Test

Test – Trials Evolution

Notre avis
9 / 10

Par Gaylord le

Le voilà, le messie, le tant attendu Trials Evolution du studio RedLynx débarque enfin sur nos chères Xbox 360. Si vous sentez de l’émotion dans cette introduction, peut-être une pointe de favoritisme pour ce jeu de motocross qui n’en est pas vraiment un, vous avez vu juste : je suis amoureux. Laissez moi remettre mes vêtements et je vous raconte le pourquoi du comment de ce qui fait de Trials Evolution un grand jeu doublé d’un excellent défouloir. Mais un investissement de poids, en heures avalées et en manettes brisées contre les murs.


Previously sur ma motocross…

Trials HD, le précédent opus, mettait déjà la barre très haut. Le jeu se présente ni plus ni moins comme un jeu mêlant course et d’équilibre et dotée d’une jouabilité millimétrée. Le joueur n’a que deux choses à gérer, l’accélération et l’inclinaison du joueur. Sur le papier, le principe est tout aussi simple : il faut passer la ligne d’arrivée, arriver à la fin du parcours et de ses obstacles. Dans les premiers parcours, on peut respirer, ressentir la vitesse et l’excitation des courbes et pentes, mais plus tard la sentence tombe et il faudra user de sang-froid et de réflexe pour arriver entier à la fin d’un parcours. Entier mais pas forcément en une seule fois, le principe de Trials HD repose essentiellement sur l’échec, sur le fait de passer un piège, d’atteindre le point de contrôle pour ensuite s’arracher les cheveux sur le prochain obstacle, etc. Perdre et réapparaître instantanément, à la manière d’un Super Meat Boy. S’ajoute à ce mécanisme des médailles à collecter, en fonction du chrono et du nombre de fautes commises. Si vous avez des amis, le temps et fantômes de ces derniers qui viendront vous taquiner en plein partie. Une pression supplémentaire à gérer devant l’étendue de leur talent (ou de leur faiblesse). L’esprit compétition à son meilleur je vous dis, seul face à la physique du jeu. Le maître du monde ou le pire des joueurs qu’il soit d’un simple geste du pouce, d’une inclinaison heureuse ou malheureuse du pilote sur sa bécane. Voilà le délicieux enfer qui attendait les joueurs en 2009. En 2012, Trials Evolution se paie le luxe de franchir un nouveau cap, dans ses circuits plus colorés, dans des mondes ouverts évolutifs, jouant maintenant sur la perspective et une mise en scène spectaculaire (au hasard, on peut rejouer le débarquement allié ou s’enfuir d’un monde en flammes). Sans oublier l’implantation de quelques modes bien sentis. Le même jeu en mieux qu’on vous dit, en beaaaaaucoup mieux.


Un monde de saveurs à découvrir

A l’apparition du titre, des modes surgissent et les frissons d’excitation qui vont avec. Mode multijoueur ? Central des pistes ? Laissons ces friandises de côté pour le moment et attaquons au mode solo et ses nouveaux tracés. D’emblée on est accueillis par une carte aux chemins bloqués, principe calqué sur celui de la carte des niveaux dans Super Mario Bros 3. Moins austère et répétitif dans son déroulement que le précédent Trials HD, on sort des listes de courses bien délimités pour picorer un peu de tout. Dans cette logique, on débloque rapidement de nouveaux embranchements : les permis de conduire (chacun pour un niveau de difficulté), les tournois et les jeux d’adresse (avec tout plein de nouveaux mini-jeux pour torturer notre pilote). Progresser le plus rapidement demande maintenant de récolter le plus de médailles possible sur chaque tracé (une médaille de bronze = 1 point, argent = 2, or = 3). Les permis équilibrent bien la progression dans la difficulté, agrémentés désormais de tutoriaux pour apprendre les finesses de la physique et segmenté les niveaux de parcours. Une aide appréciable dans cet opus à la vue du niveau plus élevé des tournois proposés, plus nombreux et plus violents. N’oublions pas les mini-jeux qui faisaient déjà le bonheur des joueurs sur Trials HD en plaçant le pilote dans des situations improbables. Pêle-mêle vous découvrirez ici une poignée de nouvelles sensations comme un jeu de soucoupes volantes, un jeu de plate-forme inspiré de Mr.Splosion Man, un simulateur d’Icare ou un parcours de ski acrobatique. Moins répétitif que son aîné, le système de médailles à collecter sur l’ensemble de ces “niveaux” permet de débloquer les courses suivantes (et des petites surprises), idéal pour tuer l’ennui et goûter aisément à toutes les nouvelles idées mises en places. Notons aussi la possibilité de gagner des dollars à chaque course finie ou nouvelle médaille acquise, que l’on s’empresse de dépenser dans le garage pour rhabiller de la tête au pied son joueur et customiser sa bécane dans les moindres détails. Une option purement esthétique, pour briller par rapport aux challengers rencontrés dans le mode online.


Super multi

Grande nouveauté de ce Trials Evolution : la possiblité de concourir, en local ou en ligne, contre quatre adversaires dans le mode Supercross. Dans les deux cas, chaque concurrent est placé côté à côté sur le même tracé, sans aucune possibilité de se gêner physiquement, mais à la manière des fantômes en mode solo, simplement en mettant la pression à son concurrent en jouant à son meilleur niveau. L’idée est très efficace et ne tarde pas à faire pousser des cris de désespoir à la moindre faute, et nous sanctionner immédiatement par des points en moins. En local, les quatre joueurs (rouge, bleu, jaune et vert) se déplacent en concert et la moindre sortie d’un joueur de l’écran le fait réapparaître dans le peloton de tête, avec un point en moins. En ligne, le joueur réapparaît au dernier point de contrôle à la moindre chute, toujours en perdant un point. Une fois la ligne d’arrivée franchie, distribution de points en fonction de sa position (les meilleurs sont mieux récompensés, loi Mario Kart 1993) puis petite soustraction par rapport aux fautes commises, histoire de rééquilibrer ou creuser l’écart, et d’ajouter une donnée tactique supplémentaire. Le dernier au classement n’est plus forcément le dernier de la course mais celui qui a fait le plus de fautes en se précipitant. Comme pour le mode solo, on a vite fait de tomber dedans et d’enchaîner les petits tournois. En ligne, le mode Trials classique (contre les fantômes adverses en temps réel) est également disponible, sympathique mais moins fou.


Trials Revolution

Là où on ne l’attendait pas, Trials Evolution surprend. Le mode éditeur, toujours aussi fourni, permet maintenant de partager ses tracés avec le monde entier et non plus avec ses amis. Plus complet, plus fourni en objets, il fera le bonheur des petits bidouilleurs du dimanche. Pour les autres, les vrais malades, un mode éditeur ultra poussé fait son apparition et permettra lui aussi de perdre de nombreuses heures, dans la création de niveaux entièrement personnalisables. Au point même de créer son propre mini-jeu, en utilisant un gameplay, des textures, des véhicules différents. Bref, en créant son propre jeu vidéo miniature et en l’envoyant en ligne pour le soumettre aux usagers. RedLynx fait fort et implante dans son jeu un système de téléchargements de niveaux sans passer par la case DLC, avec un système de notes permettant de repérer rapidement les créations intéressantes. Au joueur de fouiller et de tomber sur des courses de Trials repensés par les joueurs ou des gameplay complètement alternatifs. C’est bien simple : à aucun moment il est impossible de tourner en rond dans Trials Evolution. Il y a toujours quelque chose à faire.


Conclusion

Doté d’une ambiance sonore folle, d’un contenu juste hallucinant et de modes peu nombreux mais variés et complémentaires, Trials Evolution met la barre très haut dans le jeu vidéo et signe l’arrivée d’un nouveau divertissement fun et décomplexé. Sa prise en main simpliste mais addictive, ses tracés généreux et tortueux et son prix (1200 points soit 14 €) redonne espoir au joueur morose, noyé sous une pléthore de jeux gris/marrons, uniformes et faussement spectaculaires. RedLynx revoit sa copie vers le haut et apporte pour le coup une suite qui en a le nom et les épaules.

Le voilà, le messie, le tant attendu Trials Evolution du studio RedLynx débarque enfin sur nos chères Xbox 360. Si vous sentez de l’émotion dans cette introduction, peut-être une pointe de favoritisme pour ce jeu de motocross qui n’en est pas vraiment un, vous avez vu juste : je suis amoureux. Laissez moi remettre mes vêtements et je vous raconte le pourquoi du comment de ce qui fait de Trials Evolution un grand jeu doublé d’un excellent défouloir. Mais un investissement de poids, en heures avalées et en manettes brisées contre les murs.


Previously sur ma motocross…

Trials HD, le précédent opus, mettait déjà la barre très haut. Le jeu se présente ni plus ni moins comme un jeu mêlant course et d’équilibre et dotée d’une jouabilité millimétrée. Le joueur n’a que deux choses à gérer, l’accélération et l’inclinaison du joueur. Sur le papier, le principe est tout aussi simple : il faut passer la ligne d’arrivée, arriver à la fin du parcours et de ses obstacles. Dans les premiers parcours, on peut respirer, ressentir la vitesse et l’excitation des courbes et pentes, mais plus tard la sentence tombe et il faudra user de sang-froid et de réflexe pour arriver entier à la fin d’un parcours. Entier mais pas forcément en une seule fois, le principe de Trials HD repose essentiellement sur l’échec, sur le fait de passer un piège, d’atteindre le point de contrôle pour ensuite s’arracher les cheveux sur le prochain obstacle, etc. Perdre et réapparaître instantanément, à la manière d’un Super Meat Boy. S’ajoute à ce mécanisme des médailles à collecter, en fonction du chrono et du nombre de fautes commises. Si vous avez des amis, le temps et fantômes de ces derniers qui viendront vous taquiner en plein partie. Une pression supplémentaire à gérer devant l’étendue de leur talent (ou de leur faiblesse). L’esprit compétition à son meilleur je vous dis, seul face à la physique du jeu. Le maître du monde ou le pire des joueurs qu’il soit d’un simple geste du pouce, d’une inclinaison heureuse ou malheureuse du pilote sur sa bécane. Voilà le délicieux enfer qui attendait les joueurs en 2009. En 2012, Trials Evolution se paie le luxe de franchir un nouveau cap, dans ses circuits plus colorés, dans des mondes ouverts évolutifs, jouant maintenant sur la perspective et une mise en scène spectaculaire (au hasard, on peut rejouer le débarquement allié ou s’enfuir d’un monde en flammes). Sans oublier l’implantation de quelques modes bien sentis. Le même jeu en mieux qu’on vous dit, en beaaaaaucoup mieux.


Un monde de saveurs à découvrir

A l’apparition du titre, des modes surgissent et les frissons d’excitation qui vont avec. Mode multijoueur ? Central des pistes ? Laissons ces friandises de côté pour le moment et attaquons au mode solo et ses nouveaux tracés. D’emblée on est accueillis par une carte aux chemins bloqués, principe calqué sur celui de la carte des niveaux dans Super Mario Bros 3. Moins austère et répétitif dans son déroulement que le précédent Trials HD, on sort des listes de courses bien délimités pour picorer un peu de tout. Dans cette logique, on débloque rapidement de nouveaux embranchements : les permis de conduire (chacun pour un niveau de difficulté), les tournois et les jeux d’adresse (avec tout plein de nouveaux mini-jeux pour torturer notre pilote). Progresser le plus rapidement demande maintenant de récolter le plus de médailles possible sur chaque tracé (une médaille de bronze = 1 point, argent = 2, or = 3). Les permis équilibrent bien la progression dans la difficulté, agrémentés désormais de tutoriaux pour apprendre les finesses de la physique et segmenté les niveaux de parcours. Une aide appréciable dans cet opus à la vue du niveau plus élevé des tournois proposés, plus nombreux et plus violents. N’oublions pas les mini-jeux qui faisaient déjà le bonheur des joueurs sur Trials HD en plaçant le pilote dans des situations improbables. Pêle-mêle vous découvrirez ici une poignée de nouvelles sensations comme un jeu de soucoupes volantes, un jeu de plate-forme inspiré de Mr.Splosion Man, un simulateur d’Icare ou un parcours de ski acrobatique. Moins répétitif que son aîné, le système de médailles à collecter sur l’ensemble de ces “niveaux” permet de débloquer les courses suivantes (et des petites surprises), idéal pour tuer l’ennui et goûter aisément à toutes les nouvelles idées mises en places. Notons aussi la possibilité de gagner des dollars à chaque course finie ou nouvelle médaille acquise, que l’on s’empresse de dépenser dans le garage pour rhabiller de la tête au pied son joueur et customiser sa bécane dans les moindres détails. Une option purement esthétique, pour briller par rapport aux challengers rencontrés dans le mode online.


Super multi

Grande nouveauté de ce Trials Evolution : la possiblité de concourir, en local ou en ligne, contre quatre adversaires dans le mode Supercross. Dans les deux cas, chaque concurrent est placé côté à côté sur le même tracé, sans aucune possibilité de se gêner physiquement, mais à la manière des fantômes en mode solo, simplement en mettant la pression à son concurrent en jouant à son meilleur niveau. L’idée est très efficace et ne tarde pas à faire pousser des cris de désespoir à la moindre faute, et nous sanctionner immédiatement par des points en moins. En local, les quatre joueurs (rouge, bleu, jaune et vert) se déplacent en concert et la moindre sortie d’un joueur de l’écran le fait réapparaître dans le peloton de tête, avec un point en moins. En ligne, le joueur réapparaît au dernier point de contrôle à la moindre chute, toujours en perdant un point. Une fois la ligne d’arrivée franchie, distribution de points en fonction de sa position (les meilleurs sont mieux récompensés, loi Mario Kart 1993) puis petite soustraction par rapport aux fautes commises, histoire de rééquilibrer ou creuser l’écart, et d’ajouter une donnée tactique supplémentaire. Le dernier au classement n’est plus forcément le dernier de la course mais celui qui a fait le plus de fautes en se précipitant. Comme pour le mode solo, on a vite fait de tomber dedans et d’enchaîner les petits tournois. En ligne, le mode Trials classique (contre les fantômes adverses en temps réel) est également disponible, sympathique mais moins fou.


Trials Revolution

Là où on ne l’attendait pas, Trials Evolution surprend. Le mode éditeur, toujours aussi fourni, permet maintenant de partager ses tracés avec le monde entier et non plus avec ses amis. Plus complet, plus fourni en objets, il fera le bonheur des petits bidouilleurs du dimanche. Pour les autres, les vrais malades, un mode éditeur ultra poussé fait son apparition et permettra lui aussi de perdre de nombreuses heures, dans la création de niveaux entièrement personnalisables. Au point même de créer son propre mini-jeu, en utilisant un gameplay, des textures, des véhicules différents. Bref, en créant son propre jeu vidéo miniature et en l’envoyant en ligne pour le soumettre aux usagers. RedLynx fait fort et implante dans son jeu un système de téléchargements de niveaux sans passer par la case DLC, avec un système de notes permettant de repérer rapidement les créations intéressantes. Au joueur de fouiller et de tomber sur des courses de Trials repensés par les joueurs ou des gameplay complètement alternatifs. C’est bien simple : à aucun moment il est impossible de tourner en rond dans Trials Evolution. Il y a toujours quelque chose à faire.


Conclusion

Doté d’une ambiance sonore folle, d’un contenu juste hallucinant et de modes peu nombreux mais variés et complémentaires, Trials Evolution met la barre très haut dans le jeu vidéo et signe l’arrivée d’un nouveau divertissement fun et décomplexé. Sa prise en main simpliste mais addictive, ses tracés généreux et tortueux et son prix (1200 points soit 14 €) redonne espoir au joueur morose, noyé sous une pléthore de jeux gris/marrons, uniformes et faussement spectaculaires. RedLynx revoit sa copie vers le haut et apporte pour le coup une suite qui en a le nom et les épaules.

Notre avis

Indispensable

9 / 10