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Test : Samsung ChromeBook Série 5

L'idée d'un ordinateur en mode cloud ne date pas d'hier. Microsoft en parlait déjà à l'époque de Bill Gates mais la firme de Redmond n'avait pas...

L’idée d’un ordinateur en mode cloud ne date pas d’hier. Microsoft en parlait déjà à l’époque de Bill Gates mais la firme de Redmond n’avait pas eu le courage de s’y intéresser vraiment. C’est donc Google, le géant de la génération internet qui s’y est collé il y a quelques années avec leur arrivée dans le monde merveilleux des navigateurs internet, à savoir Chrome.
Etant une compagnie totalement dédiée à internet, c’était quelque part un peu normal de voir Google proposer l’idée d’un ordinateur totalement connecté et basé sur son navigateur maison. Le but de la firme de MountainView est donc de vous proposer un ordinateur totalement online, où le contenu local n’avait plus sa place. Evidemment, les habitudes sont dures à changer et à défaut de totalement supprimer le hors-ligne, Google minimise au maximum ce dernier.

Après un peu plus de six mois de Beta avec son Cr-48, premier Chromebook à destination des développeurs et béta-testeurs, c’est avec Samsung que le moteur de recherche vient de lancer le premier ChromeBook officiel et à destination du grand public, la Série 5. En gros, un laptop avec un démarrage instantané, du WiFi, de la 3G et une bonne autonomie, de quoi attirer le grand public. Qu’en est-il vraiment ?


Les caractéristiques

Vous devez sans doute déjà les connaître mais pour rappel, le ChromeBook de Samsung avec sa Série 5 vous propose un écran de 12,1″, une résolution d’écran de 1280×800, un processeur dual-core Intel Atom N570, 2Go de RAM, 16Go de SSD, du WiFi n, la 3G, deux ports USB 2.0, un port mini-VGA (livré avec l’adaptateur), un port mémoire SD/SDHC/SDXC, le tout dans un poids de 1,48kg.

Dans la boîte

Classé sur le marché des ordinateurs portables d’entrée de gamme, ne vous attendez pas à un packaging des plus originaux, on est dans le classique. La boîte n’est pas trop grande et elle contient le ChromeBook bien évidemment, l’adaptateur mini-VGA/VGA et le chargeur secteur. Pas d’étui ou d’autre chose superflue.
Alors qu’on est censé être dans le monde de la mobilité, il est dommage que la marque coréenne n’ait pas souhaité livrer un chargeur comme celui qui est livré avec le Samsung Series 9, à savoir petit. On se retrouve donc avec les éternels chargeurs en deux parties dont un câble d’alimentation épais et toujours aussi encombrant.

Un tour physique

Pour ce qui est de la forme, le Samsung Série 5 vous propose un design plus proche d’un ultra-portable que d’un netbook. En effet, l’écran de 12,1″ n’y est sans doute pas étranger et ça change des netbooks avec les éternels écrans de 10,1″. Le plus drôle quelque part est que je ne classe pas le ChromeBook de Samsung comme un netbook (du moins, au niveau du design) alors que c’est justement l’incarnation parfaite du netbook, à savoir, un mini-laptop dédié au net.

Au niveau de la finition, rien à dire, le tout est plutôt solide et bien fini. Les plastiques ne sont sans doute pas les meilleurs qu’il nous ait été donner de voir mais il y a pire. Le dos de l’écran est plutôt fragile et ne faites surtout pas comme Greg qui a voulu tenir le Chromebook que par l’écran, le fou ^^.
Le design est plutôt réussi et on apprécie les lignes fluides, j’ai aimé le fait que le tout soit homognène, il n’y a pas de partie plus épaisse que d’autre, pas de trappes avec des vis dans tous les sens, ça change des netbooks ou même des ordinateurs portables d’entrée de gamme. J’ai bien aimé aussi le logo de Samsung ainsi que celui de Chrome, les deux sont plutôt discrets et ne dénaturent pas le design général.

Sur la tranche gauche se trouvent la prise secteur, la prise jack et une trappe enfermant un port USB 2.0 avec la fameuse sortie mini-VGA. J’aurais préféré du micro-HDMI mais on notera l’effort de cette trappe qui rend le design plus homogène ainsi que le fait que l’adaptateur soit livré en standard. Sur la tranche droite se trouvent un port USB 2.0 avec une autre trappe enfermant cette fois un port SIM et un switch qui permet d’activer le mode développeur. Evidemment, si vous n’avez pas la version 3G, vous ne trouverez pas cette trappe. Sur le devant se trouve un unique port mémoire SD/SDHC/SDXC et rien sur l’arrière de la machine.

Vous aurez le choix entre une finition blanche ou une finition noire pour le dos de l’écran. On notera que sur la version noire, il ne s’agira pas d’un revêtement brillant mais d’une sorte de revêtement texturé. Dans tous les cas, vous ne verrez pas les traces de doigts, quelque soit les versions, et ce n’est pas plus mal.
Sur le dessous de l’appareil, vous trouverez quelques aérations et les hauts-parleurs. Inutile de vous dire que le son est digne d’un ordinateur de cette gamme, ça dépanne mais rien ne vaudra de vrais écouteurs et/ou des enceintes externes.
Pour ce qui est des aérations, rien à signaler si ce n’est bien évidemment les ventilateurs qui se font entendre dès lors que vous sollicitez la machine avec des onglets Youtube à foison.

On finit le tour de l’appareil avec son poids de 1,48kg. Ce n’est pas lourd pour un ordinateur portable mais très honnêtement, pour un ChromeBook ou un netbook, c’est lourd. Quitte à pousser le concept de la mobilité, autant y aller franco et proposer quelque chose rivalisant avec les tablettes. Pour moi, un ChromeBook ne devrait pas dépasser le kilo.

L’écran

Pour ce qui est de l’écran, il est très lumineux et on apprécie la dalle matte. Par contre, je ne sais pas si c’est ma version ou pas mais les couleurs m’ont semblé complètement dénaturées. Alors oui, le ChromeBook ne demande pas un tel niveau d’exigence en terme de colorimétrie et ne se destine pas aux photographes mais ça choque. Par contre, pour ce qui est de l’internet, on apprécie forcément la taille de la dalle et la résolution de 1280×800. Quand on couple luminosité et dalle matte, on obtient une bonne lisibilité en plein soleil, tant mieux. On notera aussi un angle de vision impressionnant, c’est comme sur les TV LED actuelles.
Au dessus de l’écran se trouve la webcam et très honnêtement, je n’ai pas eu l’occasion de la tester puisque je ne suis pas très vidéo-conférence.

Le Clavier et le Trackpad

Au niveau du clavier, il est de type chicklet. Et pour les trolls, je vous rappelle que ce n’est pas une invention Apple. On aime ou on n’aime pas, mais pour ma part, j’adhère totalement, donc ça va. Les touches sont parfaitement espacées et je n’ai rencontré aucun soucis lors de la saisie de ce test. Par contre, j’aurais aimé un fond de clavier plus rigide et en version mat parce que le brillant est salissant et j’ai parfois l’impression de voir la touche s’enfoncer un peu. De même, j’aurais aimé un autre plastique au niveau des repose-mains puisque celui présent marque énormément. Après une petite heure dessus, les traces seront vos amies…
Sinon, on notera quelques subtilités sur le clavier d’un ChromeBook. En effet, il n’y a plus de touche Caps Lock, elle a été remplacée par une touche de recherche. Cela pourrait en choquer plus d’un mais ça ne m’a pas tant gêné que ça. Les touches de fonctions ont aussi été remplacées avec des raccourcis pour Chrome OS. Rien de transcendant en soi parce que mes habitudes n’ont pas été chamboulées. AMHA, seule la touche F5 pourrait éventuellement manquer à certains mais passer une période d’habitude, on s’y fait très facilement. Enfin, pour ceux qui ne le sauraient pas, on remplace F5 par Ctrl + R.

J’ai beaucoup apprécié de voir la marque coréenne proposer un grand trackpad. Il n’arrive pas à la hauteur de celui d’un MacBook chez Apple, mais c’est bien mieux que celui de nombreux PC et autres netbooks qui vous en proposent un toujours riquiqui.
Le trackpad fonctionne d’ailleurs comme sur un Mac à savoir un doigt pour le clic et deux doigts pour le clic droit. Les drivers ne devaient pas être optimisés parce qu’il a souvent eu du mal avec le multitouch. En effet, entre le glisser-déposer et autres clic-droit, j’ai souvent dû m’y reprendre à deux fois pour faire ce que je voulais.

Chrome OS

En fait, très honnêtement, je ne sais pas trop comment vous présenter Chrome OS puisque tout se base sur le navigateur Chrome de Google. Du coup, il vous suffit de lancer Chrome sur votre ordinateur en plein écran pour vous donner une idée de Chrome OS.

Evidemment, il y a des différences entre le navigateur et l’OS basé sur ce même navigateur. Pour info, l’image disque pour la restauration fait un peu moins d’1Go. L’allumage a mis très exactement 7,9 secondes pour arriver sur l’écran de connexion. Une fois connecté, la navigateur fonctionne plutôt bien et réalise ce qu’on attend de lui. En sortie de veille, le démarrage instantané fonctionne très bien et c’est plus qu’appréciable. Imaginez que vous ayez besoin de vous connecter à internet, vous ouvrez le ChromeBook et hop, c’est connecté. C’est d’ailleurs un des points forts du ChromeBook.

Je reviens vite-fait sur la toute première connexion qui m’a impressionné. Dès lors que vous vous êtes connectés, Chrome synchronise tout ce qui est lié sur votre compte Google, du coup, vous récupérez tous vos signets, extensions, thèmes, etc… En deux temps trois mouvements, vous retrouvez votre environnement de travail.

Tout dépend donc de votre compte Google et d’une connexion internet. Le mode hors-ligne est encore en Beta et n’arrivera que courant juillet. Du coup, si vous n’avez plus de connexion internet, vous ne pourrez pas faire grand chose en mode hors-ligne. Il y a déjà quelques logiciels qui “s’installent” en local mais ça se compte sur les doigts d’une main (les jeux en règle général).

Un autre point où Chrome OS se différencie de Chrome, c’est au niveau de la sécurité. En effet, tout est stocké et crypté sur le SSD de 16Go. Du coup, impossible d’accéder au système de fichiers pour voir ce que vous faisiez. Si vous venez à perdre votre ChromeBook et si votre mot de passe n’est pas facilement identifiable, il sera impossible d’accéder à ce que vous faisiez. Et cloud oblige, tout ce que vous faisiez est forcément sur le cloud, et donc synchronisé. En vous rachetant un autre ChromeBook ou en vous connectant sur un autre ChromeBook, vous récupérerez ainsi ce que vous faisiez sur le ChromeBook perdu/volé.

Il faudra cependant faire attention aux données de vos espaces de stockages externes comme les disques durs ou autres cartes SD/SDHC parce leur contenu n’est pas protégé. A ce propos, ça fonctionne assez simplement, vous insérerez un espace de stockage externe, un onglet s’ouvre avec l’accès aux fichiers du disque externe. Chrome OS est compatible avec tous les formats de formatage sauf le HFS qui sera en mode lecture seulement (Voir les détails ICI).

Il y a aussi quelques subtilités comme la gestion des utilisateurs autorisés, la gestion des réseaux, la configuration du trackpad ou encore bien évidemment les options de Chrome en passant par la sauvegarde des fichiers sur support externe mais c’est du classique de chez classique donc je ne vais pas m’attarder dessus.

Les Applications de Chrome OS

Les applications Chrome OS sont accessibles depuis l’écran d’accueil d’un onglet, et on parle de toutes les applications comme GMail, Google Docs, Youtube, etc… C’est sous la forme d’une grille d’applications que ces dernières vous sont présentées. On regrettera le fait de ne pas pouvoir créer de dossiers ou autres sections afin d’organiser ses applications.
Il faut juste savoir si l’application en question est en fait un raccourci ou une véritable application. Dans ce dernier cas, on n’a pas eu de soucis avec des applications telles que Google, New York Times ou Sports Illustrated. On découvre d’ailleurs en utilisant ces applications Chrome qu’elles sont du genre légères. On notera désormais l’arrivée de petites notifications ou encore des petites fenêtres d’applications situées en bas à droite comme c’est le cas pour Google Talk. Elles sont en surimpression, et ce, quelque soit votre page web et quelque soit l’onglet sur lequel vous vous trouvez. Pratique. Vous pouvez de plus les minimiser et revenir dessus plus tard. On se demande d’ailleurs pourquoi on n’a pas le droit aux mêmes optimisations sur Chrome.

Toujours concernant les applications, tout passera par le Chrome Web Store et évidemment, rien ne pourra être installé de manière locale, il faudra être connecté, toujours connecté. Cela nous donne ainsi une idée de ce que sera notre futur informatique si la voie du cloud continue son aventure. Imaginez un OS totalement en cloud avec bien évidemment des applications gratuites mais aussi des applications sous forme d’abonnement. Adobe a déjà commencé et je pense que ce n’est pas innocent.

Pour ce qui est des offres logicielles, c’est encore assez faible il faut dire mais l’offre devrait progresser assez rapidement. D’un autre côté, les outils de base sont déjà présents sur le store comme Google Music pour la musique, PicNik dans Picasa pour la photo et l’édition de photos, GoogleDocs pour la bureautique, la lecture de vidéos en natif dans le navigateur, un dictaphone, un client Twitter comme TweetDeck, etc… As-t-on besoin de plus quand notre utilisation se limite à de la bureautique de base et à de l’internet ?
A noter qu’il faudra oublier les sites sous Silverlight, ça ne fonctionne pas ! Il y a bien la solution d’un petit plug-in qui s’appelle MoonLight mais ça n’a pas fonctionné chez moi. Exit donc la TV de rattrapage de France TV.

Du côté de l’impression, j’ai essayé d’installer notre imprimante Epson qui est en réseau. Malheureusement, je n’ai pas trouvé la fonction Google Cloud Print sur le ChromeBook alors que c’est bien actif sur mon Chrome sous Windows 7 et sur le même réseau bien évidemment. J’essaierai à nouveau plus tard mais en attendant, ça n’a pas marché chez moi.

Les Performances

Bon, vous connaissez les caractéristiques techniques de la bête donc c’est ni plus ni moins qu’un netbook en terme de puissance brut. Comme vous vous en doutez, on n’a pas pu installé de logiciels pour tester le hardware mais un rapide test de vidéos sous Youtube nous a fait comprendre que les vidéos 720p ne sont pas encore pour tout de suite. Je ne sais pas si c’est l’OS ou le hardware qui bloque mais toujours est-il qu’il faudra s’arrêter à du 480p… Dommage quand on a un tel écran. Attention, je parle de vidéos Flash, c’est passer sans problème avec une vidéo en 720p mais elle était optimisé pour Chrome OS. Autant je n’ai pas eu de soucis avec les musiques et photos, autant pour les vidéos, il faudra s’arrêter aux formats supportés, à savoir du MPEG-4 et du WebM. Pour les DivX, Xvid ou autres MKV provenant d’internet, il faudra repasser. Dommage. J’espère d’ailleurs que des plug-ins extérieurs à Google permettront la lecture de ces formats “exotiques” mais en attendant, il faudra passer par la case reconversion.

Autre petit test que j’ai pu faire, lancer un bon petit paquet d’onglets avec des pages différentes. Et bien si vous vous amusez à lancer deux vidéos Youtube en même temps, ça risque de ralentir fortement les autres onglets. Mais pour être honnête, dans un usage normal, je n’ai pas eu à me plaindre.

A côté, j’ai eu quelques plantages, sans conséquences certes, mais des plantages quand même. Du genre le navigateur qui se fermait pour se relancer tout de suite après et le tout en boucle. C’était visiblement due à la connexion au réseau WiFi qui avait lâché. Je n’ai pas trouvé d’autres moyens que de relancer la machine. Mais à part ça, c’était souvent stable.

La 3G

Samsung a eu la bonne idée de nous prêter la version 3G. Par contre, je n’ai pas réussi à faire fonctionner la 3G, que cela soit chez SFR ou Orange. Attention, je précise que les abonnements sont des abonnements purement DATA donc il ne devait pas y avoir de problème. Surtout que j’ai réessayé ces cartes SIMs sur un laptop en 3G après coup et ça a fonctionné sans problème.
J’ai eu une fois la connexion mais internet ne fonctionnait pas. Très honnêtement, je ne voyais pas et ne voit toujours pas d’où vient le problème si ce n’est un problème avec la 3G du ChromeBook de Samsung.
Sinon, je vous rappelle que c’est avec SFR que les ChromeBooks sont vendus en France et pour les détails des offres, c’est par ICI.

L’Autonomie

De ce côté, chapeau bas, dans mon utilisation (surf, mail, un peu de Youtube, toujours du surf), il a fallu 3 jours pour arriver à bout de la batterie. Alors forcément, quand on enlève le superflu, les applications locales et que tout dépend du navigateur, ça nous donne une certaine optimisation de la batterie. Samsung promet 8h30 d’autonomie en continu et je pense qu’on doit les atteindre bien facilement. On notera aussi une recharge relativement rapide.

Conclusion

Pas facile de vous donner une conclusion. Très honnêtement, je crois au principe de l’ordinateur cloud mais je pense qu’il est juste encore trop tôt pour s’y mettre. Tout simplement parce que nos connexions internets (3G) ne sont pas encore stables et disponibles à 100%. De même, on est peut-être encore un chouilla paranoïa pour faire confiance au cloud.
C’est d’ailleurs pour cela que Google prévoit un mode off-line qui, du coup, retirera un peu de l’intérêt du tout-cloud. Dans l’état actuel des choses, le ChromeBook n’est pas pour tout le monde, vous devez être certains de ne pas avoir besoin de stockage en local et être certains aussi d’avoir tout le temps une connexion internet. On en revient donc presque aux mêmes besoins de base qu’impliquent les tablettes sauf que là, vous aurez un clavier physique.

Chrome OS est encore quelque part en Beta et il ne faut pas oublier non plus les avantages d’un tel système comme la synchronisation de ce qu’on fait, l’instant-on, l’autonomie, le cloud ou encore la sécurité des données qui peuvent justifier Chrome OS.

Mais peut-on justifier 450€ dans un produit en devenir ? Sans doute pas. Dans l’état actuel des choses, je pense qu’il serait bien d’avoir la possibilité d’installer Chrome OS en tant qu’ OS à démarrage instantané sur n’importe quels ordinateurs portables. Ainsi, on aura Chrome OS pour l’Instant-On et le navigateur internet et si on a besoin de plus, on pourra toujours passer sur Windows, Linux ou Mac OSX.

Concernant le Samsung Serie 5 en lui-même, c’est une bonne machine avec une finition à la hauteur ainsi qu’une autonomie plus que bonne. La machine, en soi, est plutôt bonne pour le prix demandé mais une cure d’amincissement ne serait pas de trop, les ChromeBook auront plus à y gagner en étant plus légères. Il faudra juste être sûr de vos besoins par rapport à ce que propose Chrome OS.

L’idée d’un ordinateur en mode cloud ne date pas d’hier. Microsoft en parlait déjà à l’époque de Bill Gates mais la firme de Redmond n’avait pas eu le courage de s’y intéresser vraiment. C’est donc Google, le géant de la génération internet qui s’y est collé il y a quelques années avec leur arrivée dans le monde merveilleux des navigateurs internet, à savoir Chrome.
Etant une compagnie totalement dédiée à internet, c’était quelque part un peu normal de voir Google proposer l’idée d’un ordinateur totalement connecté et basé sur son navigateur maison. Le but de la firme de MountainView est donc de vous proposer un ordinateur totalement online, où le contenu local n’avait plus sa place. Evidemment, les habitudes sont dures à changer et à défaut de totalement supprimer le hors-ligne, Google minimise au maximum ce dernier.

Après un peu plus de six mois de Beta avec son Cr-48, premier Chromebook à destination des développeurs et béta-testeurs, c’est avec Samsung que le moteur de recherche vient de lancer le premier ChromeBook officiel et à destination du grand public, la Série 5. En gros, un laptop avec un démarrage instantané, du WiFi, de la 3G et une bonne autonomie, de quoi attirer le grand public. Qu’en est-il vraiment ?


Les caractéristiques

Vous devez sans doute déjà les connaître mais pour rappel, le ChromeBook de Samsung avec sa Série 5 vous propose un écran de 12,1″, une résolution d’écran de 1280×800, un processeur dual-core Intel Atom N570, 2Go de RAM, 16Go de SSD, du WiFi n, la 3G, deux ports USB 2.0, un port mini-VGA (livré avec l’adaptateur), un port mémoire SD/SDHC/SDXC, le tout dans un poids de 1,48kg.

Dans la boîte

Classé sur le marché des ordinateurs portables d’entrée de gamme, ne vous attendez pas à un packaging des plus originaux, on est dans le classique. La boîte n’est pas trop grande et elle contient le ChromeBook bien évidemment, l’adaptateur mini-VGA/VGA et le chargeur secteur. Pas d’étui ou d’autre chose superflue.
Alors qu’on est censé être dans le monde de la mobilité, il est dommage que la marque coréenne n’ait pas souhaité livrer un chargeur comme celui qui est livré avec le Samsung Series 9, à savoir petit. On se retrouve donc avec les éternels chargeurs en deux parties dont un câble d’alimentation épais et toujours aussi encombrant.

Un tour physique

Pour ce qui est de la forme, le Samsung Série 5 vous propose un design plus proche d’un ultra-portable que d’un netbook. En effet, l’écran de 12,1″ n’y est sans doute pas étranger et ça change des netbooks avec les éternels écrans de 10,1″. Le plus drôle quelque part est que je ne classe pas le ChromeBook de Samsung comme un netbook (du moins, au niveau du design) alors que c’est justement l’incarnation parfaite du netbook, à savoir, un mini-laptop dédié au net.

Au niveau de la finition, rien à dire, le tout est plutôt solide et bien fini. Les plastiques ne sont sans doute pas les meilleurs qu’il nous ait été donner de voir mais il y a pire. Le dos de l’écran est plutôt fragile et ne faites surtout pas comme Greg qui a voulu tenir le Chromebook que par l’écran, le fou ^^.
Le design est plutôt réussi et on apprécie les lignes fluides, j’ai aimé le fait que le tout soit homognène, il n’y a pas de partie plus épaisse que d’autre, pas de trappes avec des vis dans tous les sens, ça change des netbooks ou même des ordinateurs portables d’entrée de gamme. J’ai bien aimé aussi le logo de Samsung ainsi que celui de Chrome, les deux sont plutôt discrets et ne dénaturent pas le design général.

Sur la tranche gauche se trouvent la prise secteur, la prise jack et une trappe enfermant un port USB 2.0 avec la fameuse sortie mini-VGA. J’aurais préféré du micro-HDMI mais on notera l’effort de cette trappe qui rend le design plus homogène ainsi que le fait que l’adaptateur soit livré en standard. Sur la tranche droite se trouvent un port USB 2.0 avec une autre trappe enfermant cette fois un port SIM et un switch qui permet d’activer le mode développeur. Evidemment, si vous n’avez pas la version 3G, vous ne trouverez pas cette trappe. Sur le devant se trouve un unique port mémoire SD/SDHC/SDXC et rien sur l’arrière de la machine.

Vous aurez le choix entre une finition blanche ou une finition noire pour le dos de l’écran. On notera que sur la version noire, il ne s’agira pas d’un revêtement brillant mais d’une sorte de revêtement texturé. Dans tous les cas, vous ne verrez pas les traces de doigts, quelque soit les versions, et ce n’est pas plus mal.
Sur le dessous de l’appareil, vous trouverez quelques aérations et les hauts-parleurs. Inutile de vous dire que le son est digne d’un ordinateur de cette gamme, ça dépanne mais rien ne vaudra de vrais écouteurs et/ou des enceintes externes.
Pour ce qui est des aérations, rien à signaler si ce n’est bien évidemment les ventilateurs qui se font entendre dès lors que vous sollicitez la machine avec des onglets Youtube à foison.

On finit le tour de l’appareil avec son poids de 1,48kg. Ce n’est pas lourd pour un ordinateur portable mais très honnêtement, pour un ChromeBook ou un netbook, c’est lourd. Quitte à pousser le concept de la mobilité, autant y aller franco et proposer quelque chose rivalisant avec les tablettes. Pour moi, un ChromeBook ne devrait pas dépasser le kilo.

L’écran

Pour ce qui est de l’écran, il est très lumineux et on apprécie la dalle matte. Par contre, je ne sais pas si c’est ma version ou pas mais les couleurs m’ont semblé complètement dénaturées. Alors oui, le ChromeBook ne demande pas un tel niveau d’exigence en terme de colorimétrie et ne se destine pas aux photographes mais ça choque. Par contre, pour ce qui est de l’internet, on apprécie forcément la taille de la dalle et la résolution de 1280×800. Quand on couple luminosité et dalle matte, on obtient une bonne lisibilité en plein soleil, tant mieux. On notera aussi un angle de vision impressionnant, c’est comme sur les TV LED actuelles.
Au dessus de l’écran se trouve la webcam et très honnêtement, je n’ai pas eu l’occasion de la tester puisque je ne suis pas très vidéo-conférence.

Le Clavier et le Trackpad

Au niveau du clavier, il est de type chicklet. Et pour les trolls, je vous rappelle que ce n’est pas une invention Apple. On aime ou on n’aime pas, mais pour ma part, j’adhère totalement, donc ça va. Les touches sont parfaitement espacées et je n’ai rencontré aucun soucis lors de la saisie de ce test. Par contre, j’aurais aimé un fond de clavier plus rigide et en version mat parce que le brillant est salissant et j’ai parfois l’impression de voir la touche s’enfoncer un peu. De même, j’aurais aimé un autre plastique au niveau des repose-mains puisque celui présent marque énormément. Après une petite heure dessus, les traces seront vos amies…
Sinon, on notera quelques subtilités sur le clavier d’un ChromeBook. En effet, il n’y a plus de touche Caps Lock, elle a été remplacée par une touche de recherche. Cela pourrait en choquer plus d’un mais ça ne m’a pas tant gêné que ça. Les touches de fonctions ont aussi été remplacées avec des raccourcis pour Chrome OS. Rien de transcendant en soi parce que mes habitudes n’ont pas été chamboulées. AMHA, seule la touche F5 pourrait éventuellement manquer à certains mais passer une période d’habitude, on s’y fait très facilement. Enfin, pour ceux qui ne le sauraient pas, on remplace F5 par Ctrl + R.

J’ai beaucoup apprécié de voir la marque coréenne proposer un grand trackpad. Il n’arrive pas à la hauteur de celui d’un MacBook chez Apple, mais c’est bien mieux que celui de nombreux PC et autres netbooks qui vous en proposent un toujours riquiqui.
Le trackpad fonctionne d’ailleurs comme sur un Mac à savoir un doigt pour le clic et deux doigts pour le clic droit. Les drivers ne devaient pas être optimisés parce qu’il a souvent eu du mal avec le multitouch. En effet, entre le glisser-déposer et autres clic-droit, j’ai souvent dû m’y reprendre à deux fois pour faire ce que je voulais.

Chrome OS

En fait, très honnêtement, je ne sais pas trop comment vous présenter Chrome OS puisque tout se base sur le navigateur Chrome de Google. Du coup, il vous suffit de lancer Chrome sur votre ordinateur en plein écran pour vous donner une idée de Chrome OS.

Evidemment, il y a des différences entre le navigateur et l’OS basé sur ce même navigateur. Pour info, l’image disque pour la restauration fait un peu moins d’1Go. L’allumage a mis très exactement 7,9 secondes pour arriver sur l’écran de connexion. Une fois connecté, la navigateur fonctionne plutôt bien et réalise ce qu’on attend de lui. En sortie de veille, le démarrage instantané fonctionne très bien et c’est plus qu’appréciable. Imaginez que vous ayez besoin de vous connecter à internet, vous ouvrez le ChromeBook et hop, c’est connecté. C’est d’ailleurs un des points forts du ChromeBook.

Je reviens vite-fait sur la toute première connexion qui m’a impressionné. Dès lors que vous vous êtes connectés, Chrome synchronise tout ce qui est lié sur votre compte Google, du coup, vous récupérez tous vos signets, extensions, thèmes, etc… En deux temps trois mouvements, vous retrouvez votre environnement de travail.

Tout dépend donc de votre compte Google et d’une connexion internet. Le mode hors-ligne est encore en Beta et n’arrivera que courant juillet. Du coup, si vous n’avez plus de connexion internet, vous ne pourrez pas faire grand chose en mode hors-ligne. Il y a déjà quelques logiciels qui “s’installent” en local mais ça se compte sur les doigts d’une main (les jeux en règle général).

Un autre point où Chrome OS se différencie de Chrome, c’est au niveau de la sécurité. En effet, tout est stocké et crypté sur le SSD de 16Go. Du coup, impossible d’accéder au système de fichiers pour voir ce que vous faisiez. Si vous venez à perdre votre ChromeBook et si votre mot de passe n’est pas facilement identifiable, il sera impossible d’accéder à ce que vous faisiez. Et cloud oblige, tout ce que vous faisiez est forcément sur le cloud, et donc synchronisé. En vous rachetant un autre ChromeBook ou en vous connectant sur un autre ChromeBook, vous récupérerez ainsi ce que vous faisiez sur le ChromeBook perdu/volé.

Il faudra cependant faire attention aux données de vos espaces de stockages externes comme les disques durs ou autres cartes SD/SDHC parce leur contenu n’est pas protégé. A ce propos, ça fonctionne assez simplement, vous insérerez un espace de stockage externe, un onglet s’ouvre avec l’accès aux fichiers du disque externe. Chrome OS est compatible avec tous les formats de formatage sauf le HFS qui sera en mode lecture seulement (Voir les détails ICI).

Il y a aussi quelques subtilités comme la gestion des utilisateurs autorisés, la gestion des réseaux, la configuration du trackpad ou encore bien évidemment les options de Chrome en passant par la sauvegarde des fichiers sur support externe mais c’est du classique de chez classique donc je ne vais pas m’attarder dessus.

Les Applications de Chrome OS

Les applications Chrome OS sont accessibles depuis l’écran d’accueil d’un onglet, et on parle de toutes les applications comme GMail, Google Docs, Youtube, etc… C’est sous la forme d’une grille d’applications que ces dernières vous sont présentées. On regrettera le fait de ne pas pouvoir créer de dossiers ou autres sections afin d’organiser ses applications.
Il faut juste savoir si l’application en question est en fait un raccourci ou une véritable application. Dans ce dernier cas, on n’a pas eu de soucis avec des applications telles que Google, New York Times ou Sports Illustrated. On découvre d’ailleurs en utilisant ces applications Chrome qu’elles sont du genre légères. On notera désormais l’arrivée de petites notifications ou encore des petites fenêtres d’applications situées en bas à droite comme c’est le cas pour Google Talk. Elles sont en surimpression, et ce, quelque soit votre page web et quelque soit l’onglet sur lequel vous vous trouvez. Pratique. Vous pouvez de plus les minimiser et revenir dessus plus tard. On se demande d’ailleurs pourquoi on n’a pas le droit aux mêmes optimisations sur Chrome.

Toujours concernant les applications, tout passera par le Chrome Web Store et évidemment, rien ne pourra être installé de manière locale, il faudra être connecté, toujours connecté. Cela nous donne ainsi une idée de ce que sera notre futur informatique si la voie du cloud continue son aventure. Imaginez un OS totalement en cloud avec bien évidemment des applications gratuites mais aussi des applications sous forme d’abonnement. Adobe a déjà commencé et je pense que ce n’est pas innocent.

Pour ce qui est des offres logicielles, c’est encore assez faible il faut dire mais l’offre devrait progresser assez rapidement. D’un autre côté, les outils de base sont déjà présents sur le store comme Google Music pour la musique, PicNik dans Picasa pour la photo et l’édition de photos, GoogleDocs pour la bureautique, la lecture de vidéos en natif dans le navigateur, un dictaphone, un client Twitter comme TweetDeck, etc… As-t-on besoin de plus quand notre utilisation se limite à de la bureautique de base et à de l’internet ?
A noter qu’il faudra oublier les sites sous Silverlight, ça ne fonctionne pas ! Il y a bien la solution d’un petit plug-in qui s’appelle MoonLight mais ça n’a pas fonctionné chez moi. Exit donc la TV de rattrapage de France TV.

Du côté de l’impression, j’ai essayé d’installer notre imprimante Epson qui est en réseau. Malheureusement, je n’ai pas trouvé la fonction Google Cloud Print sur le ChromeBook alors que c’est bien actif sur mon Chrome sous Windows 7 et sur le même réseau bien évidemment. J’essaierai à nouveau plus tard mais en attendant, ça n’a pas marché chez moi.

Les Performances

Bon, vous connaissez les caractéristiques techniques de la bête donc c’est ni plus ni moins qu’un netbook en terme de puissance brut. Comme vous vous en doutez, on n’a pas pu installé de logiciels pour tester le hardware mais un rapide test de vidéos sous Youtube nous a fait comprendre que les vidéos 720p ne sont pas encore pour tout de suite. Je ne sais pas si c’est l’OS ou le hardware qui bloque mais toujours est-il qu’il faudra s’arrêter à du 480p… Dommage quand on a un tel écran. Attention, je parle de vidéos Flash, c’est passer sans problème avec une vidéo en 720p mais elle était optimisé pour Chrome OS. Autant je n’ai pas eu de soucis avec les musiques et photos, autant pour les vidéos, il faudra s’arrêter aux formats supportés, à savoir du MPEG-4 et du WebM. Pour les DivX, Xvid ou autres MKV provenant d’internet, il faudra repasser. Dommage. J’espère d’ailleurs que des plug-ins extérieurs à Google permettront la lecture de ces formats “exotiques” mais en attendant, il faudra passer par la case reconversion.

Autre petit test que j’ai pu faire, lancer un bon petit paquet d’onglets avec des pages différentes. Et bien si vous vous amusez à lancer deux vidéos Youtube en même temps, ça risque de ralentir fortement les autres onglets. Mais pour être honnête, dans un usage normal, je n’ai pas eu à me plaindre.

A côté, j’ai eu quelques plantages, sans conséquences certes, mais des plantages quand même. Du genre le navigateur qui se fermait pour se relancer tout de suite après et le tout en boucle. C’était visiblement due à la connexion au réseau WiFi qui avait lâché. Je n’ai pas trouvé d’autres moyens que de relancer la machine. Mais à part ça, c’était souvent stable.

La 3G

Samsung a eu la bonne idée de nous prêter la version 3G. Par contre, je n’ai pas réussi à faire fonctionner la 3G, que cela soit chez SFR ou Orange. Attention, je précise que les abonnements sont des abonnements purement DATA donc il ne devait pas y avoir de problème. Surtout que j’ai réessayé ces cartes SIMs sur un laptop en 3G après coup et ça a fonctionné sans problème.
J’ai eu une fois la connexion mais internet ne fonctionnait pas. Très honnêtement, je ne voyais pas et ne voit toujours pas d’où vient le problème si ce n’est un problème avec la 3G du ChromeBook de Samsung.
Sinon, je vous rappelle que c’est avec SFR que les ChromeBooks sont vendus en France et pour les détails des offres, c’est par ICI.

L’Autonomie

De ce côté, chapeau bas, dans mon utilisation (surf, mail, un peu de Youtube, toujours du surf), il a fallu 3 jours pour arriver à bout de la batterie. Alors forcément, quand on enlève le superflu, les applications locales et que tout dépend du navigateur, ça nous donne une certaine optimisation de la batterie. Samsung promet 8h30 d’autonomie en continu et je pense qu’on doit les atteindre bien facilement. On notera aussi une recharge relativement rapide.

Conclusion

Pas facile de vous donner une conclusion. Très honnêtement, je crois au principe de l’ordinateur cloud mais je pense qu’il est juste encore trop tôt pour s’y mettre. Tout simplement parce que nos connexions internets (3G) ne sont pas encore stables et disponibles à 100%. De même, on est peut-être encore un chouilla paranoïa pour faire confiance au cloud.
C’est d’ailleurs pour cela que Google prévoit un mode off-line qui, du coup, retirera un peu de l’intérêt du tout-cloud. Dans l’état actuel des choses, le ChromeBook n’est pas pour tout le monde, vous devez être certains de ne pas avoir besoin de stockage en local et être certains aussi d’avoir tout le temps une connexion internet. On en revient donc presque aux mêmes besoins de base qu’impliquent les tablettes sauf que là, vous aurez un clavier physique.

Chrome OS est encore quelque part en Beta et il ne faut pas oublier non plus les avantages d’un tel système comme la synchronisation de ce qu’on fait, l’instant-on, l’autonomie, le cloud ou encore la sécurité des données qui peuvent justifier Chrome OS.

Mais peut-on justifier 450€ dans un produit en devenir ? Sans doute pas. Dans l’état actuel des choses, je pense qu’il serait bien d’avoir la possibilité d’installer Chrome OS en tant qu’ OS à démarrage instantané sur n’importe quels ordinateurs portables. Ainsi, on aura Chrome OS pour l’Instant-On et le navigateur internet et si on a besoin de plus, on pourra toujours passer sur Windows, Linux ou Mac OSX.

Concernant le Samsung Serie 5 en lui-même, c’est une bonne machine avec une finition à la hauteur ainsi qu’une autonomie plus que bonne. La machine, en soi, est plutôt bonne pour le prix demandé mais une cure d’amincissement ne serait pas de trop, les ChromeBook auront plus à y gagner en étant plus légères. Il faudra juste être sûr de vos besoins par rapport à ce que propose Chrome OS.