Ubisoft acquiert Ketchapp (2048, ZigZag…), le sulfureux éditeur de jeux mobiles

Par Kocobe le

Le stand Ubisoft de la gamescom 2016 à Cologne
Le stand Ubisoft de la gamescom 2016 à Cologne

Après qu’il s’est fait confisquer Gameloft dans la fructueuse OPA lancée par Vivendi, Ubisoft annonce dans un communiqué le rachat de l’éditeur français Ketchapp. L’éditeur derrière les célèbres 2048, ZigZag, Stack, Stick Hero, Twist et Jelly Jump se targue de 23 millions de téléchargements mensuels et de 700 millions de téléchargements depuis le lancement de son premier jeu en 2014.

Avec cette acquisition dont on ne connaît pas le montant exact, Ubisoft devient de facto le 4e éditeur mobile en termes de nombre de téléchargements. Les cadres du géant français s’en réjouissent, à l’instar de Jean-Michel Detoc, le directeur exécutif d’Ubisoft Mobile.

« Avec Ketchapp, Ubisoft acquiert un éditeur hautement rentable possédant un portfolio de jeux free-to-play pour mobiles à succès. Cette acquisition apporte à Ubisoft l’un des leaders mondiaux de l’édition de jeux mobiles en nombre de téléchargements et lui permet de renforcer son expertise en publicité mobile. »

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Ketchapp, cet éditeur accusé par le passé de piquer les idées des autres

Antoine et Michel Morcos, les frères fondateurs de Ketchapp se sont naturellement réjouits de cette nouvelle.

« Nous sommes ravis de rejoindre Ubisoft et de faire dorénavant partie d’un réseau international d’équipes talentueuses. Nous avons lancé notre société avec l’intention de créer des expériences de jeux captivantes et accessibles et nous sommes impatients de bénéficier de la créativité d’Ubisoft pour enrichir nos titres actuels et futurs. »

La success-story de l’éditeur n’a pourtant pas toujours été rose. En mai 2015, un développeur indépendant du nom de Matt Akins accuse Ketchapp de lui avoir volé le concept de son jeu en l’incitant à le leur envoyer pour des fins de « tests ». La culpabilité de Ketchapp n’a jamais clairement pu être établie dans cette histoire, mais Akins a quand même constitué une liste impressionnante de jeux dont il pense qu’ils ont été copiés par l’éditeur français.

L’affaire reste cependant tristement banale dans un milieu mobile où l’appropriation de concepts existants est malheureusement monnaie courante. Si une telle acquisition a du sens d’un pur point de vue productif, pas certain que cela soit bénéfique pour l’image d’Ubisoft.