Tout va pour le mieux pour Facebook après son entrée en bourse vendredi. Tout ? Pas exactement. Le réseau social de Mark Zuckerberg est l’objet d’une class action, une plainte collective, et risque jusqu’à 15 milliards de dollars d’amende. Le même jour que son entrée dans le monde impitoyable de la bourse, le tribunal de San José a donné son feu vert pour un regroupement de 21 procédures en cours concernant la protection de la vie privée.


Certains utilisateurs estiment ainsi que Facebook les traque via le bouton « j’aime », même lorsque ceux-ci sont déconnectés du site. Les plaignants considèrent donc tout naturellement que Facebook a commis une violation de la vie privée, et comptent bien se faire dédommager. Entre mai 2010 et septembre 2011, Facebook utilisait des témoins de connexion qui retournaient des informations sur les utilisateurs même lorsqu’ils étaient déconnectés. Le réseau a fait marche arrière depuis, mais cela ne semble pas suffisant.

Les plaignants invitent d’autres utilisateurs, même non américains à les rejoindre dans la procédure. Selon Bloomberg, Facebook pourrait théoriquement reverser 15 milliards de dollars à ses utilisateurs. Théoriquement, car selon l’US Wiretap Act, une loi relative aux écoutes illégales aux États-Unis, toute victime peut se voir dédommager de 100 dollars par jour. Si la plainte prend en compte les 150 millions d’américains inscrits sur le site, le calcul est vite fait, Facebook peut payer jusqu’à 15 milliards de dollars de dommages et intérêts. Mais cela n’est que de la théorie.

Facebook a réagit en déclarant que cette plainte était sans fondements et qu’elle la combattra vigoureusement. Le site parle d’un bug simple concernant les cookies et le traçage des internautes après leurs déconnexions du site.