Lucy continue de fasciner le monde scientifique, qui n’a eu de cesse de l’étudier depuis sa découverte le 24 novembre 1974. Mais les amateurs du monde entier vont eux aussi pouvoir se pencher avec attention sur le squelette du fameux australopithèque.
Une main tendue aux passionnés
Une équipe de scientifiques américains vient en effet de publier les fichiers tomodensitométriques (scanographiques) de certaines parties du squelette. Il est ainsi possible de mieux observer le fémur, l’humérus, l’omoplate et le tibia de Lucy, et de les recréer avec une imprimante 3D. La mise en open-source de ces fichiers a été décidée avec l’autorisation de l’Éthiopie, où Lucy fut découverte. Pour se les procurer, il faudra remplir une demande en ligne spécifique.
Ouvrir de nouvelles pistes
Le partage de ces données pourrait permettre de récolter d’autres points de vue concernant le décès de cette dernière. Une des causes probables encore débattues serait la mort accidentelle de Lucy, après une chute d’un arbre. C’est en tout cas ce qu’avait expliqué une équipe de chercheurs dans la revue Nature, ce qui avait provoqué de vives réactions dans la communauté scientifique.

Grâce à cette mise en ligne, ils vont pouvoir consulter les avis provenant du web, et de nombreux spécialistes et passionnés de fossiles. C’est bien sûr une merveilleuse occasion pour certains professeurs d’explorer plus en détails ce mystère avec leurs étudiants. D’autres y verront un beau moyen de mieux comprendre la nature même de ce type de recherche.
« La science devient beaucoup plus réelle pour les étudiants quand ils peuvent manipuler quelque chose », souligne John Mead, professeur de science à la St. Marks School of Texas (via Ars Technica). Cette mise en ligne soulève pourtant des questions chez certains chercheurs. Ces fichiers pourraient aisément être piratés à des fins commerciales par des revendeurs de faux fossiles.


