Des hackers russes piratent l’Agence mondiale antidopage et jettent le trouble sur des athlètes américains de premier plan

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Par Olivier le

Serena Williams se serait-elle dopée ces dernières années ? Le piratage des bases de données de l’Agence mondiale antidopage (AMA) par un groupe de hackers russes, Fancy Bear, jette le trouble sur la championne de tennis.

D’après les documents rendus publics par Fancy Bear, Serena Williams aurait consommé des substances interdites de 2010 à 2015. Elle n’est pas seule : sa sœur, Venus, autre figure incontournable du tennis mondial, en aurait fait de même, ainsi que d’autres sportives américaines de premier plan.

Les hackers annoncent que d’autres vedettes sont concernées sans donner de noms. Ils les gardent sous le coude pour de prochaines révélations qui, si elles s’avéraient, représenteraient un véritable tremblement de terre pour la communauté des sportifs professionnels aux États-Unis.

La Russie derrière l’opération ?

Fancy Bear a agi dans le cadre de l’opération #opolympics, qui vise à démontrer qu’une grande partie des athlètes présents à Rio pour les Jeux olympiques étaient chargés en produits dopants. Ils ont pu subtiliser des fichiers informatiques baptisés Adverse Analytical Findings ; lorsque des tests en laboratoire repèrent des traces de substances interdites, des fichiers sont créés sans pour autant être des preuves formelles de dopage… mais ils peuvent nourrir des soupçons quant à la probité des athlètes.

L’AMA assure de son côté que les sportifs concernés par ce déballage avaient toutes les autorisations pour utiliser les produits en question. On peut sans doute explorer la piste de la vengeance, après que l’Agence chargée de lutter contre le dopage a révélé le dopage à grande échelle de bon nombre d’athlètes russes.

Les spécialistes considèrent Fancy Bear comme un agent travaillant pour l’État russe. Que l’on soupçonne aussi d’être derrière les récentes cyberattaques contre les États-Unis

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