[Impressions] Lego Worlds, fétichisme pour constructeur en herbe

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Par Jules le

Loin des jeux Lego Star Wars, Lego Indiana Jones ou encore Lego Jurassic Park, Lego Worlds veut redonner aux joueurs l’essence même de la célèbre marque de jouet, à savoir, le goût de la construction. Alors, pari réussi ?

En voilà une fâcheuse situation. Alors qu’il bullait tranquillement dans l’espace, un astronaute se retrouve pris dans une pluie d’astéroïdes. Manque de bol, la caillasse spatiale détruit les ailes de son vaisseau et précipite l’aéronef ainsi que notre héros vers un monde inconnu, non sans avoir pulvérisé au passage un tracteur spatial transportant des poules. Heureusement, notre valeureux spationaute survit à son passage dans l’atmosphère et à son atterrissage musclé, avant de découvrir que la planète sur laquelle il s’est échoué est peuplée de pirates.

Normalement, à ce stade de lecture de l’article, vous commencez à vous demander si nous ne sommes pas en train de vous résumer notre dernier trip sous acide. Eh bien non, il s’agit des premières minutes de Lego Worlds. Oui, ce qu’on a omis de vous dire, c’est que le cosmonaute-aventurier est un fier représentant de la gamme de jouets danoise. Il peut donc rester dans l’espace sans air, traverser la mésosphère sans prendre feu et s’écraser sans subir le moindre dégât.

Brique à braquer

Quoi qu’il en soit, après presque deux ans d’accès anticipé sur Steam, l’open-world de TT Games arrivera enfin le 8 mars prochain… sur console. On contrôle donc, à la troisième personne, un astronaute qui part en quête de briques dorées pour réparer et alimenter son vaisseau afin voyager de monde en monde, et accessoirement, de devenir maître-bâtisseur.

Et si vous êtes tenté par la comparaison avec Minecraft, retenez-vous, Lego Worlds n’a que peu de points communs avec le titre de Microsoft. En effet, ici pas de crafting (au sens « deux bouts de bois et une pierre forment une pioche ») ni de minage, mais de la construction et surtout, de la découverte.

Pour récupérer les précieux artefacts, notre héros va devoir accomplir plusieurs quêtes fournies par les PNJ locaux. Sur le monde pirate, par exemple, un forban peut vous demander de supprimer les ronces qui gênent l’accès à un coffre, alors qu’un autre flibustier espère que vous allez l’aider à enfermer des animaux dans un enclos.

Les bâtisseurs de l’extrême

Pour ce faire, le joueur va accéder à son premier outil : l’analyseur. Comme son nom le laisse entendre, il permet de scanner son environnement, que ce soit la faune, la flore, des constructions ou encore certains personnages. Autant vous dire tout de suite que vous allez passer votre temps à analyser tout ce qui bouge (et ce qui ne bouge pas).
Une fois l’objet de son choix scanné, ce dernier est enregistré dans une base de donnée, ce qui permet au joueur de le faire apparaître à sa guise sur la zone de jeu, ou au contraire de le supprimer (dans le cas des ronces citées plus haut). Qui plus est, l’analyseur offre l’accès aux briques « classiques », ce qui donne au joueur la possibilité de construire ses propres créations.

Lorsque le nombre de briques dorées requises est atteint, notre vaillant cosmonaute peut embarquer pour un autre monde sensiblement plus vaste, avec pour thème la préhistoire, et débloquer un accessoire supplémentaire : l’outil de paysagisme. Cet instrument, presque aussi indispensable que l’analyseur, vous offre la possibilité de niveler le terrain, de créer des collines ou des gouffres. Parfait pour remplir une nouvelle série de quêtes, partir pour une nouvelle planète, y découvrir un nouvel outil et recommencer.

Malheureusement pour ceux qui veulent laisser libre cours à leur imagination dès le début, ils seront obligés de progresser dans l’histoire pour débloquer un maximum d’outils. Mais leur persévérance finira par payer puisqu’une fois passé un certain niveau, les joueurs pourront créer leurs propres mondes. D’autant que Lego Worlds propose un mode coopératif local à deux joueurs des plus agréables, à défaut d’offrir un multijoueur en ligne (qui devrait arriver plus tard dans l’année). Si les objectifs peuvent être remplis indépendamment les uns des autres, l’aventure peut vite virer à l’anarchie lorsque votre partenaire nivelle « sans faire exprès » la maison que vous avez mis 30 minutes à ériger.

Somme toute sympathique, Lego Worlds est avant tout un porno ludique pour LEGOphile. Il n’empêche que Lego Worlds apporte une bouffée d’air frais dans le catalogue du studio de développement qui a passé ces douze dernières années à adapter des licences cinématographiques en jeux vidéo Lego.

Lego Worlds, disponible à partir du 8 mars sur PS4 et Xbox One (et à une date indéterminé sur Switch)