La NASA teste son rover martien dans un des pires déserts du monde

Science

Par Henri le

Les véhicules de la NASA ne partent pas sur Mars sans avoir passé une incroyable batterie de tests. Ça tombe bien, la nature offre des conditions idéales pour s’entraîner.

Crédits : NASA

L’agence spatiale américaine a déjà réussi à envoyer des rovers sur Mars, mais cela ne veut pas dire que chaque nouveau lancement n’est pas un défi. Ces véhicules bardés de technologie ont en effet permis d’en savoir énormément sur la planète rouge. Les chercheurs ont donc envie de maximiser leurs futures missions.

Un endroit idéal

La Nasa a donc choisi le désert d’Atacama au Chili pour mener des tests sur le KREX-2, leur nouveau rover. Ce dernier est le plus aride du monde et dispose en effet de conditions très proche de celle de Mars. Idéal pour essayer la perceuse de deux mètres dont sera équipé l’appareil.

Crédits : ESA

Avec l’aide d’un bras robotique et de trois capteurs, le rover pourra percer et analyser la terre à la recherche des 512 composants pouvant présenter des traces de vie.

« Le projet vise à démontrer que l’exploration, le perçage et la détection de la vie peuvent se faire ensemble, avec l’objectif de prouver la faisabilité technique et l’intérêt scientifique d’une mission de recherche de vie sur Mars. »

Le choix s’est porté sur ce désert, car l’équipe de 35 scientifiques et ingénieurs a noté que la zone est exposée à un environnement extrêmement sec et un puissant rayonnement ultraviolet depuis plus de dix millions d’années.

Chercher une réponse dans le sol

Les formes de vie qui s’y sont développées sont donc habituées à se cacher dans le sol, ce qui pourrait être le cas des potentielles formes de vie sur Mars.

Au-dessus: NASA/JPL-Caltech/MSSS. Edit by Jason Major. En bas : ESO/G. Hudepohl on Flickr.

Il va falloir prévoir la crème solaire puisque les tests devraient durer jusqu’en 2019, même s’il s’agit d’une mission par an. Le KREX -2 ne cesse d’ailleurs de s’étoffer puisque le Jet Propulsion Laboratory vient d’y ajouter un analyseur microfluidique qui permet d’identifier des acides aminés dans une dose infime de liquide. Il faudra attendre encore une année pour que le véhicule puisse transporter l’intégralité de cet incroyable laboratoire sur son dos.