Qu’emporteriez-vous dans l’espace ? Vos réponses peuvent aider la recherche

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Par Elodie le

Vous partez demain pour un voyage de plusieurs semaines dans l’espace, qu’emporteriez-vous ? Pas de mauvaises réponses, mais une aide certaine pour la recherche scientifique.

Interstellar
Interstellar

Si une colonisation de Mars n’est pas pour demain, le tourisme spatial fait de grandes avancées, notamment grâce à des entreprises privées comme celle de Richard Branson, avec Virgin Galactic, ou la société Space X, la société d’Elon Musk.

Dans un premier temps, il vous en coûtera certainement quelques milliers d’euros (200 000 dollars pour Virgin Group) avant de voir le secteur se démocratiser.

Des objets et des hommes

Et si la plupart des personnes savent ce qu’elles emporteraient sur une île déserte, compléter sa valise pour un voyage dans l’espace de plusieurs jours, voire semaines, est une autre affaire.

Pourtant, en répondant à cette question vous pourriez aider la recherche européenne. Charlotte Poupon est designer industriel, mais aussi chercheuse et géographe. Pour sa thèse de doctorat à l’ENSCI, elle étudie les effets du confinement consenti dans le cadre de missions en environnement extrême (sous-marin, polaire, spatial) « afin d’approcher l’essence même des besoins humains en termes d’habitabilité, mais également les moyens de [la] renforcer ».

Dans ce cadre, elle a eu le privilège de plonger quelques jours à bord du sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale, L’Émeraude, de partir en expédition en Antarctique ou d’être Station Leader d’une rotation de deux semaines de la Mars Desert Research Station de la Mars Society, dans le désert de l’Utah, aux États-Unis. Rien de moins.

1,5 kg d’effets personnels dans une boite à chaussure

Après plus de 10 ans de travaux, elle s’intéresse tout particulièrement « au bien-être lors des vols spatiaux dans le cadre des futures missions de longues durées, qui conduiront peut-être l’Homme sur Mars ».

Aujourd’hui, doctorante en géographie à l’Université d’Artois (Arras) et en neurosciences à l’Institut de recherche biomédicale des Armées (IRBA), le Centre national d’études spatiales (CNES) s’est associé à son projet.

Avec « Ma valise pour l’espace » et à quelques jours du départ de Thomas Pesquet, prochain français à s’envoler vers l’ISS ( Station spatiale internationale), le CNES invite toute personne à composer sa valise pour l’espace en s’imposant les réelles contraintes de poids et de taille des spationautes : 1,5 kg d’effets personnels tenant dans une boite à chaussure. Ni plus, ni moins !

Faire aujourd’hui pour prévoir demain

Les objets sélectionnés et les raisons invoquées pour les choisir eux plutôt que d’autres sont très importants. En effet, ils constituent une « coquille symbolique » renforçant notre ancrage aux lieux que nous traversons. Comprendre la coquille de l’homme aujourd’hui, pourrait permettre de comprendre quelle sera celle de l’astronaute demain.

Pour participer à l’aventure, il vous suffit de remplir le formulaire sur la page du CNES dédiée à cet effet en expliquant bien pourquoi vous choisissez chaque objet.

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