Se déplacer en taxi-drone autonome sera une réalité dès l’été prochain à Dubaï

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Par Gaël Weiss le

La ville de Dubaï vient de faire une annonce surprenante. À partir du mois de juillet prochain, la plus grande ville des Émirats arabes unis proposera à ses visiteurs de se déplacer à bord des Ehang 184, des drones-hélicoptères autonomes capables d’embarquer un passager.

Mattar al-Tayer, le responsable de l’Agence des transports de la ville de Dubaï a annoncé que dès le mois de juillet prochain, la ville sera équipée de Ehang 184 afin de permettre à ses visiteurs de se déplacer d’un point à l’autre de la ville par la voie des airs. Ce dispositif de drones-taxis autonome est plutôt impressionnant : les passagers monteront dans les drones à une station puis pourront ensuite utiliser la tablette présente à l’intérieur du drone pour se rendre à un point prédéfini de la ville. Une fois la destination choisie, ils n’auront plus qu’à admirer le paysage et attendre d’arriver, puisque le drone sera piloté de façon autonome et connecté à Internet en 4G.

Objectif : 25 % des trajets en transport en commun réalisés par des véhicules autonomes

Les drones choisis pour servir de taxis autonomes sont déjà bien connus puisqu’il s’agit de Ehang 184. Selon le communiqué de presse de la ville de Dubaï, ils sont capables de transporter des personnes pesant jusqu’à 100 kg (avec un petit sac) et peuvent parcourir 30 km. Conçu par la marque chinoise Ehang, le Ehang 184 avait déjà été présenté une première fois lors du CES 2016, alors sous forme de prototype. À l’époque, l’appareil montré n’était toutefois pas fonctionnel. Il faut croire que la marque a eu le temps de l’améliorer et surtout de garantir la sécurité de ses passagers.

On n’en sait pas plus à propos de ce futur dispositif de drones-taxis autonomes. On ne sait pas encore combien de drones seront disponibles, ni leur tarif et encore moins leur location. Ils s’inscrivent en tout cas dans la politique du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le gouverneur de Dubaï, pour faire en sorte qu’un quart des trajets en transport public soit réalisé par des véhicules autonomes. À ce titre, Dubaï dispose déjà d’une flotte de navettes autonomes (françaises) à proximité de la tour Burj Khalifa (le plus haut gratte-ciel du monde) avec les EZ10 et s’intéresse de très près à Hyperloop. Autant dire que Dubaï va bientôt devenir le paradis des véhicules autonomes.

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