Alain Philippon, résident du Québec, revenait de République Dominicaine quand il s’est fait demander le mot de passe de son smartphone. Il a estimé que les informations stockées sont d’ordre privé et que personne, à part lui, ne peut y accéder.
Philippon est sorti de prison, mais il fait face à une amende comprise entre 1.000 et 25.000$, assortie d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 1 an. Le procès est programmé pour la mi-mai, et il ne compte pas plaider coupable.
L’accusation laisse rêveur : en refusant d’obtempérer, il aurait empêché le bon travail du douanier. C’est une interprétation extensive de la loi : les douaniers peuvent effectivement mettre leur nez dans les affaires les plus privées des voyageurs, dans leurs valises par exemple. Alors pourquoi pas dans les smartphones ?
