À Wall Street, Tweeter n’est pas Twitter

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Par Elodie le

Certainement pétris d’angoisse à l’idée de rater le D-Day – un peu comme lorsqu’on se réveille aux aurores pour ne pas être en retard à un examen… ayant lieu le lendemain – les traders de Wall Street se sont mis à Tweeter à fond… sur le mauvais cheval.

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Après l’annonce de Twitter, jeudi dernier, de lever 1 milliard de dollars lors de son entrée en Bourse d’ici novembre, Wall Street est en ébullition. Ainsi, certains traders ont cru à Noël avant l’heure lorsque le vendredi 4 octobre, ils ont acheté des actions du groupe Tweeter Home Entertainment pour une bouchée de pain, faisant du même coup bondir le titre de 1800 %. Et pour cause, Tweeter n’est pas Twitter. Et n’a d’ailleurs strictement rien à voir avec la société au piou-piou bleu. Les « malheureux » investisseurs ont confondu le code boursier de Tweeter – TWTRQ – avec celui de Twitter – TWTR -. Une lettre certes, mais qui a son importance.

Surtout qu’avant cette montée de fièvre, Tweeter ne valait pas grand-chose : depuis le 10 mai 2007, la société est en dépôt de bilan. En une matinée, le titre a connu les montagnes russes passant du néant à une augmentation de 1800 % pour atterrir à plus de 600 % en fin de matinée, les transactions sur la valeur enregistrant plus de 10 millions de titres… Colossale pour une société qui n’a pas bien du comprendre ce qui se passait. Les autorités boursières non plus d’ailleurs, ces mouvements impressionnants lui ont paru suspects et l’ont poussé à ouvrir une enquête afin de vérifier qu’aucune manipulation volontaire des cours n’avait lieu.

C’est rassurant de savoir que les personnes manipulant les cours de la Bourse à New-York, connaissent leur sujet et savent ce qu’ils font…

Source Challenges