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Vampyr, A Plague Tale – Innocence, Call of Cthulhu : sombres ambiances au What’s Next de Focus

Jeux-Video

Par M. Excuisite le

On l’avait commencé dans la bonne humeur cette édition 2018 du What’s Next de Focus. Heureux que nous étions d’être enfin au chaud après avoir bravé le froid et la neige qui se sont abattus sur la capitale. Content de (re)voir une partie des studios dans le giron de Focus. Curieux de découvrir les prochains titres de l’éditeur français, ainsi que l’état d’avancement des jeux en cours de développement.

A Plague Tale : Innocence

Et puis notre premier rendez-vous était avec Asobo Game,et notre joie a commencé à s’étioler. Il faut dire que les développeurs bordelais nous ont proposé de faire un saut dans la France du XIVe siècle, alors en proie à la guerre,la peste noire et les nuées de rats, avec A Plague Tale : Innocence. Pour ne rien arranger, l’Église a jugé que le moment était opportun pour lancer une bonne vieille inquisition des familles.

Une demi-heure durant, les développeurs nous ont présenté le début d’un niveau qui survient tôt dans le jeu. On retrouve la jeune Amicia et son petit frère Hugo, les deux personnages principaux contrôlés par le joueur, en compagnie d’un troisième orphelin, le téméraire Lucas. Fuyant les hommes de l’Église, ils doivent traverser un champ de bataille en évitant à la fois les soldats survivants et l’immense marée de rats affamés.

Pour repousser les rongeurs, le joueur doit constamment trouver et créer de nouvelles sources de lumière. L’occasion pour les développeurs de présenter les munitions incendiaires qui permettent, à l’aide de la fronde, d’allumer des braseros et autres tas de foin à distance. Les rats deviennent eux-mêmes une arme lorsqu’il s’agit de se débarrasser des soldats. Brisez leurs torches où assommez-les pour que les nuisibles se jettent sur eux et les dévorent.

Force est de constater que le moteur graphique maison du studio ne galère pas à afficher la marée grouillante de rongeurs. Mais ce qui nous a vraiment séduits lors de cette présentation, c’est l’écriture et surtout la dimension psychologique que semble renfermer A Plague Tale : Innocence. Bien qu’ayant une vie éprouvante, les orphelins ne sont pas habitués à la mort et sont effrayés lorsqu’il découvre les restes d’une bataille ayant fait rage. Cette confrontation à l’horreur de la guerre semble se ressentir aussi bien dans les dialogues que dans le gameplay. Éloignez-vous trop longtemps d’Hugo et il commencera à paniquer, mettant à mal vos séquences d’infiltrations.

On aurait aimé en voir plus, et même pouvoir essayer le jeu, mais il est déjà temps de passer au rendez-vous suivant. Tant pis, il faudra patienter jusqu’au début de l’année prochaine pour retrouver les pauvres orphelins.

On se jette sur un café pour essayer de se remonter le moral. En vain. Peut-être que le prochain jeu nous offrira un peu de gaité… Quoi ? C’est Vampyr ? Et m…

Vampyr

On quitte donc la France moyenâgeuse pour retrouver le Londres de l’entre-deux-guerres ravagé par la grippe espagnole et un mal plus mystérieux. “Retrouver” car ce n’est pas la première fois que l’on assiste aux pérégrinations du Dr. Jonathan Reid, chirurgien doublé d’un vampire, dans les rues de la capitale britannique. Il faut dire que le What’s Next 2018 est l’occasion pour DONTNOD de fêter sa troisième année consécutive de présence à l’évènement parisien.

Annoncé en 2016, Vampyr devait sortir l’année dernière. Pourtant, ce n’est pas avant le 5 juin prochain que l’action-RPG du studio derrière Life is Strange et Remember Me débarquera sur nos glorieuses machines. Les retards n’étant jamais bon signe, c’est donc avec un poil d’appréhension que nous nous apprêtions à retrouver le brave Jonathan.

Heureusement, la démo d’une trentaine de minutes (qui est restée hors de portée de nos mains) a balayé la plupart de nos craintes. Cette version du jeu s’avère plus belle, plus fluide que la démo présentée lors de la Gamescom 2016. Cependant le système de combat, brièvement aperçu ici, semble toujours aussi rigide.

Les développeurs ont préféré se concentrer sur l’un des aspects centraux du jeu, l’enquête. Pour accomplir certaines quêtes, et pour trouver des proies susceptibles d’assouvir notre soif de sang, le joueur doit collecter des indices, traquer une cible à l’aide de la vision du chasseur (un mode semblable à la vision d’aigle des Assassin’s Creed), et surtout dialoguer avec la myriade de PNJ qui compose chaque quartier. Tous les habitants sont uniques et possèdent leur propre histoire.

Discuter avec un journaliste vous permettra par exemple d’en apprendre plus sur les convictions politiques d’un gardien de dispensaire qui vous refuse l’accès à l’établissement. Vous pourrez user des informations fraîchement acquises pour faire pression sur le bonhomme où au contraire lui assurer que vous êtes de son côté.

La dimension unique des PNJ vous contraint également à bien choisir vos cibles puisqu’une fois mort, un personnage secondaire disparait définitivement, vous interdisant l’accès à certaines lignes de dialogues qui sont autant de précieuses informations, voire même certaines quêtes. Les développeurs nous assurent cependant qu’il est tout à fait possible de finir le jeu en ayant massacré toute la population.

La présentation terminée, on s’enfuit vers le stand de Farming Simulator 19 pour profiter de la sérénité de la campagne et s’éloigner de toute cette folie macabre. Malheureusement on est vite rattrapé par un attaché de presse qui nous invite à venir redécouvrir Call of Cthulhu. Pour la tranquillité d’esprit, on repassera.