On a posé quelques questions à Mana Books, la nouvelle maison d’édition qui parle de jeux vidéo

culture geek

Par Jules le

Here comes a new challenger, comme dirait l’autre. En effet, le marché français de l’édition dédié aux jeux vidéo accueille un nouveau joueur, les éditions Mana Books. Et elles ne débarquent pas les mains vides puisque Mana Books a dans sa besace une encyclopédie officielle de Final Fantasy, un comic basé sur l’univers de Silent Hill et un artbook sur Overwatch. On a donc profité de ces lancements pour aller leur poser quelques questions.

Journal du Geek : Quelle est l’ambition derrière la création de Mana Books ?

Mana Books : On s’est rendu compte que sur le marché, il y avait beaucoup de petits éditeurs de jeux vidéo qui étaient focalisés sur un type d’ouvrage, avec uniquement des essais par exemple. Ce qu’on veut proposer, c’est un catalogue éclectique avec une vraie passion du jeu vidéo derrière, et nous avons la volonté d’ouvrir notre catalogue à plusieurs types d’oeuvres, allant de la bande dessinée à l’artbook en passant par des essais ou des encyclopédies. Qui plus est, on essaye de travailler au maximum avec les éditeurs de jeux (Activision, Square Enix, etc.) pour produire du contenu officiel, ce qui est peu répandu.

Pourquoi le choix de Final Fantasy ou Overwatch comme premières licences ?

Ce sont des licences qui à la fois nous parlent, et sont assez grosses pour faire un lancement correct. D’autant qu’on est les premiers à proposer du contenu sur le FPS de Blizzard. Quant à Final Fantasy, s’il existe déjà des ouvrages ailleurs (notamment chez Third Editions et Pix N’ Love), c’est la première fois qu’un livre officiel est publié et cela nous tenait à coeur.

Envisagez-vous de vous étendre à d’autres univers de la Pop culture ?

Pour l’instant, nous nous concentrons sur le jeu vidéo. Il y a tellement de choses à traiter sur ce média. C’est impossible de couvrir la musique, le cinéma, le jeu vidéo, les séries TV, etc. de manière pertinente en étant sur tous ces secteurs à la fois. Après, d’ici 4-5 ans, si on est bien installé dans le jeu vidéo, on pourra réfléchir à s’élargir un peu. N’oublions pas que notre slogan est « éditeur connecté ».

Justement, à propos d’éditeur connecté, allez-vous rester uniquement sur un format papier ou envisagez-vous de produire du contenu sur d’autres supports ?

Pour le moment, sur le format papier uniquement. On va travailler aussi pour fournir du contenu sur les réseaux sociaux, avec des interviews ou des analyses. Mais toujours en complément de nos productions plus classiques.

Vous avez déjà une idée du rythme de parution ? Un objectif que vous aimeriez atteindre ?

En 2017, on a 7 titres prévus. En 2018, on aimerait passer à 25, puis doubler ce chiffre en 2019. Dans l’idéal, on aimerait atteindre un rythme de 4 parutions par mois. Cela peut paraître élevé, mais on ne se limite pas qu’aux essais. On mise également sur des artbooks, des bandes dessinées, des mangas, des encyclopédies et même de la papeterie (agenda, calendrier).

Quelles licences aimeriez-vous aborder en particulier ?

Oh la la, plein ! On aime beaucoup Persona, Kingdom Hearts… Ce qui est compliqué c’est de trouver une licence qui permette de produire du vrai contenu éditorial. On a une tendresse pour plein de jeux indés, mais on se demande si le public suivra.

>> Le site de Mana Books, où vous trouverez notamment un aperçu des ouvrages dont on a parlés ci-dessus