Obama veut que les États-Unis rallument la flamme de l’innovation

Général

Par Elodie le

Dans son ultime discours sur l’état de l’Union, Barack Obama fait le bilan de ses huit années de présidence et appelle les États-Unis à raviver son esprit d’innovation, que ce soit dans la lutte contre le cancer ou le changement climatique.

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Président des États-Unis d’Amérique pour encore 10 mois – l’élection aura lieu le 8 novembre prochain, pour une entrée en fonction le 20 janvier 2017 – Barack Obama a dressé le bilan de ses deux mandats passés à la Maison Blanche à la tête de la « nation la plus puissance du monde ».

Loin du déclinisme pointé par le camp adverse, Barack Obama s’est voulu résolument optimiste sur l’avenir du pays.

« Je crois au changement parce que je crois aussi en vous le peuple américain. C’est pourquoi je suis devant vous plus confiant que je ne l’ai jamais été sur la force de notre pays. »

Un message à rebours de celui que le milliardaire Donald Trump lui oppose (« Make America great again ») : « Nous sommes la nation la plus puissante du monde. Ça ne se discute même pas. »

Il demande à ce que la « technologie oeuvre pour nous, et non contre nous ». Il se rappelle alors aux bons souvenirs de course à l’espace et à l’innovation entre les États-Unis et l’ex-URSS durant la Guerre Froide :

« Il y a 60 ans, lorsque les Russes nous ont battus pour aller dans l’espace, nous n’avons pas nié Sputnik. Nous n’avons pas argumenté à propos de la science, ou diminué notre budget de R&D, a-t-il déclaré. Nous avons construit un programme spatial presque du jour au lendemain et 12 ans plus tard, nous marchions sur la Lune ». Suscitant ainsi un tonnerre d’applaudissements.

Barack Obama estime qu’avec les moyens mis à la disposition des Américains (Internet ouvert, diplômés, entreprises nouvelles générations, etc.), l’Amérique peut guérir le cancer. Rien de moins.

L’an dernier, le vice-président Biden [dont le fils est mort d’une tumeur au cerveau, NDLR] avait dit que l’Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la Lune. Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner aux scientifiques de l’Institut national de la santé les ressources les plus importantes qu’ils aient eues depuis plus de dix ans. Ce soir, j’annonce un nouvel effort national pour faire ce qu’il faut, a-t-il déclaré. Pour ceux qui nous sont chers et que nous avons perdus, pour les familles que nous pouvons encore sauver, faisons de l’Amérique le pays qui éradique le cancer une fois pour toutes.

Il a ensuite donné sa vision pour accélérer la révolution vertes du pays qui, non seulement diminuera la facture énergétique de nombreux Américains, mais contribuera à générer des emplois mieux rémunérés que la moyenne.

« Pendant ce temps, nous avons réduit nos importations de pétrole étranger(mais pas l’exploitation du gaz de schiste lui opposeront certains, NDLR) de près de 60 %, et réduit la pollution carbone plus que tout autre pays sur terre ».

« Même si la planète n’était pas en jeu, même si 2014 n’avait pas été l’année la plus chaude jamais enregistrée, jusqu’à ce que 2015 s’avère encore plus chaude, pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et de vendre l’énergie du futur ? », a-t-il interrogé.

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