Microsoft ne financera plus Fairsearch.org, le collectif anti-Google

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Par Elodie le

Redmond a décidé de ne plus soutenir financièrement Fairsearch, qui dénonçait les pratiques abusives du géant californien Google. Pour Microsoft, la mission est accomplie

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Mission accomplie pour Microsoft qui ne voit plus l’utilité de soutenir financièrement fairsearch.org, le groupe qui dénonçait les pratiques anticoncurrentielles et abusives de Google.

Un porte-parole de la société a ainsi confirmé à Re/code : « nous évaluons régulièrement notre participation au sein des organisations de l’industrie et avons décidé de ne pas continuer notre adhésion à FairSearch ».

En 2010, en marge du lancement de l’enquête antitrust de la Commission européenne contre Google, le collectif Fairsearch s’était constitué autour de plusieurs multinationales européenne et américaines : Nokia, Oracle, Tripadvisor, Twenga, Allegro, Expedia, CusCapé, Foundem, adMarketplace et Microsoft.

Après le retrait de Microsoft en décembre 2015, elles ne sont donc plus que 9. Les diverses enquêtes lancées aussi bien en Europe qu’aux États-Unis ont sans doute incité Microsoft à se trouver d’autres chevaux de bataille. Reléguant la campagne « Scroogled » ciblant Google et ses publicités ciblées, au chapitre des souvenirs.

Microsoft a récemment concentré ses efforts sur la protection des données et de la vie privée dans le cadre du Safe Harbor dont la nouvelle version devait être publiée aujourd’hui. Malgré la date limite du 2 février, aucun terrain d’entente n’a été trouvé entre les Etats-Unis et l’Europe concernant cet accord, invalidé par la CJUE en octobre dernier.

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En avril dernier, la Commission européenne a officiellement lancé une enquête à l’encontre de Google pour abus de position dominante dans la recherche avec son comparateur de prix, ce que Tripadvisor et Yelp ont dénoncé encore récemment . Plusieurs firmes membres de Fairsearch font d’ailleurs partie des plaignants auditionnés par la Commission dans le cadre de l’enquête.

Android, le système d’exploitation de Google, est également visé par une enquête en Europe et en Russie, où le régulateur l’accuse d’installer ses propres services sur les terminaux Android et de mettre en avant ses apps dans le menu général.

Aux États-Unis, le régulateur du commerce (FTC) et le ministère de la Justice ont également diligenté une enquête antitrust concernant Android.
Mission hautement accomplie pour Fairsearch, dont l’arrêt des publications coïncide au lancement de l’enquête de la Commission européenne, en avril dernier.

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