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[Test] Titanfall 2

Notre avis
7 / 10

Par killy le

Cas d’école du jeu à potentiel dont l’intérêt s’était écroulé sous les pas lourd d’un manque de contenu, Titanfall a tout de même réussi à pérenniser son ADN. C’est bien conscient de cette lacune que Respawn lance dans la nature Titanfall 2, promis comme bien plus costaud. Après le petit ange parti trop tôt, le gros bébé arrivé trop tard ?

titanfall 2

FPS chargé de gros mechas au design titillant la mémoire encore vivace de la série Mechwarrior, Titanfall avait créé la surprise il y a 2 ans. Imparfait, prenant la forme d’un flyer commercial pour un futur projet, déserté rapidement, il proposait pourtant une approche originale. Il remettait la vitesse et l’agilité au centre du gameplay, ainsi qu’un système « asymétrique » de joueurs à pieds et d’autres à l’intérieur de titans, robots géants et armés. Bien évidemment, ce nouveau Titanfall 2 conserve cette spécificité forte en la replaçant dans ce qui aurait dû être son prédécesseur, à savoir un jeu complet.

La vraie plus-value de cette suite est son mode solo qui s’articule autour d’une histoire de copinage entre robots et humains, entre Jack Cooper et BT 7274. Soldat au sein de la Milice dans la zone de la Frontière – limite de l’expansion spatiale humaine – Jack rencontre le titan BT au cours d’une opération qui tourne mal. Transformé en binôme par la force des choses, ces deux protagonistes ne vont pas de contenter de collaborer dans une relation pilote/mecha, chacun disposant d’un vrai caractère.

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Si l’idée est classique, autant dans le domaine du jeu vidéo que dans celui de la littérature ou du cinéma, elle est ici exploitée avec une certaine sensibilité. Un constat étonnant de la part d’un Respawn dont l’héritage est en grande partie celui de Call of Duty. Rattrapant Jack après une chute, le propulsant jusqu’à un objectif, transformant son corps en bouclier pour le protéger, BT est davantage qu’une armure à investir. Il devient tout à la fois un gimmick de gameplay et une aide véritable qui impose son côté attachant au fur et à mesure de l’aventure. Et si l’écriture n’est pas le point fort de Titanfall 2, avec des dialogues convenus et des personnages secondaires transparents, son approche d’une certaine notion d’aventure chaleureuse se laisse appréhender avec plaisir. La campagne fait preuve d’une belle efficacité, proposant des phases de bravoure qui fonctionnent parfaitement et surtout une poignée de niveaux surprenant d’inventivité.

Les différents chapitres se concluent par des boss, stéréotypes vivants de grands méchants de films d’action 80’s, demandant d’adapter sa stratégie en fonction des éléments du mécha à sa disposition. Car à la différence du premier épisode, il est ici possible de changer la configuration de son mécha en fonction de divers build qui ont chacun une spécificité. Une feature qui trouve son utilité en mode difficile, tant le changement opéré entre deux styles de jeu reste anecdotique dans les autres niveaux de difficulté. Mais ces modifications prennent une toute autre saveur en multi.

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