En Utilisation, Performances et Optimus UI
Comme vous vous en doutez, le LG Optimus G ne vous propose pas Android Stock comme son frère jumeau, le Google Nexus 4. Le smartphone de la marque coréenne vous propose ainsi Android avec sa surcouche maison, Optimus UI 3.0. Heureusement, la version qui sort en France embarque Android 4.1.2 et non Android 4.0.4 comme sur les versions américaines lors de leurs sorties respectives en fin d’année dernière.
Il vient maintenant la question des mises à jour. On le sait, LG n’a jamais brillé pour ce qui était du suivi de ses smartphones. Mais on a déjà une petite indication du fait qu’on ait Android 4.1.2 alors que quelques mois auparavant, il était sorti aux États-Unis et en Corée en version 4.0.4. J’ai pu discuter avec les chefs produits de LG et on nous promet un meilleur suivi. J’attends de voir, mais autant vous le dire de suite, cette incertitude a joué sur la note finale du smartphone.
Pour en revenir au smartphone et de ses performances, en dehors de son écran “un peu en dessous” des récents concurrents, le LG Optimus G est une bête de course avec son processeur quad-core Qualcomm SnapDragon S4 Pro cadencé à 1,5Ghz. Avec en plus 2Go de RAM, le multi-tâches ne pose aucun souci. Par contre, j’ai noté une latence sur l’apparition de la Page d’accueil, un peu comme sur le Samsung Galaxy S3. Quand vous avez beaucoup d’applications en mémoire, le retour vers la Page d’Accueil accuse un rafraichissement de tous les widgets et icônes, cela ne devrait pas le faire avec 2Go de RAM, ce qui implique un manque d’optimisation autour d’Optimus UI.
Dans les benchmarks, comme pour le Nexus 4, le LG Optimus G se place dans les meilleurs smartphones sans être toutefois le meilleur. Les amoureux des chiffres risquent d’être un peu déçus, mais je vous rappelle que c’est l’expérience utilisateur qui compte avant tout.
Dans les faits, le smartphone de LG s’est montré extrêmement véloce, le multi-tâche ne m’a jamais posé aucun souci. J’ai pu testé quelques jeux comme Need For Speed : Most Wanted ou encore le benchmark Epic Citadel, le LG Optimus G s’est montré très à l’aise. Comme d’habitude, les benchmarks ne sont que des chiffres qui permettent de se faire un classement, mais c’est tout.
Optimus UI était déjà de la partie avec l’arrivée des Séries L de LG. Eh bien cela ne change pas avec l’Optimus G, on retrouve ces icônes un peu vieillottes, mais aussi de petites choses bien sympathiques. Comme cela a toujours été le cas, la surcouche Optimus UI ne change pas fondamentalement l’expérience utilisateur Android, c’est plus cosmétique. À titre d’exemple, il suffit de voir la possibilité de changer la couleur d’un dossier, ajouter/supprimer un écran d’accueil ou encore de changer l’effet de la sortie de veille. Dans le genre, j’aime aussi particulièrement le Quick Menu accessible depuis la barre de notification, c’est personnalisable et tellement pratique. Pour la liste des applications, c’est aussi du classique, mais j’ai aimé le fait de pouvoir trier mes applications par ordre alphabétique ou encore par date de téléchargement / d’installation.
Comme chez BlackBerry et maintenant Apple, LG a apporté la fonction “Quiet Time” qui permet ainsi de désactiver certaines alertes et autres pendant des créneaux de temps. LG s’est aussi inspiré de Samsung en utilisant la caméra visio pour traquer vos yeux et ainsi éviter la mise en veille tant que vous regardez l’écran. On notera aussi la fonction Quick Memo (activable en appuyant sur les deux boutons de volume ou depuis son icône) qui vous permettra de prendre rapidement des notes manuscrites, utile quand vous avez besoin de noter quelque chose lors d’un appel. Il y a aussi la fonction d’économie d’énergie pour ajuster certains paramètres quand la batterie descend d’un certain seuil, couplé à une fonction permettant d’optimiser l’utilisation du processeur et donc de gagner en autonomie, utile quand on se sert du smartphone plus pour de la consultation web que du jeu vidéo.
Du côté multimédia, rien à signaler, le LG Optimus G supporte très bien les vidéos Full HD et même certains formats usuels comme le DivX. Sorti en miroir sur un écran externe, le smartphone de LG n’a pas bronché. Il y a d’ailleurs tellement de puissance à revendre que vous pourrez zoomer jusqu’à 5x sur une vidéo, et ce, n’importe où. Comme sur le Samsung Galaxy S3, avec la fonction QSlide, l’application vidéo peut apparaître en tant que petite fenêtre par dessus Android, ce qui vous permettra de checker vos, mais sans quitter le visionnage de votre vidéo. À noter que cela fonctionne aussi avec d’autres applications de base comme le navigateur internet (pas Chrome) et que ce n’est pas limité en nombre de fenêtres. On retrouve également un éditeur vidéo très classique en soi ainsi que Polaris Office 4.0.
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