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À la TV ce soir : 3 films à regarder ce dimanche 14 juin 2026

La soirée télé de ce dimanche joue la carte de la tension et du spectacle, avec deux classiques de guerre et un thriller qui n’a rien perdu de ses crocs. Du Pacifique à la Normandie en passant par les eaux troubles de la psychologie humaine, il y en a pour tous les cinéphiles.

Titanic (1997)

21h10 sur TF1

Le 14 avril 1912, le paquebot le plus grand du monde heurte un iceberg dans l’Atlantique Nord. James Cameron met trois heures et quatorze minutes à raconter ce que tout le monde sait déjà, mais continue de nous tenir en haleine jusqu’à la dernière seconde. La séquence du naufrage, tournée dans des décors grandioses, n’a pas d’équivalent dans le cinéma catastrophe. DiCaprio et Winslet portent l’ensemble sans jamais sombrer dans la caricature, et le film reste, à plus de vingt-cinq ans de distance, un objet à la fois populaire et irréductible.

Nous étions soldats (2002)

20h55 sur RTL9

En pleine guerre du Vietnam, le lieutenant-colonel Hal Moore conduit 395 soldats américains dans une vallée encerclée par 2 000 combattants ennemis. Mel Gibson incarne cet officier qui a promis de rentrer le premier et de repartir le dernier, et le film tient cette promesse à la lettre pendant deux heures trente qui ne lâchent pas. Le film de Randall Wallace est le parfait programme d’avant-match. La bataille est reconstituée avec une précision tactique qui satisfera les amateurs du genre, et la double narration côté américain et côté vietnamien donne une profondeur peu commune au film de guerre hollywoodien.

Les nerfs à vif (1991)

21h00 sur Arte

Max Cady sort de prison après quatorze ans, une bible tatouée sur le torse et une dent longue comme un couteau. Il s’est cultivé en cellule pour une seule raison : retrouver l’avocat Sam Bowden, qui l’a fait condamner, et lui faire payer chaque année perdue, en s’attaquant d’abord à sa femme, à sa fille adolescente, et à tout ce qui lui est précieux. Robert De Niro campe un prédateur d’une politesse terrifiante, on en redemande.

Remake scorsesien du thriller original de 1962 avec ses propres obsessions, Les nerfs à vif est un film qui joue sur la culpabilité morale autant que sur la peur physique. Nick Nolte en bourgeois qui perd pied face à un monstre qu’il a en partie créé est un contrepoint parfait à la surcharge de De Niro. Pour les amateurs de tension psychologique plutôt que des jump scares, c’est un modèle du genre qui n’a pas pris une ride.

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