Fiscalité : Facebook serait aussi un mauvais payeur

Général

Par Jerome Durel le

Selon les informations de BFM, Facebook – comme beaucoup de multinationales – pratiquerait l’optimisation fiscale afin de réduire autant que possible sa feuille d’imposition, en toute légalité rappelons-le. Le réseau social se serait ainsi acquitté de seulement 191 133 euros d’impôts pour l’année 2012 en France. Sur un chiffre d’affaires estimé par le cabinet Greenwich de 300 millions d’euros.

Mais Facebook n’a déclaré que 7,6 millions de revenus 2012 pour un résultat net de 373 858 euros. Pour arriver à de tels chiffres, le réseau social reprend le schéma que nous avions déjà décrit à propos de Google, Apple ou Microsoft. Facebook France n’est qu’un prestataire de service, ce qui permet de faire transiter le gros des revenus vers l’Irlande.

Facebook-Zuckerberg-Dollar

Mais cela ne s’arrête pas là. La filiale Irlandaise s’acquitte de frais divers pour sa gestion auprès d’une autre filiale basée dans les îles caïmans. Mieux encore, la filiale irlandaise payerait des redevances pour pouvoir utiliser la plateforme. Donc oui, pour faire court, Facebook Irlande, payerait Facebook « Caïmans », pour utiliser Facebook. Tout cela permet donc à l’Irlande de ne dégager que très peu de bénéfices, voire aucun. Elle aurait même été déficitaire en 2011 selon BFM.

Pas de bénéfice, pas d’impôt. La boucle est bouclée. Au final, la quasi-totalité des impôts reversés par le réseau de Mark Zuckerberg le seraient aux USA. En Europe, seuls 15 millions d’euros auraient été payés pour 2,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires.

La France ne reste toutefois pas les bras croisés, selon l’Expansion pour l’Express, Facebook subirait encore en ce moment un contrôle fiscal et le Conseil National du numérique publiera aujourd’hui son rapport sur la fiscalité numérique.