AdBlock Plus et Flattr veulent que vous financiez vos sites préférés

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Par Malo le

Cette initiative s’appelle Flattr Plus : un système de donations un peu particulier qui permettrait aux internautes de rémunérer les sites qu’ils fréquentent le plus.

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Flattr Plus se présente comme une alternative à la publicité. Il n’y a qu’à voir la vidéo de promotion du service dans laquelle on pensait en apprendre d’avantage. On y comprend en fait une seule chose : « Au revoir, la publicité ».

Flattr Plus est une initiative d’Eyeo (l’entreprise à l’origine d’AdBlock Plus) en partenariat avec l’outil de financement de contenus Flattr. Mais comment ça fonctionne ? L’utilisateur injecte autant d’argent qu’il le souhaite dans Flattr Plus. 15 euros par exemple. En fonction de son engagement sur les différents sites (clics, partage, temps passé sur une page), un algorithme répartit cette somme à la fin du mois entre ceux pour lesquels il s’est le plus engagé. 5 euros seront donc reversés à ce site d’information, 3 à ce blog que vous visitez régulièrement etc.

Afin de recevoir ces donations, les éditeurs devront s’inscrire gratuitement sur Flattr Plus. Tant qu’il ne l’auront pas fait, l’argent récolté pour eux sera laissé de côté. Le système est donc plutôt intéressant puisqu’il souhaite réconcilier les éditeurs de contenu gratuit, qui ont besoin de rentrées d’argent, avec les internautes qui en ont marre de la publicité intrusive. Et qui utilisent donc les bloqueurs de publicité.

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Pourtant, il reste de nombreuses approximations : les données récoltées par l’algorithme concernant l’engagement peuvent être faussées ou contraires à la réalité. On peut citer les sites « click-bait » qui recherchent un maximum de clics. Il est aussi très fréquent de s’absenter un moment et de laisser une page ouverte, ce qui pourra fausser l’algorithme. Enfin, les partages ne reflètent pas forcément ce que lisent les internautes.

Autre obstacle, les éditeurs n’ont aucune garantie sur les sommes récoltées. Tant qu’il ne propose pas un revenu stable, Flattr Plus ne pourra pas s’imposer comme réelle alternative à la publicité, notamment parce qu’il n’inclut pas les médias eux-même dans la réflexion : en effet, ce sont eux qui connaissent les coûts de production et les contraintes.

Le service a été lancé en beta-test hier et devrait être disponible mondialement « à la fin de l’année ».

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