Nouveau lancement réussi pour Ariane 5 , qui égale le record d’Ariane 4

Espace

Par Henri le

Cela fait dix ans que la fusée Ariane 5 arpente les cieux, et même un peu plus que ça. Son dernier lancement lui a permis d’égaler un joli record.

Decollage_Schelter Est

Le 5 octobre restera comme un jour marquant dans l’histoire d’Ariane 5 et pour l’Agence Spatiale Européenne. La fusée Ariane 5 a réussi à placer deux nouveaux satellites de télécommunications en orbite depuis le site de Kourou, en Guyane. C’est déjà le 5e lancement réussi du modèle pour l’année 2016.

Un exploit qui lui permet d’égaler le record de sa grande sœur Ariane 4 établi en 2003 avec 74 vols.

Un lancement sans encombres

Le premier satellite était destiné à l’Australie, le second à l’Inde. Ils ont tous deux été placés en orbite géostationnaire seulement 32 minutes après le tir depuis le Centre spatial guyanais (CSG).

Une réussite qui a permis de contribuer au développement de la future Ariane 6, comme l’a indiqué Airbus Safran Launchers, spécialisé dans les lanceurs spatiaux civils et militaires. Alain Charmeau, son PDG, ne s’en est d’ailleurs pas caché.

« Ariane 5, qui restera en service jusqu’à la pleine capacité opérationnelle du lanceur Ariane 6 en 2023, aura à cœur d’établir encore de nombreux records de fiabilité et de performance, en attendant la mise en service d’Ariane 6 dont le 1er vol est prévu en 2020 »

Décollage VA231, le 05/10/2016 - Schelter Nord.

Un meilleur internet pour l’Australie

Le Sky Muster TM II, à destination de l’Australie, permettra l’extension du réseau Internet à haut débit pour tout le pays, mais également aux iles Norfolk, Christmas, Macquarie et Cocos.

Une initiative qui permettra la réduction de la fracture numérique de ce pays gigantesque, notamment dans les zones rurales. Son homologue indien devrait, lui, proposer ses services de télécommunications pendant une douzaine d’années.

Stephane Israël, PDG d’Ariane Space, en a profité pour rappeler que ce type de missions comportait de nombreux risques, en faisant référence à la récente explosion du Falcon 9 de SpaceX.

« Cela nous rappelle que nous faisons un métier où il y a des risques très importants et aussi que la qualité et la fiabilité ont un coût. […] Notre compétiteur prend des risques que nous ne prenons pas »