Concurrence déloyale : vers une nouvelle condamnation de Microsoft

Business

Par Moe le

Souvenez-vous. En 2009, la Commission européenne épinglait le géant Microsoft pour concurrence déloyale en ce qui concerne l’omniprésence de son navigateur maison, Internet Explorer.

S’exposant à des poursuites aux conséquences financières lourdes (proportionnelles au parc d’ordinateurs concernés), la firme avait toutefois réussi à se soustraire à ses obligations en échange de ce fameux « ballot screen » : l’écran multi-choix permettant de sélectionner un navigateur internet concurrent ou non.


Problème, après une enquête de suivi réalisée par la Commission, les premières informations indiquent que la société n’aurait pas proposé cet écran multi-choix aux utilisateurs de la version Service Pack 1 de Windows 7.

Un passif qui n’arrange pas les choses

Un manquement qui vient s’ajouter aux déboires de la firme concernant ce même écran de sélection en Pologne au cours de l’année 2010 : victime d’une erreur Javascript (selon les informations en provenance de Microsoft) l’écran affichait systématiquement Internet Explorer en première position.

Il aura d’ailleurs fallu une semaine à la société afin de corriger ce bug qui aurait pourtant pu être évité grâce à une simple phase de beta test.

Plus de 28 millions « d’oublis »

Ainsi, selon les informations de Microsoft, ce seraient plus de 28 millions de postes sous Windows 7 SP1 qui auraient été « oubliés » dans le cadre du déploiement de ce ballot screen. Là encore, le géant américain plaide l’erreur technique et tient à pondérer l’éventuelle décision de la Commission :

Bien que nous ayons pris des mesures immédiates pour y remédier, nous regrettons profondément cette erreur et nous nous en excusons

Pourtant, Joaquin Almunia, vice-président de la Commission en charge de la concurrence ne compte pas en rester là et estime que si l’infraction est confirmée, le jugement sera sans équivoque à l’encontre de l’éditeur :

Nous prenons très au sérieux la conformité avec nos décisions. Et je pensais que les rapports de l’entreprise étaient exacts. Mais il semble que cela n’a pas été le cas. C’est pourquoi nous avons pris immédiatement des mesures. Si suite à notre enquête, l’infraction est confirmée, Microsoft peut s’attendre à des sanctions

Source: Source