Et si on attachait un brouilleur WiFi aux cybercriminels ?

Sur le web

Par Jules le

Pour lutter contre la cybercriminalité, un officier de police britannique propose de coller un brouilleur de WiFi à tous les contrevenants. Une idée difficilement applicable selon certains.

matrix

L’essor des nouvelles technologies ces 20 dernières années entraîne celui de la cybercriminalité. Si les pirates sont magnifiés à travers des séries ou des films comme Mr.Robot ou Hacker, la plupart de leurs activités sur le web restent illégales. Pour tenter d’endiguer cette menace, Gavin Thomas, président de l’Association des chefs de la police d’Angleterre et des Pays de Galles, a proposé une solution simple : attacher un brouilleur de WiFi aux cybercriminels pour une durée déterminée afin de les empêcher de se connecter à Internet.

«Nous devons arrêter d’appliquer des peines du XIXe siècle pour des crimes du XXIe siècle», explique Gavin Thomas au Telegraph. «Garder quelqu’un en prison coûte 38 000 livres (43 731 euros) par an, et si vous regardez les statistiques concernant les courtes peines de prison, le taux de récidives est particulièrement haut.»

À tout problème sa solution

Cette solution qui semble simple est pourtant bien complexe à appliquer. Interrogé par le Guardian, Cal Leming, consultant en sécurité, avance qu’il est facile de détourner les appareils de brouillage. D’autant que le cybercriminel n’a qu’à se servir d’un câble Ethernet pour se connecter au web. Pour Darren Martyn, lui aussi consultant, l’utilisation d’un brouilleur pourrait également impacter les personnes se trouvant près du criminel, et donc à portée de la zone de brouillage.

Selon Mary Aiken, professeur en cyberpsychologie à l’Université de Dublin, le meilleur moyen de lutter contre la cybercriminalité passe par l’éducation. Pour elle, il faut une «réévaluation de l’impact de la technologie sur la jeunesse». Mary Aiken milite pour la mise en place de programme éducatif permettant de mieux sensibiliser les jeunes au numérique et d’accroitre leurs compétences.

2 réponses à “Et si on attachait un brouilleur WiFi aux cybercriminels ?”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *