Facebook et Eutelsat ont l’intention d’apporter Internet à l’Afrique

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Par Henri le

Malgré un fort potentiel, l’Afrique a encore du mal à mettre en place des infrastructures Web solides. Mais Mark Zuckerberg a l’intention d’apporter sa pierre à l’édifice.

Mark Zuckerberg / Crédits : DR
Mark Zuckerberg / Crédits : DR

L’américain Facebook et le français Eutelsat viennent d’annoncer hier le lancement d’un projet visant à développer l’accès à Internet sur le continent africain. Pour ce faire, ils utiliseront la bande passante d’un satellite nommé AMOS-6 qui devrait couvrir une quinzaine de pays comme le Nigéria, le Kenya, le Zimbabwe ou encore l’Éthiopie. Ce dernier devrait se placer en orbite géostationnaire, c’est à 36 000 kilomètres au-dessus de la terre.

Michel de Rosen, le PDG d’Eutelsat s’est réjoui de cette nouvelle, en soulignant que les deux partenaires s’engageaient à « offrir des solutions Internet fiables à des prix avantageux, pour que davantage d’usagers puissent surfer et bénéficier ainsi de l’économie de la connaissance ». L’entrée en service est prévue pour le second trimestre 2016.

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Il est effectivement difficile de ne voir que l’aspect philanthropique de ce projet, tant le potentiel de connectivité africain est énorme. Les deux partenaires se diviseront la clientèle, puisqu’Eutelsat devrait s’occuper en priorité des artisans et PME, alors que Facebook s’intéressera (évidemment) aux particuliers. Une initiative qui s’insère logiquement dans le projet Internet.org, débuté par la firme de Zuckerberg il y a deux ans déjà.

La concurrence risque d’être féroce entre cette offre et celle de SpaceX ou encore OneWeb, mais la présence géostationnaire d’Eutelsat semble être un véritable atout. Le français a déjà 39 satellites en orbite autour du globe.