Si les Anonymous sont entrés dans la bataille contre les cyberdjihadistes suite aux attentats de Paris tout en menant une campagne de prévention à destination des sites web français, les hackers islamistes redoublent leurs attaques et laissent craindre une attaque massive ce jeudi.

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capture d’écran

Mise à jour
19 000 sites internet français auraient subi une cyberattaque depuis les attentats, selon Nathalie Guibert, journaliste au Monde, qui a obtenu ces informations de l’état-major.

Suite aux attentats, les Anonymous ont lancé la riposte contre « les ennemis de la liberté d’expression » en s’en prenant aux islamistes qui usent des réseaux sociaux pour mener leur propagande. Ces derniers mènent également leur bataille de leur côté depuis plusieurs jours, #OpFrance, en s’attaquant à de multiples sites français (et américains récemment avec le CENTCOM) sans véritable lien entre eux (hôpitaux, fondation Chirac, municipalités, mémorial, universités, etc.) si ce n’est qu’ils sont de petites tailles.

On est loin de la cyberguerre décrite dans les journaux, les cyberattaques se contentant pour le moment de « defacement », c’est-à-dire le remplacement de la page d’accueil des sites attaqués par des images ou messages propagandistes et/ou à caractère propagandistes : « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » ou encore « Death to Charlie ».

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captures d’écran – Libération

Pour autant, toujours dans le cadre de leur opération #OpCharlieHebdo, le mouvement Anonymous s’est lancé dans une campagne de prévention en avertissant de multiples sites français des failles constatées sur leur site suite à leurs investigations, il leur explique également comment bien se protéger. Ceci afin de se prémunir de toute attaque.

Nous avons décidé de faire de la prévention, dans cette optique nous recherchons des failles de sécurité dans énormément de sites internet Français, nous avons contacté des centaines de sites pour les prévenir des failles trouvés et leur demander de faire le nécessaire rapidement afin éviter d’être le prochain à afficher un message de propagande.

Tout comme l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) à l’attention des sites gouvernementaux avec la publication de deux fiches préventives : Fiche des bonnes pratiques en cybersécurité et Fiche d’information sur les annonces d’attaques de sites institutionnels du 15 janvier 2015.

Dans les premières revendications du MECA (Middle East Cyber Army), la date du 15 janvier était spécifiée comme le point d’orgue de leur cyberdjihadisme, ce qui laisse craindre des attaques de plus grandes envergures : « Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important », précisait-il.

« Ce ne sont bien sûr que des suppositions, mais on pourrait par exemple assister jeudi à l’attaque de sites plus visibles, à des attaques plus groupées, ou à un changement de technique » prévient Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

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