Le FBI réussit à déverrouiller un iPhone sans l’aide d’Apple

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Par Elodie le

La bataille de New York n’aura pas lieu. Opposé à Apple dans une affaire de drogues à New York pour débloquer l’iPhone d’un trafiquant, le FBI a, une nouvelle fois, réussi à déverrouiller un iPhone sans l’aide de la firme à la pomme.

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A nouveau, le FBI abandonne la procédure lancée contre Apple pour la contraindre à accéder aux données chiffrées d’un iPhone en contournant la sécurité du téléphone.

Il y a quelques jours, le FBI révélait que les données recueillies dans l’iPhone 5C de Syed Farook ne contenaient aucune information utile. Le FBI se disait tout de même satisfait de cette aide qui lui aura tout de même coûté la bagatelle d’1,3 million de dollars, révélait le directeur du FBI, James Comey : « À coup sûr, davantage que ce que je vais gagner jusqu’à la fin de ce poste, dans sept ans et quatre mois », expliquait-il concernant la somme acquittée auprès de hackers professionnels. À 15 000 dollars par mois de salaire pour Comey, le calcul est vite fait.

Cette fois-ci, le FBI butait contre l’iPhone d’un trafiquant présumé. Débouté une première fois, le Bureau d’investigation avait fait appel, jugeant « nécessaire » de poursuivre ses efforts pour contraindre Apple et l’industrie tout entière à coopérer avec les autorités lorsqu’elles le requièrent.

Bis repetita. Le FBI a renoncé à la procédure intentée contre Apple après avoir réussi à déverrouiller l’iPhone du suspect. Comment ? « Hier soir, un individu a fourni le code de l’iPhone en question dans cette affaire. Le gouvernement a utilisé ce code et a eu accès à l’iPhone », a indiqué le procureur chargé du dossier dans sa lettre au juge.

Défaite ou victoire pour le FBI ? D’aucuns présagent une nouvelle défaite, le FBI cherchant à créer un précédent pour forcer l’industrie à coopérer.

Ce que la porte-parole du ministère de la Justice, Emily Pierce, a tenu à démentir dans un communiqué : « Comme nous l’avons dit précédemment, ces affaires n’avaient pas pour but de créer un précédent judiciaire, mais de permettre aux autorités d’accéder aux données dans le cadre d’ordonnances judiciaires et de mandats de perquisition ».

Mais le FBI ne manque pas de ressources puisque des dizaines d’iPhone attendent toujours d’être débloqués et qu’il demande l’aide d’Apple et de Google dans plus de 60 dossiers.

La guerre du chiffrement est donc une nouvelle fois reportée mais finira tôt ou tard par gronder.