[Test] Pix the Cat – On peut enfin jouer au chat à la souris [PC]

Par Corentin le

En vrai on ne peut pas jouer à la souris, mais ce qu’on veut dire, c’est qu’après avoir ronronné sur PS Vita et PS4, Pix the Cat arrive sur PC.

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Ces derniers temps, avec Mario Kart 8 et Super Smash Bros, la Wii U a de nouveau quelques arguments pour être la console la plus conviviale, au centre du salon. Cependant, il serait dommage de négliger des tas de petits indés qui ont eu le bon goût de soigner leur gameplay canapé. Oui, alors, le gameplay canapé c’est une notion que je viens d’inventer à l’instant et qui répond à plusieurs critères :

  • La possibilité à n’importe qui de s’arrêter à n’importe quel moment, ce qui implique des phases de jeu plutôt courtes et une frustration minimale pour celui qui perd.
  • Du gameplay simple à prendre en main et profond pour qui veut le travailler, ou le fameux adage « easy to handle, hard to master ».
  • Intense à deux joueurs et/ou drôle à quatre (je ne suis pas friand du smash à 8 en ce qui me concerne).

Sauf qu’à bien y regarder, et à mon sens, ce n’est pas la Wii U, mais bien le PC (voire la PS4 d’une certaine manière puisqu’elle possède également une grosse part du catalogue indé du PC) qui remporte la palme de la machine la plus canapé compatible.

Parce qu’entre les jeux de compétition de deux à quatre (Towerfall, Spelunky, Nidhogg, Hidden in Plain Sight, Samurai Gunn, Lethal League), tous les jeux de combats en duel de la terre et de l’univers (Street Fighter, Skullgirls) et j’en passe, il y a vraiment de quoi se donner des coups de coude sur le canap’. À cet immense choix de jeux s’ajoute maintenant, Pix the Cat, car son multi est vraiment super amusant et je pense que c’est ce qui peut réellement donner du corps au titre des Français de Pasta Games sur le long terme.

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Un petit point sur le solo rapidement, pour ceux qui n’y auraient pas déjà joué grâce au PS+. Pix the Cat est un jeu en vue du dessus, à mi-chemin entre Snake et Pac-Man Championship Edition DX. Dans le mode arcade, le mode principal, on contrôle un chat en vue du dessus qui évolue sur une grille et qui doit ramasser tous les canards d’un tableau. Ils se mettent alors à vous suivre dans une joyeuse farandole et le matou devra les déposer sur des cibles, un peu partout dans le niveau.

Le système de score est construit de telle façon que le scénario idéal est de d’abord prendre tous les canards (ils sont sous forme d’œufs) et de les déposer ensuite dans les cibles. Déposez un canard avant de les avoir tous récupérés, rentrez de plein fouet dans un ennemi ou enfermez-vous avec vos propres canards dans un coin et vous ferez descendre une jauge qui détermine à la fois votre vitesse et votre multiplicateur de points. Une fois qu’il n’y a plus de canards dans un niveau, vous passez au suivant. À la fin du chrono (300 secondes), on compte les points. Il y a 4 grilles différentes, dont une qui change tous les jours. Le jeu propose également un mode laboratoire, un mode puzzle où vous devez finir des tableaux avec un nombre de déplacements limités. Il y a également un mode nostalgie, qui est grosso modo un Snake classique, avec une limite de temps pour les plus courageux.

Et puis il y a le mode arène. Et vindiou que le mode arène est bien fichu ! Il est simple, mais extrêmement efficace.

De deux à quatre joueurs se retrouvent dans une arène et peuvent ramasser des œufs qui se mettent à vous suivre à la queue leu leu. Une fois équipé en œufs, le joueur à deux possibilités : lancer les œufs, ou les consommer pour lancer une charge qui peut tuer un adversaire d’un coup.

L’effet d’un œuf lancé dépendra de la couleur des œufs. S’il est blanc, il paralysera l’adversaire pendant quelques secondes. S’il est violet, il tuera l’adversaire sur le coup. S’il est vert, il ne sera pas lancé, mais posé au sol, telle une mine, tuant quiconque a le malheur de passer dessus.

La charge, qui met une bonne seconde à se lancer, permet quant à elle de prendre vos ennemis en chasse. Elle consomme des œufs avec le temps et s’arrête si vous êtes à court. Si vous rentrez dans un adversaire, il est détruit sur le champ. Si vous rentrez dans un adversaire qui charge également directement vers vous, vous ferez du sur place, mais vos œufs continueront de se consommer. En clair, celui qui possède le moins d’œufs devrait filer avant qu’il n’arrive à sec.

À partir de 3 participants, un joueur détruit réapparaît sur le terrain sous la forme d’un fantôme. Il se déplace très lentement et peut, s’il parvient à toucher un joueur, voler la place d’un joueur encore en vie et revenir dans la partie. Ce mécanisme de come-back est très amusant.

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À mon sens, ce mode multijoueur est la raison principale pour laquelle Pix the Cat est intéressant. Le solo n’a pas à rougir, hein ? Mais le multi est vraiment réussi. On peut simplement regretter le nombre d’arènes un poil chiche de ce mode. Un éditeur de niveau aurait pu être intéressant également. Avec l’arrivée de Pix the Cat sur PC, je m’étais dit qu’il était de circonstance de vous parler de ce mode. En effet, je pense qu’il sera certainement plus facile de trouver quatre manettes Xbox 360 et un PC, qu’une PS4 et quatre manettes.

Pix the Cat est disponible sur Steam pour 10 euros.

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