iPhone 5S et 5C : AAPL s’enfonce, ARM au plus haut

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Par Jerome Durel le

Vous le savez certainement, Apple a présenté hier soir les iPhone 5S et 5C. Si la nouvelle a été accueillie plus ou moins bien par les consommateurs, elle semble ne pas vraiment être à la hauteur des actionnaires et des marchés boursiers.

Au moment de l’annonce, le cours est tombé à 491 dollars, alors qu’il avait ouvert à 504 dollars, soit une chute de plus de 2,5%, c’est déjà pas mal. Mais ce n’était que les prémisses. L’action cotée au NASDAQ décrochait aujourd’hui à l’ouverture de la séance 4,83% à 470,28 dollars, avant de s’enfoncer à 465,13 dollars vers 16h40, soit un peu moins de 6% par rapport à l’ouverture.

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Ainsi, entre le début des cotations du lundi 9 septembre (506,31 $) et le cours sus mentionné, l’action AAPL a perdu 41,18 dollars. Ce qui signifie qu’avec les 908,35 millions d’actions en circulation, la capitalisation boursière d’Apple a chuté d’environ 37 milliards de dollars en deux jours. Si Tim Cook doit être un peu déçu, ARM doit en revanche avoir le sourire.

64 bits pour le plus grand plaisir d’ARM

Si vous avez suivi les annonces (piqûre de rappel) vous savez certainement qu’une des principales nouveautés de l’iPhone 5S est d’intégrer un processeur ARM 64 bits et l’information n’a pas échappé aux actionnaires.

Contrairement au cours d’Apple, et comme le note le Financial Times (gratuit, avec inscription), celui d’ARM a clôturé en gagnant 4,84% à la bourse de Londres, soit environ 9,86 livres, au plus haut depuis mai.

ARM

Car l’intégration d’une puce 64 bits dans un smartphone en avance sur le calendrier – surtout chez Apple – a été perçue très positivement par les analystes. Ils estiment que l’arrivée des puces 64 bits va forcer les autres clients d’ARM, notamment Qualcomm, à adopter le 64 bits et pousser aux commandes.

Elle ouvrira aussi de nouvelles portes à la société britannique notamment dans le domaine des serveurs, pour l’instant largement dominé par Intel et ses puces x86. ARM a donc de beaux jours devant lui, s’il fallait encore s’en convaincre.