c’est que le Saros 20 ne dispose pas de mouvement oscillant des serpillières sous les meubles profonds, une fonction que Dreame a popularisée avec son système RoboSwing. C’est une limite qui commence à se remarquer sur le segment premium, et que Roborock n’a pas encore intégrée sur ce modèle, même si une fonction bêta serait en développement.

La station RockDock devient un vrai argument d’autonomie

La station est volumineuse, c’est son premier défaut. Elle demande de l’espace au sol et ne passe pas inaperçue dans un salon. En contrepartie, elle automatise tout ce qu’on voulait ne plus avoir à faire : vidange de la poussière dans un sac de 3 litres avec jusqu’à 65 jours d’autonomie annoncés selon l’usage, lavage des serpillières à 100 °C, séchage à l’air chaud à 55 °C. De plus, sur cette génération, la station intègre également un séchage du sac à poussière à l’air frais, qui réduit l’humidité résiduelle et limite les mauvaises odeurs. Les réservoirs sont généreux : 4 litres d’eau propre et 3,7 litres d’eau sale, ce qui évite les remplissages quotidiens. Un distributeur automatique de détergent est intégré, mais aucun produit ni accessoire de rechange n’est fourni dans la boîte. Un capteur de saleté dans la station peut déclencher un nouveau cycle de nettoyage si les serpillières ne sont pas suffisamment propres.

Le bruit pendant les cycles de nettoyage et de séchage est audible, notamment le soufflage d’air chaud. Pas gênant à distance, moins agréable dans la même pièce pendant quelques minutes. Ce n’est pas propre au Saros 20, c’est la contrepartie de toutes les stations multi-fonctions du segment. La station se lance généralement après le passage du robot en journée, ce qui en pratique limite l’impact sonore.

Comment se place t-il face à la concurrence ?

Sur ce segment de prix, les concurrents directs sont le Dreame L40 Ultra et l’Ecovacs Deebot X8 Pro Omni. Le Dreame a l’avantage sur le lavage grâce à son système à rouleau. L’Ecovacs propose un bras robotique pour déplacer certains obstacles, ce que le Saros 20 ne fait pas. Mais sur la navigation, la détection d’obstacles et le franchissement de seuils, le Roborock prend l’avantage. C’est aussi l’un des rares de cette catégorie à être compatible Matter, Alexa, Siri et Google Home, avec un assistant vocal embarqué “Hello Rocky” fonctionnel même hors ligne.

roborock Saros 20 au meilleur prix Prix de base : 1 499 €
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Roborock Saros 20

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Notre avis

Le Roborock Saros 20 est l'aspirateur robot le plus complet du moment dans sa catégorie. L'aspiration ne laisse rien passer, la navigation est irréprochable, la détection d'obstacles fonctionne vraiment, et l'AdaptiLift 3.0 change concrètement la façon dont le robot gère un logement avec des seuils. La station RockDock tient sa promesse d'autonomie maximale.
Cependant, le lavage est suffisant pour l'entretien courant mais pas le meilleur de sa catégorie, l'absence de mode oscillant des serpillières sous les meubles profonds, et le prix qui dépasse les 1 400 euros hors promotion. Pour un possesseur de Saros 10R, l'upgrade n'est pas indispensable. Pour tous les autres, c'est la référence du segment en 2026.
Note : 9  /  10

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