Fausses alertes à la bombe dans les lycées, la piste du jeune hacker ?

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Par Elodie le

Vincent L., un jeune homme de 18 ans a été arrêté à Dijon dans le cadre de l’enquête sur menaces et fausses alertes à la bombe lancées contre plusieurs lycées parisiens au début du mois.

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Pendant trois semaines, les lycées ont vécu sous la menace d’alertes à la bombe lancées par des appels anonymes et ont dû être évacués.

Après enquête de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité (OCLCTIC) de la PJ qui est remonté jusqu’à lui grâce à son adresse IP, un jeune homme de 18 ans, élève en terminal, a été interpellé lundi et mis en garde à vue dans les locaux de la sûreté territoriale de Paris.

Tout est parti d’un tweet revendiquant les méfaits postés par « Evacuation Squad », nom derrière lequel se cacherait un collectif de hackers. C’est grâce à ce tweet que les forces de police ont pu remonter jusqu’au jeune homme.

S’il nie toute implication dans l’affaire, il se serait présenté comme un sympathisant d’Anonymous, ce qui n’en fait pas un délinquant pour autant. Son père le décrit comme un « virtuose en informatique », il ne l’identifie pas pour autant comme un hacker : « Ce n’est pas un hacker, un hacker vient pour casser ou pirater, lui c’est un joueur expérimental qui entre dans un système, met un drapeau pour montrer qu’il était là comme un astronaute met un drapeau sur la Lune et il s’en va »

Il a ainsi créé « un serveur [XMPP] qui permet d’anonymiser les envois et de brouiller les pistes, susceptible d’être utilisé par des hackers », rapporte Francetvinfo. Mais « il ne cautionne pas les alertes à la bombe » infondées.
C’est par son serveur qu’aurait transité le tweet revendiquant les appels et par lequel « Evacuation Squad » a anonymisé la messagerie ayant permis la création d’un des comptes du collectif, rapporte Le Monde.

Selon une source policière, « Il refuse de collaborer avec les services techniques de police concernant l’exploitation de son matériel informatique », entièrement chiffré. Le jeune homme est connu des services de police qui l’avaient arrêté l’année dernière dans une affaire de piratage informatique.

Présenté devant un juge, il a été placé sous la statut de témoin assisté mercredi 10 février dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour « complicité de menaces de destruction dangereuses pour les personnes », « complicité de menaces de mort » et « complicité de fausse alerte ». Il a finalement été mis en examen pour un seul chef d’accusation, celui de « refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie », contre les réquisitions du parquet qui souhaitait également sa mise en détention provisoire.

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