
La sonde n’a pas d’équipage et devrait atteindre la planète voisine d’ici le mois d’octobre de cette année. Oui, on a pas encore développé la propulsion photonique. Une fois sur place, elle va analyser les différents gaz, y compris et surtout, le méthane. Celui-ci, dont la présence est déjà avérée, même si elle est 1000 moins forte que sur notre planète, devrait pourtant disparaître sur Mars à cause des rayons du soleil. Ce n’est pas le cas. Ça signifie que quelque-chose doit régulièrement le renouveler.
Paolo Ferri, à la tête des opérations de cette mission chez l’ESA, explique :
Il (le méthane) ne peut pas dépasser les 400 ans. Ce qui signifie qu’il y a soit de l’activité biologique, soit géologique dans cette fenêtre de temps. Quatre-cent ans, ce n’est rien. S’il y a du méthane, ça signifie qu’il y a un processus en cours.

Il est possible que le méthane ait été stocké dans des couches de glace à la surface depuis peut-être des milliards d’années. L’activité atmosphérique en libérerait alors de temps en temps.
Il se peut néanmoins que des micro-organismes sous la surface émettent le gaz. Après tout, les êtres vivants sont la principale source de méthane sur Terre.
La sonde a coûté à l’agence spatiale européenne 1,3 milliard d’euros. Cet argent n’a toutefois pas uniquement été investi dans de l’analyse atmosphérique : le TGO dispose aussi d’une radio fabriquée par la NASA qui devrait pouvoir aider à relayer le signal d’autres sondes autour de Mars.