La vidéo commence depuis le hublot d’un avion, au-dessus des nuages, avec cette appel : “Cette année, ce sera VOTRE tour de découvrir une nouvelle destination“.
Cette nouvelle destination on y arrive par « un réseau de tunnels illégaux », « bien loin du circuit touristique » et “Les habitants s’y plaisent tellement qu’ils ne quittent jamais” la ville. Bienvenu à Gaza.
Avec une ironie féroce, l’artiste britannique Banksy, dont l’identité suscite de nombreuses théories, dépeint les conditions de vie des palestiniens. Cernés par le blocus israélien, dépossédés de leur habitat, on voit les habitants, adultes et enfants vivre au milieu des ruines.
La vidéo montre également des fresques laissées par l’artiste et publiées sur son site officiel, derrière l’apparente simplicité du dessin inoffensif, la dénonciation : un chat jouant avec une pelote de métal, un mirador de l’armée israélienne transformé en carrousel à balançoires pour les enfants ou encore un homme qui semble dépité, abattu, graffé sur ce qui reste d’une porte.
À un homme qui lui demandait ce que cela signifiait, il aurait répondu :
Je voulais attirer l’attention des gens sur la destruction de Gaza en postant des photos sur mon site internet – mais sur internet, les gens ne regarde que des photos de chatons.
Dans la vidéo, face à ce chat, un homme déclare : “Ce chat dit au monde entier qu’il n’a plus de joie dans sa vie. Mais lui, au moins, a trouvé avec quoi s’amuser, qu’en est-il des enfants ?”
La vidéo s’achève sur ces quelques mots :
En nous lavant les mains du conflit entre les puissants et les faibles, nous prenons le parti des puissants, nous ne restons pas neutres.
Banksy s’était déjà illustré en 2005 en peignant le mur à la frontière israelo-palestinienne.




