Le Samsung i5700 plus connu sous le nom de « Galaxy Spica » est le deuxième essai du constructeur Coréen en ce qui concerne les smartphones sous Android (après le i7500 Galaxy qui n’a pas laissé un souvenir impérissable dans les mémoires des amateurs d’Android). Voyons voir si c’est cette fois-ci une meilleure réussite…

samsung-spica-live-01


Test réalisé majoritairement avec la version 1.5 (Cupcake) d’Android, mais mon avis sur la mise à jour 2.1 est disponible à la fin.

Tour du propriétaire

Au niveau du design, il faut avouer que ce Samsung s’en sort plutôt bien, l’aspect général est soigné, le design sans grosse prise de risque va plaire à tout le monde et la qualité d’assemblage est plus que correcte. De plus, fait assez rare chez Samsung, un sentiment de solidité se dégage du portable.

samsung-spica-live-08

En façade, Samsung a opté le noir réhaussé par deux touches de rouge type alu anodisé sur la grille de l’écouteur et autour du bouton OK.

samsung-spica-live-04

Côté ergonomie on retrouve les aberrations spécificités chères à Samsung comme le célèbre D-pad qui encadre le bouton OK et autour duquel gravitent les boutons classiques pour Android. « Gravitent », « Galaxy », champ lexical.

Bref.
Ces boutons s’intègrent bien à l’ensemble même si les choix d’ergonomie restent discutables, à l’image du bouton Back proéminent alors que le bouton Home se trouve-lui complètement excentré sur la droite, obligeant une gymnastique pas super agréable pour l’atteindre. Dans la même veine, on notera le bouton Recherche qui abandonne le logo de loupe habituel au profit d’un globe faisant penser à un navigateur, même si c’est bien le champ de recherche Google qui s’affiche lorsque l’on appuie dessus…

samsung-spica-live-13

Sur la face arrière, la bonne surprise vient de la présence d’un revêtement mat moins sujet au rayures que le glossy en vogue ailleurs, même s’il ne s’agit apparemment pas d’un traitement téflon comme sur le Hero. Pour le reste, on trouve bien entendu le capteur carré de l’APN (3,2 Mpx) et deux fentes pour le haut-parleur.

Sur les côtés on trouve à gauche le classique bouton de volume et à droite le bouton de verrouillage et le déclencheur de l’APN.

samsung-spica-live-10

Sur le haut de l’appareil se trouvent le port jack 3,5mm cerclé de chrome et le nouveau port micro-usb camouflé par un cache.

Les esprits vifs en auront déduit que le bas du portable est totalement vierge de tout connectique. C’est un choix de design assez particulier de la part de Samsung qui empêche du coup toute tentative de docking du mobile (ou alors un dock par le haut. Ou un dock à l’envers).

samsung-spica-live-11

Fait particulier, l’absence TOTALE d’une quelconque led d’état du mobile. Sans manipuler le mobile il est donc impossible de savoir si l’on capte, si l’on a reçu un message, loupé un appel, si la batterie est faible ou encore si les connexions annexes (WiFi, Bluetooth, GPS) sont activées.

Enfin à ranger au même rayon des petites mesquineries, l’absence de rétro-éclairage (même léger) des touches laisse perplexe. D’autant que l’écran assez contrasté empêche de discerner quoique ça soit dans l’obscurité complète.

Côté système

Déception j’écris ton nom. Le lancement du téléphone broie définitivement les derniers espoirs subsistants quant à la version embarquée sur le Spica: il s’agit bien de Cupcake (Android 1.5).

samsung-spica-live-06

Après le Nexus One, le Dext et les versions modifiées par les constructeurs (Sense, j’écris ton nom), il faut reconnaitre qu’un mobile en 1.5 « native », ça pique un peu.
On ne va donc pas s’attarder sur le système, les habitués à Android depuis le Dream et le Magic ne seront pas surpris de retrouver les habituels 3 écrans d’accueil et les widgets standard qui vont avec.

Côté fluidité, le Spica est un mystère. Il s’en sort plutôt bien mais à AUCUN moment je n’ai eu l’impression d’avoir un CPU cadencé à 800 Mhz sous le capot. Pour tout dire le système est en-dessous d’un Hero pourtant loti d’un processeur tournant (si mes souvenirs sont bons) à « à peine » 528 Mhz. Serait-ce la preuve flagrante que la course aux Mhz n’est pas une fin en soi ?

J’ai lu ici et là que Samsung livrait le Spica avec plusieurs apps maison mais sur notre version de test, nulle trace d’un quelconque contenu additionnel même en cherchant bien. Ah si, pardon, il y’a un widget Facebook et MySpace intégrés par défaut.

Pour Facebook, il s’agit du widget standard qui ouvre la version mobile du site dès que l’on s’en sert et pour MySpace il s’ag..– Attendez, qui utilise encore MySpace en 2010 ?

samsung-spica-live-09

Voila pour la partie Réseaux Sociaux, pour un widget Twitter, il faudra donc vous tourner vers le Market car le Spica ne propose rien par défaut.

Mais faisons fi de ces fioritures et intéressons-nous à LA fonctionnalité du Spica: les sonneries.

(OK, on la refait.)
Mais faisons fi de ces fioritures et intéressons-nous à LA fonctionnalité du Spica: la lecture native des Divx. (WOOHOO !)

Pour tester, j’ai essayé de lire une vidéo de vacances que j’ai trouvé par terre sur Internet et le résultat est en demi-teinte: l’épisode des vacances de Mr Bauer à New-York a connu quelques saccades. Rien de bien méchant hein, mais suffisamment présentes pour être notées.

L’épisode en question faisait 700 Mo, et du coup je ne sais pas si ces saccades sont imputables à la RAM du portable ou à la micro SDHC utilisée (8 Go, classe 4).

Ceci tempère donc quelque peu la joie érectile initiale, d’autant plus que le lecteur embarqué ne prend pas en charge la lecture des sous-titres (.srt). On se tournera donc vers le Market et des apps comme mVideoPlayer mais l’absence de prise en charge des subs en natif ne devrait gêner que les cinéphiles légaux moins bilingues que vous, fidèles lecteurs du JDG.

!!! Edit Android 2.1 !!!

samsung-spica-live-15

Bon, ça y est, Samsung a enfin retrouvé les codes de son FTP pour publier la mise à jour qui a rendu fou les forums dédiés à Android.

Verdict: Panthéon (le nom du launcher maison) c’est sympa mais bien lourd. Un dock non customisable est présent en permanence en bas de l’écran, l’indicateur de page en haut de l’écran neutralise une ligne en terme d’espace sur l’écran et surtout, surtout: ça raaaaaaame. Néanmoins il n’y a pas photo, Android 2.1 change quand même pas mal de Spica.

samsung-spica-live-17

samsung-spica-live-16

Le minimum requis

Sans surprise, la grosse fonctionnalité du Spica étant le Divx, Samsung n’a pas fait grand chose pour rendre la partie photo inoubliable. Le capteur est un 3,2 Mpx auto-focus et les réglages présents sont tellement spartiates qu’on s’attend à voir Léonidas sortir de l’écran pour nous crier dessus.

A part le switch entre photo et caméra, un mode jour/nuit et un choix entre haute et basse qualité, il n’y a strictement aucun réglage dispo.

Pas de balance des blancs, pas de mode macro, pas d’ouverture ou de sensibilité, rien.

Et la qualité des clichés s’en ressent d’autant plus que le capteur n’est pas assisté par un Flash LED Xénon au phosphore napalmé.

samsung-spica-live-18

Côté autonomie, rien de spectaculaire, le mobile tient la charge une bonne journée en 3G+ avec notifs activées et utilisation du WiFi.

Au final ce Spica est ce que j’appelle un élève du milieu de classe: bien moins bons que les fayots du premier rang, mais tout de même moins chiant que les losers du fond, ce mobile est dans la moyenne, son design sympa mais sans plus ne déchainera pas les passions (dans un sens ou dans l’autre) et sa fonctionnalité en plus, la lecture de Divx, n’est pas suffisamment appuyée par le reste pour en faire une “killer feature”.

samsung-spica-live-19

Du coup, et comme le Galaxy avant lui, le seul critère devant rentrer en ligne de compte lors de l’acquisition de ce mobile est son prix plus qu’abordable (environ 270 EUR nu, et aux alentours de 9 EUR en pack opérateur).

Synthèse

samsung-spica-live-07

Le Galaxy Spica révèle finalement assez bien comment Samsung voit l’entrée de gamme: des portables qui techniquement peuvent tout faire comme les grands… Mais qui font tout moins bien. L’APN à la traine, les notifs réduites au strict minimum, la lecture de Divx bien mais pas top… Tout cela ne tient qu’à la partie software car le matériel tient lui parfaitement la route. On aurait préféré carrément supprimer certaines fonctionnalités plutôt que forcer le minimum sur un max de fonctionnalités avec, au final, le même résultat (on ne s’en sert pas). Il demeure tout de même appareil avec un bon rapport qualité/prix puisqu’on le trouve maintenant à 1 euro avec abonnement.

Point positifs

  • Qualité d’assemblage
  • Port SIM/SD sur les côtés
  • Face arrière matte
  • Prise Jack 3,5mm
  • Lecture Divx impeccable en natif

Point négatifs

  • Choix de design discutables (port USB en haut, absence de LED en façade, pas de rétro-éclairage des boutons)
  • Ergonomie des boutons en façade > petit bouton Home complètement excentré, énorme bouton Back
  • Boutons non rétro éclairés
  • APN sommaire (3.2 Mpx, pas de mode macro, aucun réglage autre que la qualité)
  • Limitation volontaire et tirage vers le bas pour marquer une distinction haut de gamme / bas de gamme qui n’a pas trop lieu d’être au vu des specs techniques

Galerie photo complète