Airbnb va collecter la taxe de séjour dans 20 villes en France

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Par Elodie le

Déjà tenue de collecter la taxe de séjour à Paris et Chamonix, la plateforme de location d’appartement entre particuliers va faire de même dans 18 autres villes en France.

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Depuis octobre dernier et en vertu d’un décret d’application relatif à loi de finances (publié le 31 juillet 2015 au Journal Officiel), tout utilisateur Airbnb doit s’acquitter d’une taxe de séjour d’un montant de 0,83 centime par jour et par personne. Une taxe que la plateforme collecte elle-même et reverse ensuite à la municipalité de Paris et Chamonix.

Dès le 1er août, Airbnb collectera la taxe de séjour dans 18 villes supplémentaires : Aix-en-Provence, Ajaccio, Annecy, Antibes, Avignon, Biarritz, Bordeaux, Cannes, La Rochelle, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Saint-Malo, Strasbourg et Toulouse.

« Nous nous sommes concentrés sur les plus grandes villes de France, explique Nicolas Ferrary, directeur France d’Aibnb, qui quittera ses fonctions cet été. Ces 20 destinations accueillent plus de 50 % des voyageurs d’Airbnb en France ».

D’autres villes sont amenées à venir grossir le panel des villes éligibles. Actuellement, il revient aux propriétaires de collecter puis reverser la taxe de séjour aux municipalités. Mais la démarche s’avère compliquée et cette obligation n’est pas totalement respectée.

Et la faute ne revient pas nécessairement aux propriétaires. Ainsi, l’Express souligne que « Bercy était même censé fournir un fichier aux sites au printemps dernier, mais il se fait toujours attendre ».

La taxe de séjour, dont le montant varie d’une collectivité à l’autre, représente un apport financier conséquent pour ces collectivités, souvent en manque de revenu.

Entre octobre et décembre 2015, Airbnb a ainsi reversé 1,2 million d’euros à la mairie de Paris, première destination de la plateforme avec 60 000 logements, et 40 000 euros ont été collectés à Chamonix sur une période de 5 mois.

« On espère compléter la collecte en 2017, en l’élargissant aux milliers de communes qui collectent la taxe de séjour, et communiqueront leurs informations (montant de la taxe et les périodes de collecte) à l’administration », indique Nicolas Ferrary.

Chez Airbnb, on se dit « ravis de continuer à déployer cette approche entièrement automatisée et simplifiée pour davantage d’hôtes à travers la France ». Critiquée dans certaines villes où elle s’installe – surtout par le secteur hôtelier -, Airbnb a tout intérêt à jouer au bon élève.

Et ce ne sont pas les municipalités qui voient de nouvelles sources de revenus leur parvenir qui vont la contredire.

Pour lutter contre la fraude, la ville de Paris fait la chasse aux locations illégales, c’est-à-dire celles qui vont au-delà des 120 jours de location par an pour une résidence principale. Pour décourager les plus impétueux, la municipalité parisienne souhaiterait rehausser l’amende encourue par les propriétaires de 25 000 à 100 000 euros en cas d’infraction constatée. Elle souhaiterait également pouvoir couper l’accès aux annonces ayant dépassé ce plafond.

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