Google : 345 millions de demandes de déréférencement en 2014

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Par Elodie le

Comme chaque année, Google publie son « Transparency report » relatif au copyright et aux demandes reçues par les ayants-droit afin de faire valoir leur droit. Pour l’année 2014, la firme de Mountain View a reçu plus de 345 millions de requêtes en déréférencement d’URL « pirates ».

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On parle souvent des requêtes gouvernementales envoyées à Google afin de faire supprimer des liens, pages ou autre contenu jugé illicite. On en oublierait presque qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir faire valoir leur droit.
Depuis l’année dernière, fortement « incité » par l’Union Européenne, Google applique le droit à l’oubli numérique à destination des particuliers. La France est d’ailleurs championne d’Europe des requêtes.

Et ceux qui ne déméritent pas dans leurs demandes de déréférencement à Google sont les ayants droits. Rien que pour l’année 2014, 345 millions d’URL ont fait l’objet d’une demande de suppression. Ce chiffre ressort du calcul effectué par le site Torrent Freak à partir des chiffres divulgués chaque semaine par Google dans son rapport de Transparence relatif au copyright.

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Un chiffre en pleine croissance. +55% par rapport à 2013, soit près d’un millions de demandes reçues par jour en moyenne. 57 millions en 2012, 224 millions en 2013 et 345 169 134 donc, en 2014.
« Nous recevons aujourd’hui plus de demandes de déréférencement d’URL en une semaine qu’au cours des douze années 1998-2010 réunies », s’était étonné Google au mois d’octobre dernier.
3 sites sont particulièrement visés par ces demandes de déréférencement : 4shared.com, Rapidgator et Uploaded. Ils comptabilisent plus de 5 millions de demandes chacun. Jusqu’à plus de 8 millions pour 4 shared.com.

Et c’est la British Phonographic Industry (BPI), qui représente les majors du disque britanniques, qui se distingue par le nombre de requêtes envoyées à Google : 60 millions pour l’année 2014.
Beaucoup de demandes donc. Mais qu’en est-il du résultat ? Google rejette peu de requêtes, pour la bonne et simple raison que la firme préfère accepter que de voir sa responsabilité engager plus tard devant la justice.

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