NSA, espionnage automatique pour éviter les fuites

Suite au scandale provoqué par l’affaire PRISM et les révélations d’Edward Snowden, la NSA – l’agence de renseignements en charge de l’espionnage d’internet via PRISM pour le gouvernement américain – semble mettre de l’eau dans son vin. Du moins en apparence.

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Ainsi, le 12 août, elle a annoncé vouloir réduire de 90% les effectifs des personnes responsables de l’administration du système d’exploitation autrefois employé par le désormais célèbre Edward Snowden. En diminuant le nombre de personnes ayant accès à ces données ultrasensibles, elle espère diminuer la probabilité de fuites. CQFD. Cette diminution d’effectifs n’est en rien un recul vers moins d’espionnage, seulement un espoir vers une diminution des risques de fuites. Pas d’inquiétude, l’espionnage perdure !

À la place, les ordinateurs effectueront des tâches automatisées autrefois dévolues aux anciens collègues de Snowden. De là à ce que ces ordinateurs se fassent pirater… l’ironie serait caustique.

Au total cela représente tout de même près de 900 suppressions de postes. La NSA assure pourtant que ce processus a été entrepris bien avant les débuts de l’affaire Snowden mais que cette dernière a accéléré le mouvement.

Pour la NSA, l’homme est donc plus faillible que la machine. Et pour vous ?

Article rédigé par Elodie C.