[#CollateralFreedom] Reporters Sans Frontières débloque 9 sites censurés dans leur pays

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Par Elodie le

Dans le cadre de la journée mondiale contre la cybercensure, Reporters Sans Frontières (RSF) et Great Fire lancent l’opération #CollateralFreedom et procèdent au déblocage de 9 sites internet d’information censurés dans 11 pays, les rendant ainsi accessibles depuis le territoire où ils sont interdits. Lever de rideau. Si Internet peut se révéler être un formidable […]

Dans le cadre de la journée mondiale contre la cybercensure, Reporters Sans Frontières (RSF) et Great Fire lancent l’opération #CollateralFreedom et procèdent au déblocage de 9 sites internet d’information censurés dans 11 pays, les rendant ainsi accessibles depuis le territoire où ils sont interdits. Lever de rideau.

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Si Internet peut se révéler être un formidable outil de connaissance et d’ouverture sur le monde, certains régimes préfèrent s’emparer de cet outil pour y exercer contrôle, censure et surveillance. RSF lève le voile sur ces pays dans son rapport annuel sur les ennemis d’Internet.
Parmi les régimes aujourd’hui distingués se trouvent donc la Chine, la Russie, l’Iran, le Vietman ou encore l’Arabie Saoudite, Cuba et le Turkménistan.

Pour contrer la censure en ligne qu’ils appliquent dans leur pays, RSF a choisi de débloquer les sites d’information prohibés en usant de la technique du mirroring, soit, leur duplication par des sites miroirs hébergés hors du territoire sur les serveurs des géants du web, dont Google, Microsoft et Amazon.

« Pour rendre ces dix sites accessibles aux citoyens des pays en question, RSF les a dupliqués et a hébergé chaque copie sur des services d’hébergement informatique dans les nuages tels que Amazon, Microsoft ou Google », explique ainsi RSF.

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capture d’écran – RSF

Pourquoi choisir ces géants du web ?

« Cette opération ne s’appuie pas sur des services que les pays “Ennemis d’Internet” ne peuvent pas censurer, mais sur ceux qu’ils ne veulent pas bloquer. Rendre Amazon ou Microsoft ou n’importe quel fournisseur majeur de service de Cloud Computing inaccessible revient à priver plusieurs milliers d’entreprises de technologies qu’elles utilisent au quotidien. Le coût du blocage de ces “sites miroirs” serait donc économiquement et politiquement très élevé pour les pays Ennemis d’Internet. »

Ces 10 sites miroirs, accessibles en https, sont maintenus grâce à une bande passante qui s’épuise au fur et à mesure de leur fréquentation. RSF incite donc les internautes à contribuer à son financement pour prolonger leur existence. « Un don de 10 € permettra d’obtenir 9 Go de bande passante par site et de prolonger l’opération d’une journée », explique RSF sur son site officiel. Ils peuvent également créer leur propre site miroir et envoyer l’adresse à [email protected]

Les sites miroirs crées par RSF
1. Grani.ru, bloqué en Russie. Miroir : https://gr1.global.ssl.fastly.net/
2. Fergananews.com, bloqué au Kazakhstan, en Ouzbékistan. Miroir : https://fg1.global.ssl.fastly.net/
3. The Tibet Post International, bloqué en Chine. Miroir : https://tp1.global.ssl.fastly.net/
4. Dan Lam Bao, bloqué au Vietnam. Miroir : https://dlb1.global.ssl.fastly.net/
5. Mingjing News, bloqué en Chine. Miroir : https://mn1.global.ssl.fastly.net/news/main.html
6. Hablemos Press, bloqué à Cuba. Miroir : https://hp1.global.ssl.fastly.net/
7. Gooya News, bloqué en Iran. Miroir : https://gn1.global.ssl.fastly.net/
8. Gulf Center for Human Rights, bloqué aux Émirats arabes unis.
Miroir : https://gc1.global.ssl.fastly.net/
9. Bahrain Mirror, bloqué au Bahrein et en Arabie saoudite.
Miroir :https://bahrainmirror.global.ssl.fastly.net/

En 2014, à la même date, à la faveur des révélations d’Edward Snowden, la NSA et le GCHQ étaient récompensés pour leur contribution avec 26 autres institutions.