Bill Gates finance les préservatifs du futur

Général

Par Elodie le

En début d’année, Bill Gates proposait 100 000$ à celui qui inventerait le préservatif du futur. Aujourd’hui, 11 projets ont été retenus et vont être financés : préservatifs high-tech, en tendon de bœuf ou à mémoire de forme, il y en a pour tous les goûts.

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Le fondateur de Microsoft a abandonné la Silicon Valley pour la philanthropie. Depuis plusieurs années, il met toute son énergie et la plupart de sa fortune dans la recherche contre le sida et l’aide aux pays en développement via la fondation Bill et Melinda Gates qu’il gère avec sa femme.

En effet, l’un de ses chevaaux de bataille est la lutte contre le sida et les MST, qui doit passer par le port du préservatif. Il a donc lancé un appel à projet sur la capote du futur avec à la clé un financement de 100 000$. L’un des critères fondamentaux sur lequel le philanthrope a insisté est qu’il n’altère pas le plaisir masculin tout en étant le plus efficace et résistant possible. Altération du plaisir qui rebuterait certains à l’utiliser : confort, sensibilité, touché, odeur, etc. les facteurs sur lesquels travailler ne manquent pas. Comme le souligne Dr Papa Salif Sow, membre de l’équipe du VIH à la Fondation Gates :

l’analogie courante est que le port du préservatif, c’est comme prendre une douche avec un imperméable. Un préservatif repensé qui permet de surmonter la perte de plaisir serait une arme puissante

Des dizaines de projets envoyés plus tard, 11 ont été retenus et se verront subventionnés à hauteur de 100 000$, somme qui leur permettra de développer leur idée. 18 mois plus tard, la fondation constatera les avancées des différents projets, les plus aboutis ou précurseurs pourront se voir allouer un financement supplémentaire pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros.

La mise en place du préservatif mais surtout la recherche de nouvelles matières sont privilégiées par les bénéficiaires de cette subvention. Ainsi WillemVan Resburg (Afrique du Sud) planche sur un préservatif avec applicateur, The Rapidom tandis que le Conseil de santé familiale de Californie propose des poignées facilitant sa mise en place et détachables une fois enfilé.

L’université d’Oregon, quant à elle, a mis au point un préservatif à mémoire de forme : une fois chauffée, la matière épouse parfaitement le sexe de l’homme, les polymères de polyuréthane apportent, eux, résistance et finesse pour un effet « seconde peau » garanti. Autre matière high-tech avec l’Université de Manchester qui a conçu un préservatif en graphème, un cristal de carbone réputé indestructible et extra fin. Enfin, pour les plus voraces, l’Apex Medical Technologies, à San Diego tentera de développer un préservatif à base de fibrilles de collagène de tendons de vache. Pour Mark McGlothlin, le chef d’équipe, « La texture du collagène est très semblable à la muqueuse (…) il ressemble beaucoup à la peau ».

Comme l’avait si bien souligné Pierre, Bill Gates est peut-être en passe de contribuer à la création du « meilleur antivirus qui soit ».