Facebook autorise désormais les pseudos

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Par Elodie le

C’est une bataille emportée de haute lutte par les drag queens, juges ou travailleurs sociaux qui ne souhaitaient pas utiliser leur vrai nom sur le réseau social Facebook.

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Facebook a donc fini par modifier sa politique dite du « real name » mardi 15 décembre. Au début du mois de novembre, la firme de Menlo Park avait annoncé mettre en place différents outils pour réviser sa politique du vrai nom afin de réduire le nombre de personnes interrogées dans le cadre d’une authentification d’identité, tout en rendant leur démarche plus aisée pour la confirmer, mais aussi pour éviter les usurpations d’identité.

Après une phase de test, Facebook vient donc de déployer sa nouvelle politique, aux Etats-Unis pour l’instant, sur les versions desktop et mobile, avant qu’elle ne soit déployé au reste du monde. Cependant, le réseau social continuera de demander à ses membres d’utiliser un surnom connu de leurs proches et de leur famille, et ce, afin de les responsabiliser : « Quand les gens utilisent les noms sous lesquels ils sont connus, leurs actions et leurs paroles ont plus de poids, car ils doivent se montrer plus responsables de ce qu’ils disent », explique ainsi Facebook.

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Mais cela ne va pas être la porte ouverte à tout et n’importe quoi sur le réseau : « Après avoir analysé les retombées de nos utilisateurs, nous admettons qu’il est important que la politique de gestion des noms fonctionne pour tous, en particulier pour les communautés marginalisées ou victimes de discriminations », précise ainsi Todd Gage, vice-Président en charge des activités dans le monde, et Justin Osofsky, responsable Produit.
Dans le même temps, les personnes signalant un compte devront expliquer plus en détail leur démarche.

Cette mise à jour vient répondre aux attentes de diverses associations, dont l’Electronic Frontier Fondation, et de particuliers tels que les transsexuels, drag-queen, mais aussi juges, professeur, travailleurs sociaux ou femmes victimes de violences domestiques qui militaient pour l’autorisation des pseudos sur la plateforme.

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