La police invite les hackers à lutter contre le terrorisme lors du « Hackathon Nec Mergitur »

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Par Elodie le

Dans le cadre du Hackathon Nec Mergitur qui se tiendra le week-end prochain, la police invite les pirates de France et de Navarre à les rejoindre pour « renforcer la sécurité dans Paris », notamment en cas d’attentats.

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C’est une première. Du vendredi 15 dès 17h30, au dimanche 17 janvier au soir aura lieu le premier hackathon réunissant hackers, et plus généralement les acteurs du numérique, et forces de l’ordre.

On l’a vu, lors des derniers attentats du 13 novembre, citoyens et forces de l’ordre s’étaient mobilisés pour porter secours aux personnes victimes de ces événements tragiques.

Les réseaux sociaux s’étaient fortement mobilisés, notamment avec le hashtag #PorteOuverte pour recueillir les personnes souhaitant trouver un refuge ou avec le Safety check de Facebook. Des questions sont également apparues : aurait-on pu faire mieux si certains services avaient été imaginés avant ?

C’est de ce constat qu’est né le Hackathon Nec Mergitur. Comme le rapporte RTL, « Après les attentats de novembre, le patron d’un groupe Internet, Jean-François Pillou, a poussé un cri de colère après avoir perdu une ancienne salariée. ‘Pourquoi des start-ups ne pourraient pas révolutionner l’antiterroriste et la gestion de crise ?’ »

Le but est de réunir des acteurs du numérique, aussi bien des « développeur/euse, graphiste, chef/fe de Projet, ergonome, designer/euse ou encore intégrateur/trice, architecte Réseaux/Systèmes, spécialiste Base de données, data scientist, linguiste et communicant(e) », en équipe autour de plusieurs défis lancés par des commissaires de police, des secours de Paris ou des patrons de pompiers.

« Des experts et coaches seront présents sur place pour accompagner les équipes (experts métier, spécialistes des réseaux sociaux, juristes…) », précise le site officiel, mais aussi des responsables de Twitter, Facebook et Google croit savoir RTL.

Pas de gagnant, les « 10 projets seront sélectionnés pour un pitch final en plénière vers 18h devant les hautes autorités publiques en fin de hackathon. »

Comme l’explique Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris, et organisateur du hackathon : « On a voulu volontairement ne pas mettre de récompense. Là, on est dans une démarche citoyenne, on parle de la lutte contre le terrorisme. Nous pensons qu’il y aura des idées nouvelles, toutes n’iront pas au bout, mais on voit bien qu’il y a des choses à inventer, car nous n’en sommes qu’au début ».

C’est le principe même d’un hackathon : mettre des hackers et développeurs aguerris face à des challenges, avec ou sans gain. Lors de la dernière Nuit du hack, Qwant et DenyAll avaient mis aux défis les participants de tester la sécurité de leur système respectif. Il n’avait pas fallu bien longtemps à ces hackers aguerris pour mener à bien leur mission.

Un système gagnant et une occasion de sortir le hacker des clichés qui l’entourent.

Plus d’informations sur http://necmergitur.paris/

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