[Charlie Hebdo] Pourquoi et comment Google fait le ménage sur Youtube

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Par Elodie le

Au micro de France Info, le patron de Google France, Nick Leeder, a tenu à préciser dans quelle mesure, suite aux attentats, la firme supprimait des vidéos illégales sur sa plateforme Youtube à la demande des autorités françaises.

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Le gouvernement a dit vouloir renforcer – encore plus – le contrôle d’Internet (nous y reviendrons dans un article détaillé) suite aux attentats perpétrés à Paris contre Charlie Hebdo notamment. Les réseaux sociaux ont été amenés à faire le ménage sur leur plateforme.
Si Internet a été inondé de marques de soutien au journal satirique, d’autres se sont illustrés par leurs commentaires flirtant dangereusement avec l’apologie du terrorisme sur Twitter et/ou Facebook, quand d’autres postaient des vidéos au contenu illégal sur Youtube notamment.

Afin d’être le plus réactif possible, le patron de Google France, Nick Leeder, a expliqué que la firme a mis en place dès la semaine dernière un dispositif afin « d’aider les forces publiques ».

Au micro de FranceInfo il s’en expliquait. Si Google a déjà une politique de contenu pour Youtube « Il y a des cas où des vidéos sont illégales et on reçoit une demande de la police pour les supprimer ».
Il ne s’en cache pas, « On a eu quelques demandes pendant le week-end et on a supprimé les vidéos le plus rapidement possible ».


Nick Leeder : "Google supprime les vidéos… par FranceInfo

Il précise cependant que la demande n’est pas généralisée mais émane de la police qui fournit une adresse URL précise, pour une vidéo « illégale par nature ».
Concernant plus précisément la vidéo de revendication posthume d’Amedy Coulibaly, il explique que ses services n’ont pas attendu une demande de la police puisque la politique de Youtube prévoit déjà la suppression automatique des vidéos d’incitation au terrorisme.

Interrogé sur la nécessité du gouvernement d’aller plus loin ou non dans le contrôle d’Internet, le patron de Google voit s’amorcer en France un débat autour du bon équilibre « entre la surveillance pour la protection des gens et la liberté d’expression ». Il assure qu’en cas de changement de règles, bien évidemment Google (et donc Youtube) s’y pliera. La firme de Mountain View appliquant la loi du pays où elle se trouve.

Mardi, le Premier ministre Manuel Valls a donné « huit jours » à Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, pour faire ses propositions concernant « Internet et les réseaux sociaux, plus que jamais utilisés pour l’embrigadement, la mise en contact et l’acquisition de techniques permettant de passer à l’acte. »

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