Proposée par le député socialiste Laurent Granguillaume fin février, l’idée a fait son chemin jusqu’au gouvernement alors que le conflit avec les taxis se poursuit.
Les taxis entament leur deuxième journée d’action à Toulouse, bloquant les axes de circulation menant à l’aéroport de Toulouse-Blagnac et à l’usine Airbus. Le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies a présenté ses propositions pour désamorcer le conflit. Parmi elles, la création d’un fonds de garantie permettant le rachat de certaines licences de taxis.
« Les titulaires d’une autorisation de stationnement (ADS), cessible et acquise à titre onéreux, auront la possibilité, et non l’obligation, de se la faire racheter par l’État à un prix garanti, qui peut différer d’une ADS à l’autre », précise le document remis aux représentants des taxis.
Les indemnisations devraient s’élever à 4,5 milliards d’euros, précise le député PS, médiateur désigné par la 1er ministre dans ce dossier, à BFM Business.
« C’est effectivement le fonds de garantie qui interviendra, et non l’État », a-t-il d’ailleurs tenu à préciser. Fonds qui sera financé par la profession, taxis et VTC compris, sans préciser de quelle manière.
L’objectif est de « sécuriser le parcours professionnel des chauffeurs de taxi en leur garantissant une valorisation minimum de leur autorisation de stationnement (ADS) », tout en « fluidifi[ant] le marché ».
Une fois rachetée, ces ADS seront retirées du marché. « Le montant garanti aura pour référence le prix d’acquisition, corrigé de l’inflation », précise encore le document.