Préparez-vous à dire adieu aux cabines téléphoniques et annuaires papiers

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Par Elodie le

Les derniers vestiges d’une époque bientôt révolue vont tirer leur révérence dans les prochaines années. Un décret paru au Journal officiel la semaine dernière acte la fin prochaine des cabines téléphoniques et des annuaires téléphoniques sous format papier, dont l’usage est devenu anecdotique.

Crédit photo : Sascha Kohlmann
Crédit photo : Sascha Kohlmann

Autrefois considérées comme un service universel pesant sur les opérateurs les cabines téléphoniques sont vouées à disparaitre, tel que l’a prévu la loi Macron en 2015.

Le décret publié la semaine dernière au JO supprime du code des postes et des communications électroniques l’obligation pour Orange de participer au financement de ces publiphones dont l’usage est en baisse constante.

De même, l’annuaire universel imprimé ne sera plus fourni. À ce titre, les Pages Blanches ne sont déjà plus distribuées dans certains départements. Seules les Pages Jaunes devraient survivre tant que leur distribution restera rentable (le service dépend en fait aujourd’hui d’une entreprise privée : Solocal).

Un usage devenu anecdotique

« En prenant acte de la substituabilité des formes imprimée et électronique de l’annuaire, la loi est venue adapter le service universel […] à l’évolution des usages et va dans le sens d’une modernisation de ce dernier », a indiqué l’Arcep en février dernier

La construction et l’entretien du réseau des publiphones est devenu trop couteux par rapport à son utilisation réelle par la population : « Fin 2015, le trafic des publiphones devrait ainsi représenter moins de 1 % du trafic observé pour l’année 2000, et plus de 40 % des cabines téléphoniques implantées sur le territoire n’enregistrent aujourd’hui aucun trafic », précise encore le régulateur.

Couverture obligatoire des zones blanches

Les cabines téléphoniques restent parfois le seul moyen de communication dans les zones rurales et/ou blanches où la couverture mobile est faible, voire inexistante. Cette suppression devra donc être garantie par l’arrivée d’une couverture réseau digne de ce nom.

En 2015, le gouvernement et les opérateurs ont signé un accord sur la couverture des territoires : les communes (elles étaient au nombre de 160) ne disposant d’aucun service téléphonique devaient être couvertes en 2G d’ici fin 2016 et en 3G pour 2 200 communes d’ici fin 2017. Si le plan a pris du retard sur la 2G, 99 % de ces communes sont aujourd’hui couvertes. Toutefois, Orange assure que les zones concernées seront prévenues d’éventuels démantèlements et l’opérateur s’engage à conserver ces équipements dans les zones non couvertes.

Enfin, le décret prévoit notamment d’abaisser la contribution des opérateurs au financement du service universel, qui est indexé au chiffre d’affaires des opérateurs. Désormais l’abattement prévu est de 100 millions d’euros, contre 5 millions auparavant, excluant ainsi une bonne partie des petits opérateurs qui ne participeront plus au financement du réseau téléphonie.